Dombasle-sur-Meurthe
Histoire de Dombasle-sur-Meurthe
Dombasle-sur-Meurthe est une commune de Meurthe-et-Moselle, en Grand Est, qui compte 9 633 habitants. À partir du, on rencontre les graphies latines suivantes: Domno-Busilla en 752; Domnus-Basolus en 1122 et 1147; Dunbasla; Domnus-Bazolus en 1467 et Domnus-Basollus en 1506. Les appellations françaises du Moyen Âge sont variées: Donbaile en 1271, Donbaille en 1394; Dombaille en 1416; Dombaisle en 1429; Dompbaille en 1469; Dompballe en 1505 et Dompbasle en 1546, mot latin signifiant « maître », « propriétaire », puis plus tard « seigneur ». Il est généralement admis que la commune tire son nom d’un hommage à saint Basle.
L’hypothèse selon laquelle le nom latin Domus Pusilla signifiant « petite maison » ferait remonter l’origine du site à l’époque gallo-romaine n’est plus prise au sérieux. À ce sujet, il n’a jamais été démontré qu’il y ait eu une agrégation suffisante d’habitations pour constituer un village avant la colonisation franque.
Le nom de la rivière est officiellement joint au nom primitif en 1961.
La Meurthe est un cours d’eau du Grand Est, affluent de la Moselle et sous-affluent du Rhin. Le toponyme se prononce Dombôle ou Dombaîle en lorrain-roman.
Sous l’ancien régime, le fief de Dombasle relevait du bailliage et de la châtellenie de Nancy. La communauté était divisée en deux bans, donc deux seigneuries distinctes: le ban de Lamont (l’Amont) ou ban des seigneurs contenant le château de la Motte (actuelle rue de La Motte) et le ban de Laval (l’Aval) ou ban de La Vaux ou encore ban Saint-Gergonne. Les habitants de ce dernier étaient appelés les Gergonnets. Selon les preuves de l’histoire de Lorraine de Dom Calmet, en 752 le roi Pépin donne à l’abbaye de Gorze ce qui lui appartient dans la ville de Dombasle. Dans une charte de Riquin évêque de Toul en 1122, on voit que l’abbaye de Saint-Mansuy de Toul possède divers biens et revenus à Dombasle. On y lit également que l’église dédiée à Saint Don fut consacrée par l’évêque Pibon.
En 1712, la communauté de Dombasle compte environ. Il y a toujours deux maires, deux échevins et deux gouverneurs mais le tout semble appartenir à un seul seigneur, la maréchale de Bassompierre. Après la fondation de l’usine Solvay en 1873, Dombasle devint le principal centre de production de carbonate de sodium au monde, profitant du canal de la Marne au Rhin pour l’acheminement par péniches des matières premières (houille et sel) et de la production. Le sel venait essentiellement de la saline de Varangéville et le charbon des Houillères de Lorraine. Le calcaire, provenant des carrières alentour était initialement acheminé par bateaux, puis à partir de 1927 par un système de transport par câble aérien, le transporteur aérien Maxéville-Dombasle, surnommé TP Max, utilisé jusqu’en 1984 puis abandonné et démonté. Un exemplaire de wagonnet entre deux pylônes est exposé sur la commune de Varangéville au lieu-dit le Blanc.
François, historien varangévillois, dit que ça fait belle lurette qu’il n’y a plus de vestiges de wagonnet au lieu-dit le Blanc. À la fin du Moyen Âge, un «haut conduit» est un droit lorrain perçu sur les marchandises en transit, d’une division fiscale à une autre. Ces districts fiscaux s’appelaient également haut conduit. En 1589, le district nommé «haut conduit de Drouville» s’étend de Serres à Varangéville. Son péage se situe à Drouville. L’article 53 du traité de Paris du qui concerne la liberté de commerce et de communication réciproques entre la Lorraine et la généralité de Metz y fait encore référence.
Selon les comptes du domaine d’Einville, le haut conduit de Drouville se poursuit vers Dombasle, Sommerviller, Crévic et Maixe. La même source indique que depuis Varangéville, il partait du pont de Lowane, tirant tout droit jusqu’au signe patibulaire d’Essey, (la potence de justice). Il intégrait également Agincourt, Moulins, la Grande Bouxières, Brin, Bioncourt et Manhoué. En 1580 est dressée la liste des droits féodaux de Lebeuville. Elle indique que ce village possède et chaseaux, partageables par moitié entre le duc de Lorraine et le seigneur de Dombasle. Dans une déclaration fournie par les habitants de Crévic, on lit que chaque laboureur doit chaque année au seigneur de Dombasle quatre journées de charrue sur le ban de Dombasle. Dans une autre déclaration fournie par les habitants de Grandvezin, aujourd’hui commune de Crévic, on découvre que les laboureurs doivent au seigneur de Dombasle deux paires de réseaux, moitié blé, moitié avoine et également de charrue plus un demi résal d’avoine et un demi resal du meilleur grain qu’ils récoltent. Dans une déclaration des habitants d’Hudiviller de 1738, on lit que chaque habitant, manœuvre ou laboureur doit un demi resal d’avoine à rendre au château de Dombasle. Chaque laboureur d’Hudiviller doit les corvées nécessaires pour la culture de deux jours de terres (environ ) sur le ban de Dombasle. Les manœuvres d’Hudiviller doivent au seigneur de Dombasle six jours de corvées à bras; les femmes veuves doivent trois jours de corvées.