Douvres-la-Délivrande
Histoire de Douvres-la-Délivrande
Douvres-la-Délivrande est une commune du Calvados, en Normandie, comptant 5097 habitants. Le nom de la localité est attesté dès le Moyen Âge sous les formes Dopra, puis Dovera vers 1160 et Douvra en 1198. Selon les linguistes Albert Dauzat, René Lepelley et Xavier Delamarre, le toponyme dérive du gaulois dubron (eau courante) ou dubra (les eaux), une racine celtique que l’on retrouve dans le breton dour, le gallois dwr ou le cornique dur.
Le fief de Douvres prend le titre de baronnie en 1072. À partir de cette période, tous les évêques de Bayeux qui s’y succédèrent portèrent le titre de baron de Douvres. Au Moyen Âge, la ville comptait parmi les bourgs les plus peuplés du duché de Normandie. Jusqu’au milieu du XIXe siècle, la commune était constituée de deux pôles distincts: d’un côté, Douvres, autour du domaine de la Baronnie et de l’église Saint-Rémi; de l’autre, la Délivrande, organisée autour de la chapelle Notre-Dame.
Depuis la Révolution, une partie du territoire de la Délivrande a été rattachée à la commune de Luc-sur-Mer; l’actuelle rue du Général-de-Gaulle et la route de Langrune matérialisent encore la frontière entre les deux communes. Ce n’est qu’en 1961 que la commune prend officiellement le nom de Douvres-la-Délivrande. Dans le dernier quart du XXe siècle, la population double entre 1968 et 1990, portée par l’aménagement de nombreux lotissements qui finissent par réunir les deux entités historiques en un même pôle urbain.
Patrimoine religieux
Le hameau de la Délivrande tire son nom de la chapelle Notre-Dame-de-la-Délivrande, fondée selon la tradition par saint Regnobert. Détruite par les Vikings, elle fut reconstruite en 1050 par Baudouin, seigneur de Reviers, et est devenue depuis lors un lieu célèbre de pèlerinage marial. Douvres-la-Délivrande est aussi connue pour la culture de la violette, pour ses fleurs et son parfum.