Fontenay-Trésigny
Histoire de Fontenay-Trésigny
Fontenay-Trésigny est une commune de Seine-et-Marne, en Île-de-France, qui compte 5 757 habitants. La localité s’est appelée Fontanetum im Bria, Fontenaio, Villa Fonteneio puis Fontenay en Brie et enfin Fontenay-Trésigny. On retrouve l’appellation Fontenay dans les titres anciens dès le Moyen Âge: FONTANETUM – IM.BRIA-FONTENAIO – VILLA FONTENEIO. Elle provient des sources et fontaines, nombreuses sur son territoire, qui alimentaient plusieurs étangs et viviers.
Quant à l’appellation Trésigny, elle n’apparaît pas avant la fin du quand les Tonnelier de Breteuil devinrent marquis de Fontenay-Trésigny.
Durant la Préhistoire, le site de Fontenay-Trésigny est incontestablement occupé. Des silex taillés et des haches de la période de la pierre polie y sont retrouvés. Au Néolithique, la forêt (Brigia Sylva) recouvre alors 80 % de la Brie. La chasse et la cueillette sont pratiquées. Entre – 2500 et – 1000, déforestation progressive, augmentation de la population, travail du cuivre, du bronze, puis du fer; les terres sont mises en culture. Durant la période gauloise, le site est à la limite des peuples celtes des Meldes (Meldi) au nord et des Sénons (Senones) au sud. C’est un lieu de passage entre l’oppidum sénon de Melodunum (Melun) et la capitale melde Iantinum (Meaux). En – 52, défaite à Lutèce des tribus commandées par chef gaulois Camulogène face au légat de Jules César le lieutenant Titius Labiénus.
Période gallo-romaine: essor des cités de Meldès (Meaux) et Melodunum (Melun) bien situées sur les berges de la Seine et de la Marne. Une voie antique passait par le Vivier et Marles, et des monnaies romaines ont été découvertes sur le territoire de la commune. Une voie antique (Chemin Paré) reliait également Melun à Meaux en passant par le secteur de Rozay-en-Brie. La via Agrippa (Chemin Paré) passe à Châteaubleau (Riobé) et à Chailly-en-Brie en remontant vers Meaux. Au, déclin de la civilisation gallo-romaine et ascension des Francs en Gaule. En 845, les Vikings remontent la Seine et atteignent Melun qui est totalement saccagée et incendiée. En 861, les Vikings pillent Meaux, Melun et toute la région. Ils reviennent à Melun en 866, en 886 et 887 après avoir échoué devant Paris, en 888 en revenant de piller la Bourgogne.
En 909, un dernier passage ravage totalement Melun et la contrée. Fontenay se situait au dans la mouvance de la seigneurie de Tournan, tenue des évêques de Paris qui investissaient le seigneur. Le plus ancien seigneur de Tournan connu était Gui ou Guillaume de Vitry (Vitry-Coubert à Guignes?), qui fit don de l’église Saint Denis de Tournan à l’abbaye de Saint-Maur en 1088. Au, présence à Fontenay d’un prieuré-cure de chanoines réguliers à la collation de l’abbé de Notre-Dame de Chaâge à Meaux. Fontenay se situe sur le domaine royal. Sous le règne de Louis VI le Gros (1108-1137), la modeste bourgade ne possède qu’un prieuré et un château fort. Le château fort, occupé par Louis VI le Gros, menace ruine. Il fut bâti sur un site stratégique, sur le chemin de Rome (une route de pèlerinage venant de Paris, qui se poursuivait vers Troyes par Rozay-en-Brie et Provins, et vraisemblablement utilisée par les marchands qui se rendaient aux célèbres foires de Champagne et par les pèlerins.
Le seigneur y percevait un péage au passage sur son domaine), sur le Bréon (qui alimentait les douves) en amont de la vallée (qui abritait le château du Vivier et où passait une voie), en bordure des terres royales face au comté de Champagne. Rozay-en-Brie, Bernay-en-Brie et Vilbert se situaient alors en terre champenoise, séparée de Fontenay par les bois de Lumigny, de Bernay et de Vilbert faisant partie de la Haye de Brie. En 1113, Louis VI, par une charte délivré à Châlons pour la fondation de l’abbaye Saint-Victor de Paris, donne aux religieux des biens importants dans la Brie et le Gâtinais, à Orgenoy, à Fontenay, à Burcy, à Larchant. À ce moment, un Jehan de Fontenay est seigneur du village. En 1135, quand les chanoines de la cathédrale de Meaux établirent dans cette ville une communauté de chanoines réguliers sur l’emplacement de l’ancienne église Notre-Dame de Chaâge, l’évêque Manassé II concède à l’abbaye nouvelle les paroisses de Claye, d’Ocquerre, de Saint-Rémy-la-Vanne, les églises de Saint-Rigomer et de Fontenay. Jehan de Fontenay est toujours seigneur. La famille de Garlande, originaire de la Brie, est de modeste extraction, probablement de lignage chevaleresque. La connaissance de la famille, fidèles du roi, commence avec qui exerce l’avouerie de deux domaines proches de Faremoutiers dépendant de l’abbaye Saint-Jean de Lagny.
