Fontvieille
Histoire de Fontvieille
Fontvieille est une commune de Bouches-du-Rhône, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui compte 3 521 habitants. La forme la plus ancienne est Fonoietl, (pour Fonvielt) attestée en 1150. Ce toponyme indique une origine latine avec fons (« fontaine ») et vetula (« vieille »). Ce que confirment Font-Vièio en occitan provençal selon la norme mistralienne et Fònt-Vièlha selon la norme classique.
Sur le territoire de la commune, au mont Cordes, ont été identifiées des allées couvertes ou hypogées. Ces sépultures souterraines ont plus de. Lors de la seconde partie du premier âge du Fer , la population se sédentarise et se met à construire en dur. Alors que des traces de cabanes ont été identifiées au mont Valence, cette période les voit disparaître. Le processus d’installation permanente est à mettre en parallèle avec l’intensification des échanges économiques avec les commerçants méditerranéens. Dans les siècles qui précèdent l’arrivée des Romains, le territoire de Fontvieille, comme l’ensemble des Alpilles, est peuplé de Ligures, de Celtes et de Celto-Ligures.
Fontvieille fait alors sans doute partie du territoire des Nearchi dont Ernaginum constitue la frontière nord, mais aussi, peut-être, des Anatilii, qui vivent jusqu’au nord de la Crau, dont les Alpilles constituent la frontière naturelle. Alors que la Protohistoire est fortement marquée par le pastoralisme et l’agriculture dans les Alpilles, on extrait de la pierre calcaire dans des carrières aux alentours de Fontvieille, notamment au mont de Cordes et à l’est du village actuel. Cet ensemble comportait seize moulins. Il en reste deux séries de biefs et les chambres de meunerie. C’était la plus importante usine hydraulique romaine construite. Barbegal fut détruit au lors des grandes invasions et définitivement abandonné.
Le second vestige d’importance est l’Autel de la Coquille qui se situe au quartier des Taillades. Il se regroupa ensuite autour de la Fons vetus (la Font vieille). Sa première église paroissiale fut Saint-Jean-du-Grès , située en bord de la Via Aurelia, et qui dépendait de l’abbaye de Montmajour depuis 1067. Son commanditaire était Pierre de Canillac, abbé de Montmajour et proche de la famille de Clément VI et de Grégoire XI. De là, les pierres partaient à travers tout le bassin méditerranéen. Il en fut extrait en 1830 et en 1862, prolongée à partir de 1887 jusqu’à Salon-de-Provence.
Elle permet alors de transporter des voyageurs mais surtout des marchandises, dont des pierres de taille issues des carrières environnantes et de la bauxite. En 1933, la ligne d’Arles à Salon ferme son trafic voyageur. L’extraction de la bauxite, florissante jusque dans les années 1950, est ensuite abandonnée. Ainsi, en 1947, la section de Fontivieille à Salon est définitivement fermée et déferrée. Seule la section d’Arles à Fontvieille reste ouverte pour le fret et le transport militaire. Durant la décennie 2000, un train touristique, Le Train des Alpilles, circulera sur cette portion.
Actuellement quelques carrières restent en exploitation aux Taillades. Depuis la commune tire ses ressources du maraîchage et du tourisme.