Criquetot-l'Esneval
Histoire de Criquetot-l’Esneval
Criquetot-l’Esneval est une commune de Seine-Maritime, en Normandie, qui compte 2 567 habitants. Le nom de la localité est attesté sous la forme Criketot en 1195, Criketot le Vennesval en 1198, Criquetot l’Esneval en 1396 (Archives départementales de la Seine-Maritime, Tab. Il s’agit d’un type toponymique médiéval issu de l’ancien scandinave et composé des éléments kirkja « église ». Cependant, les formes les plus anciennes relevées au Moyen Âge, à savoir: In Criketot le Vennesval, 1198; Apud Criquetot, assensu domini mei R.
de Wesneval, sans date et Criquetot dom. Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de La Hauteur.
Le bourg de Criquetot-l’Esneval se trouve au point de rencontre de routes d’importances diverses: chemin de grande communication de Lillebonne à Antifer, de Tancarville à Étretat, d’Octeville à Fécamp. Ces voies ont toutes et, en particulier la dernière citée, des origines fort anciennes. La voie romaine joignant Harfleur à Fécamp passait non loin du tumulus situé au centre du bourg et ce seul fait permet de supposer comment est né le village et comment il a grandi. La région où se trouve Criquetot était une zone de passage des échanges entre ce qui est l’Angleterre et le Sud de la Gaule, avec une industrie du bronze sur les rives de la Seine à Sandouville. L’étain venait par mer dans les ports d’Étretat et d’Yport, puis gagnait la Seine par portage au travers du plateau. Le village de Criquetot se trouvait bien près de l’un de ces sentiers et a pu être un lieu étape ou de refuge pour les marchands, et point de surveillance, étant donné l’altitude du lieu.
la présence de l’homme à Criquetot-l’Esneval remonte à la Préhistoire; la mise au jour de haches en pierre polie entre le manoir de Mondeville et la ferme de l’Écluse, de haches en bronze dans cette même partie de la commune, indique d’une manière certaine le passage d’humains et, probablement, leur séjour sur le territoire. Une fouille archéologique au lieu-dit le Beuzebosc qui a donné des résultats très modestes, a cependant révélé une occupation (au sens archéologique) rurale gauloises et antiques dont le cœur peut se situer hors de l’emprise étudiée. Le plus ancien monument, appelé « chasteau » est la motte de terre toujours visible dans le jardin de monsieur Golain, du journal de Criquetot. Cette butte de terre de construction artificielle constituait l’un des nombreux postes de surveillance militaire, destinés à protéger les voies de communication. Louis XI édifie le marché du village en 1476, Charles IX séjourne en 1563 au camp d’Azelonde, venant assiéger le Havre alors occupé par les Anglais. La région est un important foyer protestant durant le.
Criquetot est le centre de la baronnie jusqu’au. Le château a été édifié au début du par la famille de Prunelay, au moment où le domaine a été détaché de la baronnie d’Esneval. Les seigneurs de Criquetot y résident jusqu’en 1789. De 1606 à 1654, le patronage de Criquetot est aux mains de Claude de Prunelay. Maximilien Dastron est le dernier seigneur de Criquetot-l’Esneval, seul héritier des terres de ses aïeux, de 1762 à 1789, date à laquelle il dut partir à la Révolution, pour mourir à Rouen en 1806. L’Empire établit une brigade de gendarmerie de cinq hommes à pied en 1804 dont demeure l’ancien siège de la gendarmerie.
Jean-Baptiste Maximilien Fiquet, notaire et maire de Criquetot presque sans interruption entre 1833 et 1854, entreprend de faire édifier une mairie servant aussi de tribunal à la justice de paix. Il se substitue à la commune en finançant personnellement la construction de ce bâtiment, achevé en 1839, face à la halle au blé et à la porte de l’ancien manoir seigneurial.