Gilbert de Garlande dit « Le Jeune », frère d’Anseau de Garlande, fut grand bouteiller de France (1112-1127/28), disgracié. Les seigneurs de Garlande se perpétuent pendant plus d’un siècle: Anseau de Garlande (mort dès 1188), de Garlande (mort vers 1238), Robert de Garlande (mort vers 1248), de Garlande (mort après 1274) puis de Garlande (mort en 1287). En 1233, fondation d’une chapelle dans l’église de Fontenay par Roger et Milon d’Attilly, écuyers, fils de Manassès d’Attilly. La chapelle devait être desservie par les religieux de l’abbaye de Notre-Dame de Chaâge de Meaux. En 1252, il y avait un hôtel-Dieu desservi par des religieux. En 1257, de Garlande, seigneur de Tournan, possède le château de Fontenay et les terres du domaine. En 1263, il prétendit que Fontenay en Brie était de sa châtellenie, mais le parlement de Paris jugea que le lieu était de la châtellenie de Melun. Fontenay en Brie resta toutefois à la châtellenie de Tournan.
Aux: essor des foires de Champagne, notamment à Provins et Lagny reliées entre elles par les villes de Jouy-le-Châtel, Coulommiers et Crécy. L’époque de construction du château du Vivier n’est pas connue. Des ordonnances et édits relatifs à la propriété auraient été rendus en 1260. Le château a appartenu aux comtes de Champagne et de Brie et est passé dans le domaine des rois de France lorsque Jeanne de Navarre épousa, le 16 août 1284. Leurs fils, et, ont laissé peu de traces de leur passage au Vivier. Philippe le Long a daté de ce château trois ordonnances en 1319 et 1320, et ensuite peu à peu démembrée et partagée entre différents seigneurs. En 1316, le pape publie une bulle autorisant la fondation d’une chapelle au Vivier dédiée à saint Thomas de Cantorbéry. En 1325, Charles de Valois, frère cadet de Philippe le Bel, avant de mourir, lègue le Vivier à son fils le futur qui viendra à plusieurs reprises entre 1328 et 1344.
En janvier 1343, le roi fait don par lettres patentes des châtellenies de Tournan, de Torcy et du Vivier en Brie à son fils Jean de France qui deviendra roi en 1350. En 1348, arrivée de la peste noire, qui va décimer une grande partie de la population. D’autres épidémies de peste se produiront dans la Brie jusqu’au. En 1352, édification de la chapelle royale du Vivier en Brie par le roi, fils de Jean le Bon et petit-fils de Philippe VI. En février 1352, Jeanne de France épousa Charles II le Mauvais (1332-1387) dans la chapelle royale du Vivier. En 1357, le roi dote le chapitre du Vivier en Brie de nombreux biens et de rentes, à Chaumes et à Tournan, la Haute Borne, Châtre et Romillieux (Renouilleux). En 1358, la Brie est soulevée par la Grande Jacquerie lors de la guerre de Cent Ans. À cette époque, les riches laboureurs protégeaient leurs récoltes derrière les murs de leurs fermes fortifiées.
Les fermes de Fontenay remontant à cette époque sont les fermes de Jean Grogne, de Renouilleux et de Malassise. En 1360, les dotations du chapitre du Vivier sont confirmées, par lettres-patentes par le roi Jean. Nouvelle confirmation par Charles V devenu roi. En 1367, Philippe le Hardi, frère de et duc de Bourgogne, en prend possession. En 1368, lettres de sauvegarde et privilège datée du Vivier, en faveur du chapitre. En mars 1368, don à la chapelle du Vivier, de la terre et seigneurie du Tertre dans le Vexin français, revendue le 12 pour d’or après une lettre de permission du roi du 17 janvier 1370. Don par d’un reliquaire enrichi de lames d’or et de pierres précieuses, qui contenait du bois de la vraie croix, extrait de celui de la Sainte-Chapelle du Palais de Paris. La chapelle royale devient la Sainte-Chapelle du Vivier-en-Brie.
Le 7, fondation par le roi d’un collège (un trésorier, quatre chanoines, quatre vicaires et quatre clercs) et désignation des pièces de bois et leur contenance, dont les bois de Renouilleux., ayant choisi le Vivier pour sa demeure et récréation, y fit beaucoup de belles fondations. On a prétendu que les cartes à jouer avaient été imaginées au Vivier par le médecin du roi, pour le distraire pendant sa longue maladie. En 1389, fait don par lettres patentes des terres de Fontenay à son conseiller Jean le Mercier, chevalier, Grand-maître de France, seigneur de Noviant, la Neuville et Rugles, avec l’autorisation de reconstruire le vieux château tombé en ruines. Deux ans après, le nouveau château était debout avec auditoire de justice et prisons. Le château est alors clos de murs et de fossés autour d’une cour intérieure, avec deux ponts-levis, au nord face à l’église et au sud. L’édifice actuel a conservé le plan rectangulaire cantonné de tours rondes. En 1391, Fontenay possédait un bailli, Jean de Saint-Père.
