Dun-sur-Auron
Cher · Centre-Val de Loire
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Dun-sur-Auron
Dun-sur-Auron, commune de 3 572 habitants du Cher en région Centre-Val de Loire, occupe un site dont l'occupation celtique remonte à la fin de l'âge du bronze et au début de l'âge du fer. Des fosses à incinération recouvertes de tumulus ont été exhumées dans la plaine dite de « La Périsse ». Le site fait alors partie du territoire des Bituriges Cubes, alliés de Vercingétorix pendant la guerre des Gaules. À l'époque gallo-romaine, la cité berrichonne se dote d'un schéma urbanistique rectangulaire au système de voirie quadrillé.
Au Moyen Âge, Dunum est un lieu fortifié gaulois et la seigneurie de Dun dépend du vicomte de Bourges. En 1100, le dernier vicomte, Eudes de Dun surnommé Arpin, vendit sa vicomté à Philippe pour pouvoir partir en croisade. Dun devint alors la troisième ville royale du Berry, prit le nom de Dun-le-Roi et Philippe Auguste la dota d'importantes fortifications. Les habitants bénéficient d'une charte communale inspirée de la charte de Lorris. Durant l'été 1183, une compagnie de mercenaires commandée par Curbaran et Raymond Brun ravage le pays, avant d'être massacrée près de Dun le 20 juillet par les Capuchonnés. Sous la Révolution, la commune de Dun-le-Roi change de nom pour Dun-sur-Auron, reprend son nom d'Ancien Régime à la Restauration, puis adopte définitivement son nom révolutionnaire en 1880.
Toponymie de Dun-sur-Auron
Le nom de la localité est attesté sous la forme de Duno en 1034, puis sous celle de Dunensi en 880 et de Duno en 1095. Le toponyme procède du radical indo-européen *dhun-, associant un relief et un habitat défendu, à l'origine d'une racine celtique *dhuno dont le premier sens aurait été « clôture, zone enclose ». Le gaulois dūnum a ensuite pris le sens de « citadelle, enceinte fortifiée » et, par métonymie, celui de « colline, mont », puisque la plupart des citadelles étaient bâties sur des hauteurs. Le toponyme renvoie ainsi à la notion de muraille.
Patrimoine religieux à Dun-sur-Auron
Le patrimoine religieux de Dun-sur-Auron est dominé par la collégiale Saint-Étienne, fondée en 1019 par le chapitre du château de Bourges. Cet édifice constitue l'ancrage spirituel le plus ancien de la cité dunoise, contemporain de l'essor de la vicomté médiévale de Dun. Le tissu urbain conserve par ailleurs des traces de son passé fortifié, étroitement lié à la défense de la ville royale du Berry : le château dit La Salle-le-Roi, dont la construction débute en 1202 et dont les derniers travaux de réfection se concluent en 1856, voit son beffroi classé sur la liste des monuments historiques français depuis le 27 décembre 1913. L'enceinte de la cité dunoise, dont l'assise est réalisée à la fin du XIIe siècle, en 1189, est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 20 décembre 1988. Aux environs subsistent également les ruines du château de Bois-Sire-Amé, où vécut Agnès Sorel, favorite du roi Charles VII.
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