Elbeuf

Histoire d’Elbeuf

Elbeuf est une commune de Seine-Maritime, en Normandie, qui compte 15 951 habitants. À la fin du, un village, attesté sous la forme Wellebou dans une charte de, se développe. On trouve aussi Guellebo en 1021-1025 et Wellebuoht en 1070-1081 (lire Wellebuoth). Il s’agit d’un type toponymique médiéval fréquent en Haute-Normandie, où l’on trouve aussi deux autres communes portant ce nom: Elbeuf-sur-Andelle (Wellebotum 1218) et Elbeuf-en-Bray (Wellebof 1046 – 1048).

Le déterminant complémentaire -sur-Seine, parfois ajouté à Elbeuf, sert à éviter la confusion avec ces deux autres communes situées également dans le département de la Seine-Maritime. Le premier élément El- représente l’ancien scandinave vella « source, cours d’eau » ou son correspondant anglo-saxon wella « source, cours d’eau ». Il apparaît dans la toponymie normande de manière générale comme second élément d’un composé toponymique sous diverses formes, à savoir: la plus courante -vel(le) (Jersey, Moulin de Quétivel; Seine-Maritime, Moulin de Quenarvelle en 1539; nombreux Caquevel), -ouelle (Rouelles, Seine-Maritime, Rodewella 1035; Fontaine de Mirouel, Exmes, Orne), voire -gueule (le Radegueule, affluent de la Béthune, Seine-Maritime, Radevele cf.

Radwell, Angleterre) et en emploi autonome dans la Veules (source et rivière à Veules-les-Roses, Wellas 1025, Welles ). La forme Guellebo est une forme francisée, correspondant au normand Wellebo(u), elle ne s’est pas imposée.

Robert de Meulan (-1118) à la suite de son mariage vers 1100 avec Isabelle de Vermandois recueille l’honneur d’Elbeuf-sur-Seine. Au début de la guerre de Cent Ans, la ville sur le passage des Anglais lors de la chevauchée d’Édouard III est ravagée. Vers 1514, les premières draperies d’Elbeuf voient le jour. Après la corporation des tisserands, Jean-Baptiste Colbert donne en 1667 un élan supplémentaire à l’industrie drapière avec la Manufacture royale de draps d’Elbeuf. Napoléon Bonaparte visite les manufactures. En 1846, le fabricant de textiles en laines Aroux introduit une nouvelle machine à trier la laine.

Or, 59 % des femmes de la ville travaillaient une partie de l’année à nettoyer la laine de ses impuretés, et se voient ainsi privées de travail. Une manifestation de plusieurs centaines de personnes fait le siège de l’usine, en criant « À bas la mécanique! Pendant plusieurs jours, la ville connait une ambiance insurrectionnelle, jusqu’à l’intervention de l’armée qui procède à l’arrestation d’une centaine de personnes. La concurrence étrangère aura raison de cette activité économique de la ville, qui chutera pendant le contrôle allemand lors de la Seconde Guerre mondiale. Les bombardements de 1944 détruisent une partie du centre-ville. La ville se reconstruit mais, dans les années 1950, l’industrie drapière doit faire face à l’apparition des textiles synthétiques.

Cette concurrence va amener la disparition progressive de cette industrie. La firme Prudhomme est la dernière à fermer en 1990. La « ville aux cent cheminées », telle qu’elle fut surnommée, s’est tournée vers une activité industrielle plus moderne: industrie chimique et mécanique, avec notamment les usines Renault et Sanofi. Après la guerre de 1870, un grand nombre d’Alsaciens qui refusaient l’annexion ont choisi Elbeuf pour s’y installer. Beaucoup de ces nouveaux habitants travaillaient dans l’industrie textile en Alsace. Or les clauses douanières du traité de Francfort leur fermaient dorénavant le marché français.

et il cite Delahache:. Parmi cette communauté d’origine alsacienne se trouvaient les familles Blin, Fraenckel et Herzog. L’écrivain André Maurois, de son vrai nom Émile Herzog, appartenait à cette dernière famille.

La peintre Marie Ritleng, née à Strasbourg, est également arrivée à Elbeuf avec sa mère en 1871.

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Population

15.951 habitants

Région

Normandie

Département

Seine-Maritime
(76)

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