Les prisons de Jean Le Mercier sont utilisées pour rendre la justice, qui dépend de la prévôté de Tournan soumise au ressort du Châtelet de Paris. La seconde femme de Jean le Mercier, Jeanne de Vendôme-Chabanais-Chartres (fille du vidame Robert: cf. La Ferté et Châteauneuf), lui donna un fils, Charles le Mercier. Il hérita des domaines, seigneur de Noviant, la Neuville, Rugles et Fontenay en Brie, chambellan du roi et du duc de Guyenne. Il fut marié à Isabelle la Maréchale, demoiselle de corps de la reine, et mourut en 1414, sans enfants. Sa première sœur, Jeanne le Mercier, épousa Oger de Nantouillet et lui porta les fiefs de Noviant et de Neuville (qui firent par la suite retour aux Coutes). Sa seconde sœur, Catherine le Mercier, épousa Jean de Coutes, dit Minguet, et lui porta les fiefs de Rugles et Fontenay en Brie. Après la mort de en 1422, le Vivier, quoi qu’il restât nominalement séjour royal, n’eut plus pour habitants que les chanoines qui célébraient la messe dans la chapelle.
En 1420, la Brie passe sous la domination des Anglais et de leurs alliés bourguignons à la suite du traité de Troyes. En 1423, les Anglais, en possession de Fontenay, en font don à Erard Rollin, l’un de leurs officiers déjà châtelain de Nesles. Erard Rolin rend foi et hommage au roi le 26 novembre 1424. Vers 1435, la Brie est reconquise par les Français mais le pays resta encore longtemps sillonné par les bandits français, bourguignons et anglais. En 1437-1438, le rude hiver engendra la famine dans le pays de Brie. Vers 1446, Louis de Coutes, dit Minguet, fils de Jean de Coutes, page de Jeanne d’Arc puis écuyer, châtelain et seigneur de Fontenay en Brie, Viry, Neelle la Gilleberde, etc., en indivision avec ses frères et sœurs Jean de Coutes, dit Minguet, Raoul de Coutes, Jeanne de Coutes et Anne de Coutes, transporte l’usufruit à Denis du Moulin, alors évêque de Paris. Denis du Moulin, fils de Jean du Moulin, chevalier, seigneur de Fontenay en Brie, fut maître des requêtes de l’hôtel du Roi, conseiller et ministre d’État et ambassadeur en Savoie en 1415. Il fut archevêque de Toulouse en 1422 et évêque de Paris en 1439.
Le 1, Jean du Moulin, fils de Denis du Moulin, échanson du roi, reçoit du roi pouvoir de rétablir le château, terre et seigneurie de Fontenay en Brie, l’hôtel de la Fleur de lis, l’hôtel de Sourdeau, ceux de Viry et d’Escoubley, qu’il a nouvellement acquis de Louis de Coutes. Il était seigneur de Fontenay en Brie en 1485. Malade, il atteignit environ l’âge de 85 ans en 1499 et était encore en vie en 1502. Aux: construction de l’église Saint-Martin à la place de l’abbaye de Chaâge. Jusqu’à la Révolution, elle a le titre de prieuré-cure. Philippe du Moulin, fils de Jean du Moulin, chevalier, seigneur de Fontenay en Brie, se trouva à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier en 1488 et à la bataille de Fornoue en 1505, fut nommé garde des sceaux de France, puis capitaine d’une compagnie de gens d’armes, gouverneur de Langres et chambellan du roi. Le 16, petit-fils de Charles VI, fait don des étangs et du grand moulin qui en dépend, aux religieux desservant la chapelle avec charge de dire toutes les semaines une messe à la Sainte-Chapelle du Vivier en Brie. François étant parvenu à la couronne en 1515, ne tarda pas à réunir à son domaine les terres de la Brie.
En août 1528, le roi reprit ces terres aux héritiers de Louis Poncher et les échangea par lettres patentes avec la terre et seigneurie d’Orbec, à la suite de la mort du vicomte d’Orbec Charles de Rohan-Gié. En avril 1529, concède Tournan et d’autres terres par lettres patentes au chambellan François d’Escars de La Vauguyon en place de terres lui appartenant et cédées pour le roi à l’empereur Charles Quint par le traité du 5 août 1529. Ce dernier transporte son droit contre deniers comptants à Guillaume Prudhomme, qui fut général des finances en Normandie, trésorier de l’Épargne puis trésorier général de France. En mai 1537, permission est donnée par lettres patentes à Guillaume Prudhomme d’établir des tabellions, des notaires et un scel dans la terre et seigneurie de Fontenay en Brie. Guillaume Thévenard est le premier tabellion juré de Fontenay en Brie de 1559 à 1595. En 1538, Guillaume Prudhomme entreprend de reconstruire le château de Fontenay. Il obtient la même année, par ordonnance royale, la permission de clôturer le bourg.
Il donne l’autorisation à ses habitants pour démarrer les travaux en 1541 à leurs frais. Il a la charge d’entretenir une clôture en pierre qui protège une source sur la place de l’église provenant de la « source Morin » qui se situe sur les terres des seigneurs de Marles. Guillaume Prudhomme meurt en 1543. En 1543, Louis Prudhomme, fils de Guillaume Prudhomme et de sa seconde femme Marie Cueillette, est seigneur de Fontenay en Brie, trésorier de France à Rouen. En mai 1544, à la suite de la requête de Louis Prudhomme, François Ier donne permission par lettres patentes aux habitants de se clore de murs et de fossés. Du, le bourg fortifié est entouré d’une enceinte de murailles et de fossés, dont la porte d’en bas dite « Porte de Rozoy » en 1544 et la porte d’en haut dite « Porte de Tournan » en 1661. Le château de style Renaissance a un plan carré avec une cour intérieure, protégé par de larges fossés remplis d’eaux vives, ouvert par deux portes avec ponts-levis fortifiées par deux tours réunies par une voûte crénelées et des meurtrières, avec quatre angles flanqués d’une tourelle ronde à la forme conique. En septembre 1544, François établit son quartier général à Tournan au château d’Armainvilliers pour s’opposer à la marche de Charles Quint ligué avec.
