Crépy
Histoire de Crépy
Crépy est une commune de Aisne, en Hauts-de-France, qui compte 1 803 habitants. Crépy est issu de l’anthroponyme latin Crispus (« Le Frisé »), suivi du suffixe -acum désignant l’appartenance d’un domaine à un homme.
Le site de Crépy est d’origine très ancienne: une hache celtique en silex a été trouvée dans la montagne de Crépy et la présence des Mérovingiens est acquise. Crépy, site défensif gallo-romain, était probablement un vicus (petit bourg) dès le. Au, la ville était propriété des moines de Saint-Vincent de Laon puis de ceux de Saint-Jean de la même ville, et enfin des rois de France qui la gardèrent jusqu’en 1780. Crépy a été érigée en commune en 1184 sous le règne de Philippe Auguste. Elle compte parmi celles qui porteront assistance au roi lors de la bataille de Bouvines. Le sceau de la commune de Crépy-en-Laonnois était de forme ovale, il représentait saint Pierre assis et tenant un livre à senestre et à dextre deux clés adossées, on voyait à contre-scel une main tenant également deux clés adossées; on lisait l’inscription suivante: « Claves Beati Petri ».
Un traité de paix, la trêve de Crépy-en-Laonnois, y fut signé entre Charles Quint et François en 1544. La ville a été concernée par de nombreux conflits armés, et a été prise par les Anglais en 1373, les Bourguignons, puis les Armagnacs en 1418, les Bourguignons de nouveau en 1420, les calvinistes en 1568, les Ligueurs en 1590 L’exploitation des actes d’état civil numérisés des Archives départementales de Crépy de 1805 à 1905 donne un bon aperçu sur l’ensemble des activités de la commune. Sur la période étudiée, la population est majoritairement constituée de manouvriers et d’ouvriers sans que les informations données dans les actes nous fournissent un éclairage précis sur les secteurs d’activités dans lesquels ils travaillent. Il apparaît, au regard des indications portées sur les actes, que l’on peut distinguer plusieurs dominantes de la vie économique de la commune sur cette période. Jusqu’aux années 1860, le vignoble a marqué l’activité avec ses métiers dérivés (tonneliers, cerceliers, marchand de vins, vinaigriers.) parallèlement à l’élevage avec ses bergers, pâtres, proyers et bouviers, à la culture sur des exploitations aux mains de quelques familles de propriétaires, au textile avec ses mulquiniers, drapiers, tailleurs d’habits, couturières et autres activités dérivées, ainsi qu’à l’exploitation de la forêt, avec bûcherons et scieurs de long et l’exploitation des carrières avec ses chaufourniers, cribleurs et casseurs de grès.
Si ces secteurs d’activité économique, à l’exception du vignoble, ont perduré, l’activité a ensuite été marquée par la fabrique de sucre et le Chemin de Fer du Nord. Sur l’ensemble de la période l’armée est également très présente bien que les régiments d’Infanterie soient stationnés sur La Fère. Il apparaît également que la commune était dotée de nombreux services administratifs (Contributions indirectes, Poste et Télégraphe.) et de santé (chirurgiens, officiers de santé, sages-femmes, pharmaciens), et que de nombreux artisans et commerçants avaient pignon sur rue. Par ailleurs la commune était au centre d’une activité particulière pour bon nombre de foyers, à savoir celle qui consistait à accueillir en nourrice des enfants abandonnés en provenance des Hospices de Paris et de Laon.