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Fontenay-Trésigny

Seine-et-Marne · Île-de-France

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Fontenay-Trésigny

Située en Seine-et-Marne, dans la région Île-de-France, Fontenay-Trésigny compte aujourd'hui 5 757 habitants. Au XIe siècle, la localité relève de la mouvance de la seigneurie de Tournan, tenue des évêques de Paris. À la même époque y est attestée la présence d'un prieuré-cure de chanoines réguliers, à la collation de l'abbé de Notre-Dame de Chaâge à Meaux. En 1113, Louis VI donne aux religieux de l'abbaye Saint-Victor de Paris des biens importants à Fontenay. En 1135, l'évêque de Meaux Manassé II concède à la nouvelle abbaye de Chaâge l'église de Fontenay.

En 1233, Roger et Milon d'Attilly fondent une chapelle dans l'église de Fontenay, desservie par les religieux de Notre-Dame de Chaâge de Meaux. En 1252, un hôtel-Dieu desservi par des religieux est mentionné. En février 1691, la terre est érigée en marquisat de Fontenay-Trésigny en faveur de François Le Tonnelier, comte de Breteuil. Sous l'Ancien Régime, la paroisse relevait du diocèse de Meaux, de l'archidiaconé de Brie et du doyenné de Rozoy.

Toponymie de Fontenay-Trésigny

La localité a porté successivement les noms de Fontanetum im Bria, Fontenaio, Villa Fonteneio, puis Fontenay en Brie et enfin Fontenay-Trésigny. L'appellation Fontenay provient des sources et fontaines, nombreuses sur son territoire, qui alimentaient plusieurs étangs et viviers. Quant à Trésigny, le nom n'apparaît pas avant la fin du XVIIe siècle, quand les Tonnelier de Breteuil devinrent marquis de Fontenay-Trésigny.

Patrimoine religieux à Fontenay-Trésigny

L'église Saint-Martin date de la fin du XIVe et du début du XVe siècle. Elle a remplacé l'abbaye de Chaâge, construite quatre cents ans auparavant, et a conservé jusqu'à la Révolution le titre de prieuré-cure. Son clocher en grès à quatre pignons abrite trois cloches fondues en 1723. La tour en grès à lanternons servait de « lanterne des morts » : on l'allumait pour avertir les habitants qu'un malade venait de mourir. Les fonts baptismaux en pierre datent de 1521, la chaire en bois est l'œuvre de Jean Philiper en 1621, et les boiseries du chœur et de la chapelle Saint-Joseph ont été réalisées en 1689 par Pierre Menessier. L'église conserve une charité de saint Martin en pierre du XVe siècle, une statue de la Vierge dont le corps remonte au XIIIe siècle, un saint Jérôme peint au XVIe siècle, ainsi qu'une copie de la Madone de l'Amour divin de Raphaël. La chapelle Saint-Joseph était la chapelle seigneuriale, ouvrant directement sur la place face au château ; sa porte fut bouchée après 1789. Une crypte abritait les dépouilles des seigneurs locaux.

La commune conserve également les vestiges du château royal du Vivier, dont la chapelle, dédiée à saint Thomas de Cantorbéry par bulle pontificale en 1316, fut érigée en chapelle royale en 1352. Dotée d'un reliquaire contenant du bois de la vraie croix extrait de celui de la Sainte-Chapelle du Palais de Paris, elle devint la Sainte-Chapelle du Vivier-en-Brie. En mars 1694, le roi l'unit à la Sainte-Chapelle de Vincennes et fit transférer les reliques le 15 juillet de la même année.

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