La ville de Château-Thierry fut alors prise et pillée et des coureurs s’avancèrent jusqu’à Coulommiers. En mai 1546, est le dernier roi à séjourner au château du Vivier, dans les locaux de la collégiale car les appartements royaux sont déjà passablement abandonnés et dans un état de délabrement. Le Vivier est délaissé au profit du château plus confortable de Fontenay en Brie. François Prudhomme, fils de Louis Prudhomme, lui succède en tant que seigneur de Fontenay, chevalier, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi. Au, Fontenay en Brie compte des agriculteurs, des artisans et des professions libérales. On relève ainsi un maître charpentier de la grande cognée en 1539, un laboureur, un chaussetier et un praticien en cour laie en 1547, un tisserand en toiles et un tuilier en 1607. En 1551, une maison avec cour, jardin et terre est mentionnée aux Bordes, qui constituent un village de la paroisse de Fontenay en Brie en 1575. En 1570, Jean de Nogaret de La Valette est le nouveau propriétaire du château de Fontenay.
Il y reçoit et Catherine de Médicis. En 1571, Charles IX invite les chefs protestants à Fontenay en Brie. Des rencontres secrètes eurent lieu au château de Lumigny, entre des chefs protestants – dont l’amiral de Coligny, Condé et Nassau – et des envoyés de Charles IX et de Catherine de Médicis, qui séjournaient à Fontenay en Brie. Coligny fut assassiné un an plus tard à Paris, durant le massacre de la Saint-Barthélemy. En 1575, à la mort de son père, Jean-Louis de Nogaret de La Valette, futur duc d’Épernon en novembre 1581, devient seigneur de Fontenay en Brie. Durant la première moitié du, construction du château du duc d’Épernon sur l’emplacement de l’ancien château médiéval. Le château devient un château de plaisance. Les appartements sont confortables, décorés de tapisseries et de peintures.
Le rez-de-chaussée et la salle des gardes sont recouverts de grands carreaux de terre émaillée. Vers 1600, Fontenay en Brie comporte le bourg fortifié et le village des Bordes sur la route de Rozoy. Les hameaux de Visy et Ecoublay se situent au sud vers Chaulme. On retrouve à cette époque les fiefs de Chaubuisson, Malassise, Sourdeau, le Vivier, les Tournelles, Jean Grogne et Renouilleux. Les seigneurs les plus importants sont le duc d’Épernon, seigneur de Fontenay, et Charles Marchant, seigneur de Chaubuisson. La propriété des terres agricoles se partage entre les différents seigneurs d’une part, et les petits laboureurs d’autre part. En 1611, le duc d’Épernon construit à ses frais une halle sur la place centrale de Fontenay afin de répondre aux besoins du commerce. En 1618, ses ennemis ayant prévu de l’arrêter, le duc d’Épernon pris la résolution de s’éloigner de Paris.
Il quitta la ville le 7 mai avec 300 serviteurs qui l’accompagnèrent jusque Fontenay en Brie et se retirèrent, croyant l’avoir mis en sûreté. Il y demeura sept à huit jours puis se remit en route en hâte. Il passa à Sézanne et à Montmirail et arriva à Metz le 20 mai. Dans les années 1630, le château de Fontenay est habité par Jean de Campan, sieur de Boitron, de Cugny et de Maisonrouge, gendarme de la compagnie de cent hommes d’armes des ordonnances du roi commandée par le duc d’Épernon. Son frère Pierre de Campan est alors prêtre, chanoine de la Sainte-Chapelle du Vivier en Brie. Vers 1640, Pierre Aubert de Fontenay, secrétaire de la Chambre du Roi, trésorier général de l’Artillerie, responsable de la ferme générale des gabelles de 1632 à 1656, se porta acquéreur de la terre de Fontenay en Brie cédée par le duc d’Épernon, où se trouvait le manoir de la famille Donon, ce qui lui apporta une terre, un colombier et droits de justice confortant son titre de noblesse. Il fut très généreux envers sa nièce Marie Chastelain mariée à Roger de Pardaillan de Gondrin, marquis de Termes, parent du marquis de Montespan. En 1654, présence d’une école selon le registre d’état civil de Fontenay, sans précisions relatives aux locaux ni aux programmes.
