Douvrin

Histoire de Douvrin

Douvrin est une commune de Pas-de-Calais, en Hauts-de-France, qui compte 5 795 habitants. D’après l’historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Doverin en 1094; Dovrinium en 1096; Dovering en 1129; Dovrin en 1154; Drovin en 1165; Duvrinium en 1168; Dovrign en 1218; Douvring en 1275; Douverin en 1281; Douvrin en 1462; Douvrin-emprès-la-Bassée en 1463; Ouvrin en 1567; Douvrain-lès-la-Bassée au; Douvrin en 1793; Douvrain et Douvrin depuis 1801, Dourim vers 1150, Duurim 1164, Dourin 1178. La graphie avec uu représente vraisemblablement un w. Les formes transitoires en -ing sont liées à l’influence de ce suffixe germanique, tout comme dans Douvrend (Seine-Maritime, Dowrenc 1034, Douvrenc vers 1060) qui est peut-être le même mot.

La graphie Douvrin semble se stabiliser à partir du, un document de 1652 notant néanmoins Douvrain. L’étymologie de Douvrin se rattacherait au gaulois dubro qui signifie « eau ». Xavier Delamarre considère que les formes exactes sont *dubron « eau », pluriel dubra « eaux », sans pourtant mentionner le toponyme Douvrin.

L’identification du suffixe -in / -im fait difficulté. Ernest Nègre pense qu’il s’agit d’un nom de personne germanique pris absolument: Theogrimus, en supposant que le groupe consonantique /gr/ ait pu donner /ir/ et l’initiale /t/ > /d/.

Le lieu est habité depuis le. Les premiers documents en faisant mention datent de 1098. Les chemins menant à la ville sont anciens, celui entre Douvrin et Haisnes remonte à l’Empire romain (Agrippa, gendre d’Auguste). L’existence de la mairie de Douvrin remonte à 1229. Il s’agissait d’une juridiction seigneuriale. En 1687, Philippe-François de Gherbode, écuyer, est seigneur de Douvrin.

Fils de Pierre-Horace, écuyer, seigneur de la Hoie et de Marguerite de Douai, il bénéficie d’une sentence de noblesse rendue le. Vers 1750, Louis Renard, écuyer, est seigneur de Douvrin. Fils de Louis-Joseph Renard, seigneur d’Hamel, bourgeois de Lille, trésorier de France au bureau des finances de la généralité de Lille, conseiller secrétaire du roi et de Marie-Agnès Boivin d’Hardancourt, fille du gouverneur de Pondichéry, il est baptisé à Lille le. Il devient bourgeois de Lille le, capitaine au régiment de Guyenne infanterie, convoqué aux assemblées des nobles de Flandre après sa requête. il prend pour femme à Lille le Albertine-Pélagie-Romaine Ringuier, baptisée à Lille le, fille de Pierre-Ignace, conseiller pensionnaire (conseiller juridique) de Lille, et de Marie-Anne-Monique Dumont. Au, Douvrin est une partie de terroir imprégnée ou couverte d’eau parce qu’elle n’avait pas d’écoulement.

La population — essentiellement agricole — s’élève à 12 ménages. Le premier maire est Joseph Lirdeman, dont le nom est porté par la salle des fêtes de la ville. Les contours de certains bâtiments de cette période peuvent être retrouvés: le manoir seigneurial (le siège du fief seigneurial) et la première église. Théâtre d’affrontements entre Français et Espagnols, Douvrin rejoint définitivement le royaume de France en 1689, par le traité des Pyrénées, qui rattache l’ensemble de l’Artois à la France. Durant la Révolution française, Joseph Lirdeman devient le premier maire. Cultivateur de 70 ans, il est élu maire le, par une assemblée qu’il préside, réunie dans l’église.

Douvrin a beaucoup souffert de la Première Guerre mondiale, et la ville, décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du, est reconstruite presque en totalité. C’est dans la commune proche de Montigny-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais, à la fosse 7 de la Compagnie des mines de Dourges, que la grève patriotique des cent mille mineurs du Nord-Pas-de-Calais en mai-juin 1941 a démarré, avec Émilienne Mopty et Michel Brulé (1912-1942), privant les Allemands de de charbon pendant près de deux semaines. C’est l’un des premiers actes de résistance collective à l’occupation nazie en France et le plus important en nombre, qui se solda par en trois vagues, la déportation de, étant par ailleurs fusillés à la citadelle d’Arras.

La commune est traversée par le canal d’Aire qui fut un axe important du développement industriel régional. Elle a abrité une activité de production d’engrais ammoniaqués (1930-1969 produit par l’entreprise Finalens, la Société Industrielle et Financière de Lens), suivie en 1970 d’une production d’acide phosphorique. Un lapin capturé sur ce site (alors chassé et agrainé) présentait un taux de radium 226 se traduisant par une radioactivité de.

Informations Clés

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Population

5.795 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Pas-de-Calais
(62)

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