Ennevelin

Histoire d’Ennevelin

Ennevelin est une commune de Nord, en Hauts-de-France, qui compte 2 356 habitants.

Les habitants d’Ennevelin, ainsi que ceux de Fretin et Templeuve, avaient droit de pêche dans les marais qui se trouvent entre ces trois villages; ils furent confirmés dans leur droit en 1258 par la comtesse Marguerite, à qui ils devaient 40 sols, monnaie de Flandre, de reconnaissance. Avant la Révolution française, Ennevelin était le siège d’au moins une seigneurie. Vers 1670, Guillaume d’Avesne, écuyer, fils de Florent, écuyer et de Jeanne Mansemant, est seigneur d’Ennevelin. Il nait à La Franche (Hainaut), devient bourgeois de Lille le et meurt le. Il a épousé Marie-Chrétienne de La Frelie, puis à Lille le Marie-Catherine de Sailly (Lille 1634-1677), fille de Jacques de Sailly, seigneur d’Ardompretz et bourgeois de Lille et de Marie Poulle, et enfin Marie-Isbergue Mouget. Guillaume d’Avesne est enterré au côté de ses deux premières femmes dans l’église d’Ennevelin.

Les fourrageurs français, poursuivis par deux bataillons anglais, se réfugièrent dans le château d’Ennevelin, qui était entouré de murailles et de fossés, et y repoussèrent pendant plus d’une heure toutes les charges, jusqu’à ce qu’on leur eût envoyé des secours [Mercure historique). La droite de l’armée française, commandée par le duc de Bourgogne, en, fut placée derrière ce village, elle devait secourir Lille pendant que cette ville était assiégée par les Alliés. Vers 1730, Nicolas-Guillaume Imbert, écuyer, est seigneur de Seneschal, la Phalecque (sur Lompret), Ennevelin, Planty; il assure les fonctions de rewart (chargé de la police) puis de maïeur (maire) de Lille. Il meurt d’un coup de sang en présidant le magistrat (ancêtre du conseil municipal) de la ville. Selon le géologue Jules Alexandre Alphonse Meugy (1850), la tourbe était autrefois exploitée dans une partie de la vallée de la Marque (près du lit mineur où on la trouvait sur une épaisseur pouvant atteindre 6 m); d’Ennevelin à Bouvines et Cysoing, avant que l’exploitation en soit interdite en raison selon lui d’ dus à une exploitation désordonnée et faite sans surveillance. Aigremont, situé sur l’actuelle commune d’Ennevelin, était avant la Révolution française, le siège d’une seigneurie devenue en 1773 un marquisat.

La ferme d’Aigremont constitue un vestige de ce passé. Un hôtel particulier de Lille l’Hôtel d’Hailly d’Aigremont est également lié à cette ancienne seigneurie. Les descendants du seigneur d’Aigremont, fait marquis en, vont garder le titre qui survit à la Révolution française. Jacques Thieulaine, seigneur d’Aigremont et du Fermont au, a été secrétaire de plusieurs dirigeants de la région à l’époque: il a été secrétaire de la veuve du duc de Bourgogne Philippe le Bon Isabelle de Portugal, de leur fils Charles le Téméraire, de la fille de Charles Marie de Bourgogne du mari de Marie Maximilien, de leur fils Philippe le Beau et du fils de Philippe, l’empereur Charles Quint au service duquel il meurt vers 1525. Pierre-Louis Jacops d’Hailly (1669-1738), écuyer, est seigneur d’Hailly, Aigremont, Lompret. Bourgeois de Lille, bourgeois d’Arras, conseiller secrétaire du roi, il est l’auteur de récits de voyages conservés à la Bibliothèque municipale de Lille.

Il se marie deux fois, d’abord à Lille le avec Julie-Thérèse Diedeman (1669-1695), puis à Arras le avec Marie-Madeleine Quarré, dame de Kaverlies, fille de Philippe-Albert, écuyer, seigneur de Boiry et d’Anne-Madeleine Payen. Henri-Ambroise-Ernest Jacops (1709-1764), écuyer, seigneur d’Aigremont, Hailly, Lompret, nait à Lille en (baptisé le ). Fils du second lit de Pierre-Louis Jacops, passe bourgeois de Lille le, est inscrit au rôle des nobles de Flandre par ordonnance. Il épouse à Lille, le, sa cousine issue de germain Madeleine-Charlotte Jacops, fille de Jean-Baptiste, écuyer, seigneur de Vertein, et de Marie-Jeanne Cardon. Louis-Paulin Jacops (1769-1846), frère de Louis-Narcisse, 3e marquis d’Aigremont, naît à Lille en (ondoyé le, baptisé le 15). Il entre comme cadet aux Gardes wallonnes du roi Charles III d’Espagne le, tout en étant sous-lieutenant de remplacement au régiment français de Champagne-infanterie dont son oncle le vicomte de Gand était le colonel.

Lui aussi émigré en 1790 ou 1791, Paulin fait au sein des Gardes wallonnes toutes les campagnes contre la Révolution française et monte régulièrement en grade (enseigne en 1793, sous-lieutenant en 1795, sous-aide-major en 1799, lieutenant en 1802). Fait colonel d’infanterie et gouverneur d’Alméria en 1804, il reste au service de Joseph Bonaparte après l’éviction des Bourbons d’Espagne et rentre en France en 1812. Sous la Restauration, il est fait chevalier de Saint-Louis en 1815 et accède au grade de colonel au service de France. Il meurt le, à 77 ans, au château de Beaulieu (Vaucluse, commune de Monteux). Il épouse à Madrid en 1804 Anne-Françoise-Caroline-Geneviève de Chaussande, fille d’Antoine-François-de-Paul-Hyacinthe, baron de Saint-Roman, et de Marie-Anne-Thérèse-Césarine de Proyet. Louis-Eugène-Richard Jacops (1822-1893), fils de Louis-Paulin, 4e marquis d’Aigremont, naît à Carpentras le et meurt le, à 71 ans.

Il prend pour femme le Amicie de Seguins-Vassieux, fille d’Alexandre Joseph-François, comte de Seguins, marquis de Vassieux, et de Félicité-Flavie de Cohorn. Louis-Théophile (dit Ludovic) Jacops, fils de Louis-Eugène-Richard, 5e marquis d’Aigremont, naît le. Il épouse à Aix-en-Provence, le, Louise-Marie-Marguerite-Noélie Dufaur, née le, fille de Charles-Louis et de Léocadie Le Blanc de Castillon, laquelle était elle-même la petite-fille du dernier procureur général du Parlement de Provence sous l’Ancien Régime. Le château d’Aigremont, qui était d’une belle construction, fut détruit en 1794 par les attaques réitérées des Autrichiens, pour en déloger les Français, qui y étaient en avant-postes du camp de Pont-à-Marcq.

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

2.356 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Nord
(59)

Trouver une église à Ennevelin

Recherche
No data was found