En 1662, grande famine dite « de l’Avènement » provoquant une hausse de la mortalité. Les pauvres de la Brie vécurent de racines et d’herbes. Le prix du blé sur le marché de Rozoy atteint un niveau très élevé. Après l’arrestation de Nicolas Fouquet en 1661, Pierre Aubert de Fontenay se trouva dans une situation financière difficile. En 1663, ses biens à Paris et à Fontenay en Brie furent confisqués. À sa mort en 1668, ses créanciers et sa famille se lancent dans une longue procédure pour le partage de l’actif de la succession. En janvier 1669, Marie Chastelain, veuve de Pierre Aubert, fait don à Roger de Pardaillan de Gondrin et à sa femme Marie Chastelain, de portion de tous ses biens meubles et immeubles incluant le château de Fontenay. Le 18 juillet 1672, François Forcadel, commissaire général aux saisies réelles du Châtelet, établi au gouvernement de la terre et seigneurie de Fontenay saisie sur feu Pierre Aubert à la requête de ses créanciers, rend hommage de la terre et seigneurie de Fontenay, mouvant de la châtellenie de Tournan.
En 1674, Roger de Pardaillan de Gondrin et sa femme Marie Chastelain parvinrent à se faire reconnaître par arrêt la propriété – provisoire – de la seigneurie de Fontenay en Brie. En février 1679, Roger de Pardaillan de Gondrin marquis de Termes (fils de César-Auguste, lui-même fils d’Antoine-Arnaud), soupçonné de faux-monnayage dans le château de Fontenay, fut dénoncé dans une lettre à Colbert indiquant qu’il faisait transporter de Paris à Fontenay en Brie par des gens d’épée quantité de fourneaux, ustensiles, métaux et produits chimiques. Le pont-levis du château de Fontenay entouré de fossés était souvent levé. Plusieurs personnes conduites par le valet Colomis menaient dans une tour des travaux d’alchimie avec l’assistance de Denis Poculot dit Blessis (amant de La Voisin, affaire des poisons) retenu prisonnier et de Denis Vautier. Mais rien ne fut décidé, Roger de Pardaillan de Gondrin avait quitté le pays et s’était caché. En 1679, Charles Fleury, écuyer, bourgeois de Paris, gentilhomme ordinaire de la Maison du Roi, est sieur de Fontenay en Brie. Il a pour épouse dame Marie de Brassy et pour fils Henri Tancrède. Le roi lui avait accordé un bail par lettres patentes en mars et avril 1655 pour les fermes générales et les aides relatives aux vins, cidres, bières et poirés, et plus tard au bétail à pied fourché.
Le 17 mai 1688, François Le Tonnelier, comte de Breteuil rend hommage de la terre de Fontenay et Villebert [Vilbert] et dépendances, mouvant en partie du château et châtellenie de Tournan et comté de Melun. Fils d’un conseiller d’État, François Le Tonnelier avait été successivement conseiller au parlement (1661), maître des requêtes (1671), intendant en Picardie et Artois (1674) et en Flandre (1683), et enfin intendant de l’armée pendant la campagne de 1684, avant de devenir, la même année, intendant des finances. Il avait été fait conseiller d’État semestre en 1685. En septembre 1690, Louis XIV rétablit par lettre patentes un marché, le jeudi de chaque semaine, et de quatre foires annuelles, les 20 janvier, 1er mai, 2 juillet et 28 octobre à Fontenay-en-Brie, en faveur de François Le Tonnelier de Breteuil, maître des Requêtes de l’Hôtel, intendant des finances, seigneur de cette terre. En février 1691, Fontenay en Brie est érigée par lettres patentes en marquisat de Fontenay-Trésigny en faveur de François Le Tonnelier, comte de Breteuil. Il y a alors deux paroisses qui en dépendent: les Chapelles-Breteuil et Villebert. C’est un bailliage, qui ressort au Châtelet de Paris. Deux foires se tenaient chaque année, l’une le samedi précédant la Toussaint, et l’autre le mai.
En 1693-1694, grande famine due à un hiver très rigoureux en 1692, suivi en 1693 d’une récolte très médiocre, causée par un printemps et un été trop pluvieux, causant une flambée des prix des céréales et une sous-alimentation qui favorise les épidémies comme le typhus, jusqu’en 1694. Le prix du blé sur le marché de Rozoy atteint un nouveau plus haut. En mars 1694, le roi unit la Sainte-Chapelle du Vivier en Brie à la Sainte-Chapelle de Vincennes, l’édifice étant dans un état indécent, située dans un château ruiné, au milieu des bois. Un prêtre est laissé pour y dire la messe. En octobre 1697, occupé par l’établissement du prince de Conti sur le trône de Pologne, Bossuet coucha à Fontenay et y rencontra l’intendant. En 1705, François Le Tonnelier de Breteuil, marquis de Fontenay-Trésigny, conseiller d’État ordinaire en 1697 et intendant des finances, est enterré le à Fontenay. Le château revient à sa veuve Anne de Calonne de Courtebonne, qui meurt le 16 mai 1737.
En 1709, hiver exceptionnellement rigoureux: céréales gelées, grande famine, grande mortalité des habitants. Le prix du blé sur le marché de Rozoy atteint des sommets. En mai 1724, un édit de porte établissement d’un grenier à sel dans la ville de Fontenay en Brie qui dépendait alors de Lagny, du fait du trop grand éloignement des greniers à sels de Brie-Comte-Robert, Lagny, Meaux, Melun et Provins. Le ressort est composé de cinquante-deux paroisses. Au janvier 1729, les paroisses et hameaux de Saint, le Plessis Feausou, Hautefeüille, le Breüil, Planoy et la Boissière, sont rattachées au grenier à sel de Fontenay par lettres patentes. Dès le, Fontenay se situe à la croisée des routes rectilignes de Paris à Rozoy et de Melun à Meaux. La ville est pourvue d’un relais de poste, bâtiment situé dans la Grande Rue à l’hôtellerie-ferme de la Fleur de Lys, dont une écurie est reconnaissable à ses linteaux de bois. En octobre 1733, des lettres patentes attribuent une somme annuelle de 150 livres au vicaire de Fontenay résidant au Vivier.
