Famars

Histoire de Famars

Famars est une commune du département du Nord, en région Hauts-de-France, qui compte aujourd’hui 2 475 habitants. Son nom plonge ses racines dans l’Antiquité romaine: les formes Fanomantis (400 et 410) puis Fanmartense (775) évoquent un temple dédié au dieu Mars, du latin fanum (temple) associé à Martis. Quant au surnom de « Sarrasins » donné à ses habitants, deux hypothèses s’affrontent: celle du Cercle historique archéologique sarrasin, qui y voit le souvenir de résistants au christianisme au temps de saint Druon (vers 1170), et celle de Bernard Coussée, pour qui le terme désignait plus généralement tout envahisseur ou « infidèle » dans les récits épiques du Moyen Âge.

L’histoire antique de Famars est particulièrement dense. La cité, connue sous le nom de Fanum Martis, fut un important camp militaire fortifié — probablement érigé en réponse aux grandes invasions germaniques des années 256-276 — après que l’ancienne capitale régionale Bavay eut été partiellement détruite. Son rôle: tenir la vallée de l’Escaut. Les fouilles archéologiques ont mis au jour les restes d’un vaste établissement thermal du IVe siècle, de construction rectangulaire, s’étendant sur une longueur et une largeur considérables, comprenant une piscine froide, une salle tiède, trois pièces chaudes et une cour de service. Une palestre et un frigidarium complétaient cet ensemble. La commune était par ailleurs reliée à la voie romaine principale Bavay-Cambrai par un itinéraire secondaire mentionné sur la Table de Peutinger.

Les investigations archéologiques se sont succédé depuis le XIXe siècle: une société d’actionnaires constituée en 1823 tenta d’exploiter les thermes avant de faire faillite; le Cercle archéologique de Valenciennes prit le relais dès la fin du XIXe siècle, avant l’Inrap au XXe siècle. Ces travaux ont révélé, aux abords de la Rhonelle, d’autres traces de l’occupation ancienne. Parmi les trouvailles: deux pièces de monnaie conservées en préfecture — un Trajan romain et une pièce en or des ducs de Bourgogne —, un pot contenant des monnaies de bronze, et divers objets cultuels liés aux cultes de Mithra, Attis, Cybèle et Mercure. Vers l’an 150, un incendie général dévasta la cité. Vers 320, ses habitants récupérèrent les matériaux des édifices pour construire un castrum dont un mur reste visible. Des ateliers de potiers spécialisés dans les cruches en pâte claire témoignent d’une activité artisanale soutenue.

Après la chute de l’Empire romain, Famars conserva une importance jusqu’à l’époque mérovingienne, où l’on y frappait encore de la monnaie. Elle posséda ensuite un château dont le parc occupait l’emplacement des thermes. En 1340, au début de la guerre de Cent Ans, le bourg et son château furent brûlés par les Français. Un nouveau château fut construit en 1662 par la famille Le Hardy, seigneurs de Famars et d’Aulnoy, avant d’être détruit par des obus lors de la Première Guerre mondiale. L’édifice actuel fut rebâti dès 1918.

En 1793, pendant le siège de Valenciennes, la bataille de Famars vit la victoire des Alliés de la Première Coalition. Un pilier de cet édifice se dresse encore devant l’église inaugurée en 1929. Famars accueille aujourd’hui sur son territoire une partie du campus universitaire du Mont-Houy, pôle d’enseignement supérieur de la région de Valenciennes.

Patrimoine religieux

Le cimetière militaire britannique de Famars, géré par la Commonwealth War Graves Commission, est situé à côté du cimetière communal. Il accueille les sépultures de soldats du Commonwealth tombés lors de la Première Guerre mondiale.

Informations Clés

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Population

2.475 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Nord
(59)

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