Dun-sur-Auron
Histoire de Dun-sur-Auron
Dun-sur-Auron est une commune de Cher, en Centre-Val de Loire, qui compte 3 572 habitants. Le nom de Dun est probablement issu du terme d’origine gallo-romaine. Ce toponyme fait référence à la notion d’. Au Moyen Âge, la ville de Dun est connue sous le toponyme de « Dunensi » (en 880|), et sous celui de « Duno », en 1095|.
Le nom de la localité est attesté sous la forme de Duno en 1034.
Du radical indo-européen *dhun-, associant un relief et un habitat défendu « dune », à l’origine d’une racine celtique *dhuno dont le premier sens aurait été « clôture, zone enclose », d’où le gaulois dūnum qui a pris le sens de « citadelle, enceinte fortifiée » et, par métonymie, celui de « colline, mont » puisque la plupart des citadelles étaient bâties sur des hauteurs.
Le site de Dun-sur-Auron fait l’objet d’une occupation celtique dès la fin de l’âge du bronze et le début du âge du fer. Des fosses à incinération, recouvertes de tumulus|, ont été exhumées lors de fouilles réalisées dans la seconde moitié du au sein de la plaine dite de « La Périsse », dans les marges de Dun. Le viatique recueilli dans ces structures funéraires du bronze final / Hallstatt « A1 », est entre autres composé de bracelets, de lames d’épées et de torques à reliefs triangulaires. À partir du Hallstatt « final », puis au cours du âge du fer, le site de Dun-sur-Auron fait partie de la civitas, soit le territoire, des bituriges Cubes|, alliés de Vercingétorix pendant la guerre des Gaules. Grâce aux prospections archéologiques effectuées sur les terres dunoises à partir du, des structures protohistoriques, telles que des sépultures funéraires appartenant à une nécropole, ont ainsi été mises en évidence. L’ancien cimetière celte de Dun se développe à proximité de la vallée de l’Auron, ont permis de dégager des mobiliers funéraires notamment constitués d’artefacts sous la forme de pièces d’armes les unes de combat, les autres dites « de parade ».
En lisière du territoire dunois, des photographies d’archéologie aérienne ont permis d’indiquer l’existence de ruines d’un habitat domestique appartenant à une villa romaine|. Cette, dénommée « des Tourattes », est localisée à « à vol d’oiseau » au nord-ouest de la commune de Thaumiers dont le site a délivré d’importants vestiges archéologiques attribués à l’époque gallo-romaine. D’origine très ancienne, Dunum est un lieu fortifié gaulois. Au Moyen Âge, la seigneurie de Dun dépendait du vicomte de Bourges. En 1100, le dernier vicomte, Eudes de Dun, surnommé Arpin, vendit sa vicomté à Philippe pour pouvoir partir en croisade. Dun devint la troisième ville royale du Berry, prit le nom de Dun-le-Roi et Philippe Auguste la dota d’importantes fortifications.
La carte aérienne de la ville montre que ces structures d’enceinte présentent globalement l’aspect d’un ovale. Durant l’été 1183, une compagnie de mercenaires (ou brabançons), commandée par Curbaran et Raymond Brun, ravage le pays. Les Capuchonnés, peut-être assistés de troupes de Philippe Auguste, les massacrent près de Dun. En 1709, une révolte secoue la ville. L’année précédente, les récoltes ont été très mauvaises, le grain manque ou devient très cher. Réduits aux dernières extrémités, les habitants prennent d’assaut un grenier, en proclamant qu’ils « mouraient de faim », demandant.
Durant la Révolution, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II, invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d’autres dénominations, la commune de Dun-le-Roi change de nom pour Dun-sur-Auron devenue par la suite un service hospitalier d’accueil familial thérapeutique toujours actif aujourd’hui. En 1940, la compagnie de travailleurs étrangers est installée à Dun-sur-Auron pour travailler pour le compte du ministère de l’Air. Des combats ont lieu près de Dun, entre des éléments allemands de la colonne Taglischbeck, battant en retraite, et du de la 1/2 brigade FFI, faisant françaises, soldats tués au feu et civils abattus. Un monument a été élevé en 1950 à la mémoire de ces victimes de la libération de Dun.