En 1734 et 1734, signe des lettres patentes portant extinction définitive de la Sainte-Chapelle du Vivier en Brie. Dès lors, les chanoines de Vincennes n’eurent plus à s’occuper que des revenus de la propriété. François Victor Le Tonnelier de Breteuil, fils de François Le Tonnelier de Breteuil, marquis de Fontenay-Trésigny, sire de Villebert, baron de Boitron, seigneur des Chapelles, Villenevotte, du Mesnil, Chasse-Martin, L’Hopiteau, Palaiseau, Théligny, L’Oribeau, etc., commandeur des ordres du roi, chancelier de la Reine, ministre et secrétaire d’État de la Guerre, meurt le 7 janvier 1743 et est enterré à Fontenay. Son fils François-Victor II Le Tonnelier de Breteuil est marquis de Breteuil et de Trésigny, sous-lieutenant de la compagnie des chevau-légers du dauphin, mort sans descendance le 4 décembre 1771, mais le revend à Jean-Baptiste Paulin d’Aguesseau, seigneur de Fresnes, comte de Compans-la-Ville et de Maligny, marquis de Manœuvre, officier de l’ordre du Saint-Esprit en 1772, conseiller d’État ordinaire, fils du chancelier de France Henri François d’Aguesseau, qui loue le château. Le 25, le duc d’Ayen, fils aîné du maréchal Louis de Noailles, devient propriétaire du château de Fontenay et du château de La Grange-Bléneau par son mariage avec Henriette Anne Louise d’Aguesseau, fille de Jean-Baptiste Paulin d’Aguesseau. Se succèdent comme hôtes du château de Fontenay jusqu’à la Révolution: le marquis Louis de Santo-Domingo qui y mourut en 1775, qu’il tenait à loyer du comte de Rostaing et qui y mourut en 1787 (le comte François de Rostaing — issu de Tristan, cité à l’article Sury — a pour femme Marie-Françoise de La Rivoire de La Tourette, dont le beau-frère et oncle maternel est Louis-Hercule de Portalès marquis de La Chèze, époux de sa propre nièce Marie-Antoinette de La Rivoire — la sœur de Marie-Françoise — et frère du comte François-Alphonse de La Chèze et de Marie-Violante de Portalès-La Chèze, la mère de Marie-Françoise et Marie-Antoinette de La Rivoire de La Tourette.), et le comte Claude Théophile Gilbert Jean-Baptiste de Colbert-Chabanais qui y mourut en septembre 1789. En 1771, rattachement de Fontenay-Trésigny au canton de Rozoy. La municipalité de Fontenay-Trésigny perd en même temps son bailliage et sa compagnie d’arquebusiers.
Le 13, les chanoines de Vincennes consentent à Hubant, entrepreneur de maçonnerie, un bail de vingt-sept ans. Le 16, Hubant transporte son bail à Lemaitre de Courtigny qui achète le 30 mai 1791 le domaine du Vivier comme bien national pour. Le château devient une ferme, la chapelle, une grange à fourrage. Les pierres du château sont vendues aux paysans voisins. En 1781, création du lavoir primitif du Trou Babet. En 1808, Anne Pauline Dominique de Noailles, mademoiselle de Maintenon, marquise de Montagu, fille du duc d’Ayen, hérite du château qui lui est attribué par un partage à l’amiable. Elle fait réparer la demeure, en fait sa résidence principale, et y installe sa famille. En 1837, Armand de Gontaut, marquis de Biron achète le château de Fontenay.
Il fait restaurer le corps, le logis principal, les corps latéraux et les deux tours postérieures, mais, pour ouvrir la cour d’honneur, il fait abattre le corps d’entrée, avec ses tourelles, son pont-levis, et les tours d’angle qui abritaient la chapelle gothique et la prison. Les jardins et l’ancienne ferme sont aménagés en parc d’agrément. En 1843, la mairie-école est transférée à l’angle de la rue Pillot et de la Grande Rue, local loué pour neuf ans. De 1807 jusqu’en 1843, la mairie-école était située dans la Cour Bertaux actuelle. L’école de filles et l’école maternelle étaient alors dirigées par des religieuses dans les locaux du château de Fontenay. Le château est délaissé après la mort d’Étienne-Charles de Gontaut-Biron, avant d’être vendu après la mort d’Armand Henri de Gontaut-Biron. Le 15 avril 1852, le conseil municipal vote une somme destinée à la construction de l’hôtel de ville, comprenant une salle d’école, un dépôt de pompes et un local de corps de garde sur les Bordes, terres situées à l’est de la vieille ville. L’emplacement a été choisi afin de réunir les habitants de la vieille ville et ceux des Bordes.
