Crépy-en-Valois

Histoire de Crépy-en-Valois

Crépy-en-Valois est une commune française du département de l’Oise, en région Hauts-de-France, qui compte environ 14 217 habitants. Située à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Paris, la ville est le chef-lieu historique du Valois, région naturelle qui s’étend sur l’Oise et l’Aisne. Le toponyme est attesté dès le haut Moyen Âge sous les formes Crispeium in Valesia, Crispiacus, Crispinacum et Crispeiacum, avant les graphies plus tardives Crespy, Crépi puis Crépy. Une occupation gallo-romaine est suggérée dans les environs, mais aucun vestige n’a été identifié sur le site même de la ville actuelle.

À partir du Xe siècle, Crépy devient la résidence des comtes de Valois, puissants vassaux des rois de France. Le comté reste dans cette mouvance jusqu’en 1213, date à laquelle il est intégré au domaine royal. Donné en apanage, le Valois revient ensuite à Louis d’Orléans, qui le transforme en duché. Aux XIIe et XIIIe siècles, le château et le bourg castral se développent grâce à la situation de la cité sur l’une des routes commerciales reliant la Flandre aux foires de Champagne. La guerre de Cent Ans frappe la ville: vers 1430, le château primitif est assiégé depuis le « Donjon » voisin, dont il était probablement séparé par un fossé. La chapelle attenante à ce Donjon est utilisée comme position de tir, des canons étant disposés dans ses fenêtres pour battre le château.

Dès le XVIe siècle, les rois de France lui préfèrent Villers-Cotterêts, et Crépy connaît un déclin lent qui se prolonge jusqu’à la Révolution française. Sous celle-ci, la société populaire de Crépy se distingue par son activité, et la ville est élevée au rang de chef-lieu de district de 1790 à 1795. Au XIXe siècle, la commune retrouve une vitalité économique et connaît un essor sous l’ère du maire Gustave Chopinet (1888-1918). Les querelles religieuses s’invitent toutefois en politique: en 1902, le conseil municipal divisé est dissous par le conseil des ministres.

La Première Guerre mondiale marque profondément la ville. Gustave Chopinet est pris en otage par les Allemands lors de l’invasion, fait qui lui vaudra la Légion d’honneur en 1917. Crépy souffre des bombardements de 1918, qui détruisent en partie l’usine de meubles Clair, mais sort de la guerre avec des destructions modérées et la croix de guerre 1914-1918. L’entre-deux-guerres voit la cherté de la vie et une crise du logement aiguë: sous l’impulsion du maire Jean Vassal (1919-1953) sont édifiées les premières habitations à bon marché. Maintenu par le régime de Vichy, Vassal est déposé par les FFI locaux en septembre 1944 avant d’être confirmé par le préfet gaulliste Yves Pérony, puis exclu de la SFIO en novembre 1944; il rejoint le RPF en 1948.

Sous la mandature du docteur Michel Dupuy, élu en 1953, la population croît fortement jusqu’à son départ en 1995. La ville se dote d’équipements et accueille en 1976 le premier festival national consacré au mouvement punk, avec des groupes comme les Stinky Toys et Angel Face. La mémoire collective reste marquée par l’accident d’autoroute du 31 juillet 1982 sur l’A6 à hauteur de Merceuil, près de Beaune: deux cars transportant des enfants vers une colonie de vacances en Savoie sont accidentés; cet accident, l’un des plus meurtriers de France, fit de nombreuses victimes, dont plusieurs originaires de Crépy ou de ses environs.

Patrimoine religieux de Crépy-en-Valois

La ville compte treize monuments historiques, dont deux classés et onze inscrits, témoignage de la densité de son passé médiéval et moderne. Un quatorzième édifice, une maison ancienne située rue Nationale et inscrite par arrêté du 8 mai 1933, a été détruit pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce patrimoine illustre l’histoire d’une cité où coexistent traces de l’organisation comtale, vestiges castraux et architecture civile des époques classique et moderne.

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Population

14.217 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Oise
(60)

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