Crozon

Histoire de Crozon

Crozon est une commune de Finistère, en Bretagne, qui compte 7 321 habitants. Le nom breton de la commune est Kraozon (Kraon correspond à la prononciation locale). Le toponyme provient probablement du celtique [*cravo], « lieu pierreux ».

En 1162, Crozon est signalée sous la forme Crahaudon, composée de cravo (lieu pierreux en celtique) et de dunon (colline fortifiée en gaulois), signifiant littéralement « colline pierreuse fortifiée ».

Durant la Préhistoire, les populations locales ont édifié plusieurs ensembles mégalithiques d’importance (Landaoudec, Ménesguen), désormais détruits ou dont des fouilles sont en cours. Il en est de même de plusieurs alignements mégalithiques (alignement de Lostmarc’h, menhirs de Raguenez), menhirs et dolmens. Le dolmen de Rostudel est le seul dolmen conservé en assez bon état de toute la commune. Le premier crâne préhistorique trépané trouvé en France le fut en 1843 à Lostmarc’h lors des fouilles, dirigées par le chevalier de Fréminville, d’un cimetière renfermant des dizaines de squelettes exhumés à la suite d’une tempête. La construction de l’éperon barré de Kastell Lostmarc’h et celle de l’énigmatique site de Ty-ar-C’huré sont datées de l’âge du fer (vers 500 ).

Deux statuettes en bronze représentant l’une un cheval, l’autre un bovidé, probablement d’origine gallo-romaine, ont été trouvées en 1931 à Saint-Fiacre. En février 1843, à la suite des déplacements de sable provoqués par les ouragans du mois de janvier, qui avaient engloutis partiellement les hameaux de la Palue, Lesteven et Brégoulou, des ossements humains, ainsi que deux médailles d’époque romaine, furent trouvés dans les dunes situées en bordure de la plage de la Palue, à proximité de l’ancien camp romain situé à proximité à Lostmarc’h. Une voie romaine venant de Vorganium passait par la chapelle de Lospars en Châteaulin, Dinéault, au sud d’Argol, Crozon et la chaussée de l’anse du Kerloc’h pour parvenir à Camaret. Trois voies romaines principales semblent avoir desservi la presqu’île de Crozon, l’une venant probablement de Vorganium, franchissant l’Aulne à Térénez et convergeant en direction de Crozon à Tal-ar-Groas avec une seconde venant probablement de Vorgium via Châteaulin; la troisième venait d’ Aquilonia, un embranchement venant de Douarnenez, via la Lieue de Grève (à Pentrez).

La paroisse de Crozon englobait lors de sa création au Haut Moyen Âge les paroisses de Camaret, Roscanvel, ainsi que la commune actuelle de Lanvéoc. Le comté de Crozon, selon Jean-Baptiste Ogée, aurait d’abord appartenu aux comtes de Cornouaille, dont descendrait notamment la famille de Rosmadec. La famille de Crozon, dont la motte féodale se trouvait à l’emplacement de l’actuel fort de Lanvéoc, était seigneur de Crozon: le plus ancien membre connu de cette famille est Riwalen de Crozon, né vers l’an 1000; une de ses filles Onguen de Crozon fut l’épouse d’Orscand de Cornouaille, qui fut évêque de Cornouaille entre 1022 et 1074. Par la suite, au XIIe siècle et XIIIe siècle, le comté de Crozon fut possédé par des cadets de la famille de Léon, avant de passer aux mains de la famille de Rohan en raison du mariage en 1349 de Jeanne de Léon (fille d’Hervé VII de Léon), dame de Crozon et de Kéménet-Even (Quéménéven), avec Jean, vicomte de Rohan; Pierre II de Rohan, comte de Crozon vers 1450,a son monument funéraire à l’abbaye de Landévennec; la famille de Rohan reste seigneur de Rohan et de Quéménet jusqu’en 1623. La paroisse de Crozon possédait plusieurs autres maisons nobles: aux environs du XIIe siècle les seigneuries de Trébéron, Hirgars, Poulic, Quélern, Keramprovost, Gouandour, etc.

« En 1430, Ker-Hiohal, à Alain Ker-Languy, sieur de Tréménec; le manoir de Ker-Levé, à Yves Le Gentil, qui eut plusieurs enfants, entre autres une fille nommée Louise, qui épousa, en présence de Louis XI et de la Reine, Charles d’Odé, sieur de Maillebois, gouverneur de Caen; les manoirs de Hirgari, de Clequel, de l’Erdevy, de Penfort, de Pennanguen, de Brentmel, de Sequerton, de Lesberan, de Brapzell, de Lannahan, de Ker-Manoën, de Trefneidic, de Lefgrinez, de Lefchomat, de Ker-Anprevouet; et les terres de Ker-Leftenouant, de Tréguier, de Leddonendeuc, de Benzit, de Rofteillec, de Saint-Brieuc, de Ker-Gueguen et de Kerdiec ».

Patrimoine religieux

Un petit gisement de calcaire (rare en Bretagne) local, exploité dès l’époque gallo-romaine, par exemple à Treuzeulom en Argol, a permis le développement de fours à chaux dans la région, une dizaine étant recensés. Celui de Rozan est construit en 1839 après une enquête publique à l’embouchure de l’Aber (ria en breton). Le four à chaux, adossé à la colline, facilite le chargement du combustible et le défournement de la chaux.

En 1872, une violente tempête provoque d’importants dégâts et fait cesser l’activité. Le four sert alors de carrière de pierre, puis d’étable et de bergerie. Aujourd’hui, restauré et entretenu, il est depuis 1980, la propriété du Conservatoire du littoral.

Le four à chaux de l’Aber fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 10. La villa Ker ar Bruck fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 26.

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Population

7.321 habitants

Région

Bretagne

Département

Finistère
(29)

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