La mairie actuelle occupe toujours le même bâtiment. Avant cette construction, la maison d’école et la mairie étaient situées dans un bâtiment loué par la commune se trouvant sur la place de l’église. En 1853, construction du lavoir public couvert du Trou Babet à l’emplacement de l’ancien lavoir, sur le terrain de l’ancien cimetière. Il fut détruit dans les années 1980. Ces arbres centenaires sont toujours debout de nos jours et protégés. Du 11 au 16, durant la guerre franco-allemande: occupation de la Brie par les Prussiens. Fontenay est bien abîmé, le château est saccagé et la cave défoncée; les maisons sont dépouillées de tout. Un corps de garde prussien s’installe dans la ville qui eut à supporter nombre de réquisitions dont le total s’élève à.
Les troupes d’occupation allemandes quittent la Brie. En 1874, le maréchal et président de la république Patrice de Mac Mahon se rend au château de Fontenay. Entre 1877 et 1880, le château de Fontenay est loué à l’ancienne reine d’Espagne qui y retrouve son amant Ramiro de la Puente et où elle pratique la chasse. Le château de Fontenay fut ensuite loué par la comtesse de Biron à une autre personne. En août 1883, le château de Fontenay et ses terres sont achetées par M. Nicolas Menget, fabricant de chaussures pour l’armée. À la rentrée 1889, l’école Jules Ferry réunissant l’école de garçons, de filles et l’école maternelle ouvrit au milieu d’un chantier boueux qui devint la place des Écoles. En 1893, construction de la ligne reliant celle de Paris-Belfort et celle de Paris-Coulommiers entre Verneuil-l’Étang et Marles-en-Brie via Chaumes en Brie et Fontenay-Trésigny.
En 1902, ouverture de la ligne du Réseau de Seine-et-Marne qui fermera définitivement en 1938. Dans les années 1900, Fontenay-Trésigny est une petite ville industrielle avec une population ouvrière. La tuilerie de Visy est alors une importante usine. À Visy se trouvait également la fonderie B. Lafarge, pratiquant le laminage et le découpage du cuivre. Les industries historiques de la commune ont depuis totalement disparu. En 1910, construction des bains-douches à côté du lavoir du Trou Babet, œuvre philanthropique en faveur de la population ouvrière. L’alimentation en eau était assurée par un puits.
Les bains-douches rendirent un grand service à la population Trésifontaine. Ils furent fermés dans les années 1960-1970 au moment de la construction rue Le Nôtre, des premiers logements sociaux, alimentés en eau courante et pourvus de salle d’eau. Du 6 au 13 durant la Première Guerre mondiale, la première bataille de la Marne aux portes de Meaux et de Coulommiers se soldera par une victoire des alliés français et anglais. Pendant la Grande Guerre, Hippolyte Henry est maire de Fontenay-Trésigny (1908-1919), il se montre alors à l’écoute de ses administrés et met en œuvre de nombreuses mesures humanitaires. Bien que ne situant pas dans la zone des combats, la ville est particulièrement éprouvée par la guerre. Jamais remise de la « grande misère de 1870 », et malgré les grands travaux d’embellissement et de modernisation entrepris pour « rendre la vie agréable aux habitants », la population vivote durant ces quatre années de guerre. On réalise notamment des travaux d’embellissement des boulevards du Nord et de l’Est avec la plantation de tilleuls, ainsi que le drainage du lavoir du Trou Babet avec la création d’un nouveau lavoir aux Bordes. La gare de Fontenay est le siège du déchargement du matériel pris aux Allemands en provenance de Coulommiers.
Louis Paul Victor Menget, propriétaire du château de Fontenay, met sa vaste demeure au service de la municipalité, qui y installe une ambulance et 50 lits avec 3 docteurs. En mars 1916, la Croix-Rouge française établit son antenne d’arrondissement à Fontenay. En 1917, la ville entre en possession du legs de M. Louis Bertaux (1844-1909) s’élevant à francs, dont francs sont affectés à des donations particulières et le surplus employé à des œuvres de bienfaisance. Durant la Grande Guerre, soixante-et onze Fontenaisiens sont morts au champ d’honneur. Le 1, le monument aux morts est inauguré sur la place des Écoles, aujourd’hui place Bernard Palissy. En 1923, installation de l’électricité, avec deux moteurs « Charles » de vingt chevaux-vapeur à l’huile lourde, deux groupes de génératrices et deux batteries d’accumulateurs. Le maire Étienne Hardy couvre les frais à hauteur de francs.
En reconnaissance, les boulevards du Nord et de l’Est sont renommés boulevard Étienne Hardy. À partir du 8 avril 1946, l’électricité fut distribuée par Est Lumière – Réseau de Seine-et-Marne à Nangis, puis dès 1952 par EDF-GDF d’Île-de-France. En 1926, le château de Fontenay est repris par un marchand de bois, M. Lucien Tasse, expert comptable, rachète la propriété. En durant la Seconde Guerre mondiale, défaite de la France, l’exode remplit les routes. Le 14 juin 1940, en pleine débâcle de l’armée française, la Wehrmacht ne passe pas loin de la ville, mais y séjourne par la suite. Sous l’Occupation, la pénurie est générale (charbon, viande, etc.) et le rationnement touche tous les produits courants. La ville sera libérée le 26 août 1944 à la suite de l’offensive du général Patton.
