Die
Drôme · Auvergne-Rhône-Alpes
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Die
Die, commune de la Drôme en Auvergne-Rhône-Alpes (4 803 habitants), est un site occupé dès le Néolithique : les fouilles de Chanqueyras et la découverte d'une grande statue-menhir gravée près de la coopérative viticole — la plus ancienne connue à ce jour en France — attestent une présence humaine très ancienne.
À l'époque romaine, une agglomération s'implante sur un col surplombant la Drôme. Au IIe siècle, Die compte de nombreux monuments et devient capitale des Voconces, remplaçant Luc-en-Diois ; le titre de colonie (colonia Dea Augusta Vocontiorum) lui est décerné vers la fin du IIe ou au IIIe siècle. La ville devient un centre important du culte de Cybèle, attesté par de nombreuses inscriptions tauroboliques. Entre 285 et 305, un rempart de deux kilomètres environ protège 25 hectares urbanisés.
En 325, Nicaise, premier évêque attesté, est le seul représentant des églises des Gaules au Premier concile de Nicée. Au XIIIe siècle, le territoire est composé des paroisses suivantes : Notre Dame, Le Château, Saint-Marcel, Saint-Maurice, Saint-Pierre, Justin. Rattachée au royaume de France en 1316 puis au domaine royal au XVe siècle, Die est ravagée pendant les guerres de Religion. En 1604 y est fondée l'Académie protestante, supprimée par le conseil du roi en 1684.
Toponymie de Die
Le nom de la ville dérive du latin dea « déesse », en référence à la déesse gauloise Andarta, adoptée par les Romains. Les attestations vont de Dea Augusta Vocontiorum (IIIe siècle) à urbs Diensis chez Grégoire de Tours (VIe siècle), Dia en 1086, puis Dye au XVIe siècle. Die s'appelle Diá en occitan vivaro-alpin.
Patrimoine religieux à Die
La cathédrale Notre-Dame, place de l'Horloge, conserve un porche du XIe siècle avec chapiteaux sculptés du XIIe siècle ; détruite par les protestants puis reconstruite au XVIIe siècle, elle est classée au titre des monuments historiques, avec des ajouts des XIIe-XIIIe siècles. La chapelle Saint-Nicolas de l'ancien palais épiscopal, aujourd'hui dans la mairie, abrite une mosaïque romane du XIIe siècle représentant les quatre fleuves et servant de tapis d'autel ; sa construction date des XIe-XIIe siècles, avec des traces d'enduits peints des XIIe-XIIIe siècles.
Subsistent également les vestiges de l'église des Cordeliers, dont une abside du XVe siècle, une chapelle du quartier Saint-Laurent aux peintures rustiques du XVIIIe siècle, le presbytère de Die inscrit aux monuments historiques (salon chinois, peintures du XVIIIe siècle), la chapelle de l'hôpital rue Bouvier, la chapelle de Purgnon dite Notre-Dame d'Espérance (XIXe siècle), la chapelle de Sallières, ainsi que le temple protestant, ancienne chapelle jésuite du XVIIIe siècle à la porte sculptée et chaire du XVIIIe siècle, classé aux monuments historiques.
L'abbaye de Valcroissant, classée aux monuments historiques, est une ancienne abbaye cistercienne fondée vers 1188 (dépendance de Bonnevaux), ruinée pendant les guerres de Religion : il subsiste l'abside d'origine, une voûte en berceau, une rosace romane, la chaire, les boiseries du chœur et un maître-autel du XVIIe siècle. La tour de Purgnon, vestige d'un château épiscopal, fut transformée en chapelle mariale au XIXe siècle.
Saints liés à Die
Nicaise (IVe siècle) est le premier évêque connu à Die ; il représente à lui seul la Gaule au concile de Nicée en 325.
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