Dans les années 1940, le château de Fontenay est occupé par des chantiers de jeunes. Abandonnés par leurs propriétaires au profit des dépendances, plus commodes et moins onéreuses, les appartements ont longtemps servi d’entrepôt. En 1954, arrivée de l’eau courante en ville, grâce à un captage situé à de l’agglomération, à Marles-en-Brie. Le forage était profond de, puisant dans la nappe phréatique circulant au-dessus de l’assise imperméable des marnes vertes. En 1956-1957, construction du château d’eau rue d’Orly, d’une capacité de et d’une hauteur de. La cuve fuira de nombreuses fois, nécessitant plusieurs plastifiages afin de stopper les infiltrations. Au milieu des années 1950, la population se répartit principalement entre les ouvriers citadins et les exploitants ruraux. Des nationalités étrangères sont présentes, principalement des belges (en général exploitants) et des polonais (en général ouvriers).
La ville compte alors plusieurs usines importantes: Virax (travail des métaux, de 180 à 200 employés), Hardy (fabrication de baguettes pour cadres de tableaux, une centaine d’employés), Établissements Aumaître et Mathé (fabrication d’échelles). Un atelier de confection de chemises, établi dans une ancienne usine de galoches, a compté jusqu’à 70 femmes. La ville compte également un nombre important de commerçants d’artisans et de commerçant, ainsi que des professions libérales. Le problème du logement est alors critique à Fontenay, ce qui va amener à la construction des premiers logements sociaux dans les années 1960. En 1960, déviation de la, reportant la circulation entre Paris et Nancy à l’extérieur de l’agglomération. En 1968, ouverture au public de l’hôtel des Postes de Fontenay-Trésigny après trois ans de travaux. En 1969, fermeture de la gare de Fontenay-Trésigny. À partir des années 1960, urbanisation progressive de la ville et fort accroissement de la population.
En 1974, construction d’un nouveau château d’eau rue Émile Zola, d’une capacité de. En 1982, la poussée démographique obligea la municipalité à de nouveaux travaux pour un pompage, dans la nappe des calcaires de Champigny, à soixante-cinq mètres de profondeur. En 1989, déviation de la, reportant la circulation entre Melun et Meaux à l’extérieur de l’agglomération. En 2006, le château du duc d’Épernon est vendu par M. Samuel Tasse à une société immobilière spécialisée dans les monuments historiques. Le projet comportant 12 appartements dans le château et 48 appartements dans les communs n’a pas été mené à son terme en raison de la mise en liquidation judiciaire du promoteur immobilier en 2014. En 2013, un nouveau réseau d’approvisionnement en eau alimente le centre de la Brie, pour faire face à la pollution et à la baisse de la nappe des calcaires de Champigny. L’eau de la Seine est acheminée depuis l’usine de production d’eau de Morsang-sur-Seine gérée par la Lyonnaise des Eaux.
Fontenay-Trésigny est raccordée en juillet 2014. En mars 2015, Fontenay-Trésigny est devenu le chef-lieu du nouveau canton de Fontenay-Trésigny à la suite du redécoupage cantonal de 2014 en France. En 2019, face à une situation qui met en péril la conservation du château du duc d’Épernon après des projets de restauration et des programmes de reconversion abandonnés en dépit des autorisations délivrées, la Drac Île-de-France active une procédure de travaux d’office avec plusieurs objectifs: mettre l’édifice hors d’eau, en sécuriser la structure et empêcher les intrusions. Le château du duc d’Épernon, va bénéficier d’une restauration complète, avec l’accompagnement de la Drac Île-de-France. En 2021, le parc du château acquis par la commune à proximité du centre-ville et progressivement défriché et aménagé est présenté au public.
Le parc du château sur est ouvert tous les jours à partir du juillet 2023 avec une entrée à la porte est en face du stade Pierre Curé. Un passage en centre-ville ouvert dans le prolongement de la rue Lucie Aubrac permet d’accéder au parc depuis juillet 2024.
Patrimoine religieux
La commune compte quatre monuments à l’inventaire des monuments historiques et deux lieux recensés à l’inventaire général du patrimoine culturel Le territoire de Fontenay-Trésigny est en très grande partie agricole. Plusieurs fermes importantes s’y sont installées, vieilles de plusieurs siècles, remontant pour certaines à l’époque médiévale Le parc public du château de Fontenay situé au sud du château du duc d’Épernon et à proximité du centre-ville s’étend sur. Cet espace boisé a été acquis en 2021 par la commune puis progressivement défriché et aménagé avant d’être présenté au public puis finalement ouvert en 2023.
Il est accessible depuis la porte est en face du stade Pierre Curé et depuis un passage en centre-ville dans le prolongement de la rue Lucie Aubrac. Le parc présente des zones humides avec les rus de Bréon et de Monnoury ainsi qu’un étang. Derrière le château du duc d’Épernon se trouve une vaste prairie faisant la transition avec le bois. Le bois comprend quelques spécimens intéressants, notamment deux immenses platanes établis le long du ru de Monnoury. Certaines allées du parc à la française subsistent tout comme des aménagements sur le Bréon.
Un mur de pierres meulières entoure complètement le bois avec plusieurs portes aux différentes extrémités.