Fouesnant

Histoire de Fouesnant

Fouesnant est une commune du Finistère, en région Bretagne, qui compte environ 10 098 habitants. Le nom breton de la commune est Fouenant, prononcé fouenn et transcrit par Fouen sur les panneaux bilingues à l’entrée de la commune. La signification du nom n’est pas certaine. Une hypothèse rattache sa deuxième partie au vieux breton nant signifiant vallée, dont le sens initial est attesté, même si le mot ne désigne plus en breton moderne que « le creux du sillon ». Une étymologie populaire par le mot foenn, foin, est aberrante: aussi loin que remontent les archives, le pays de Fouesnant n’apparaît jamais comme un pays à foin. La graphie locale Fouen reflète la prononciation réelle, l’accent tonique fort sur la première syllabe entraînant l’amuïssement de la voyelle finale. Les habitants sont appelés Fouenantiz en breton.

La région de Fouesnant et de Concarneau formait au haut Moyen Âge le pagus Konk, un pays historique constituant une subdivision administrative de la Cornouaille. La motte féodale du Henvez, située au nord de la chapelle Saint-Sébastien, a disparu, mais le moulin voisin conserve des vestiges anciens, et le cadastre de 1840 montre encore une parcelle circulaire qui plonge dans une profonde douve, portant en breton le nom de Lioz ar prison, le « courtil de la prison ». Cela atteste l’existence d’un donjon à motte aux XIe ou XIIe siècles, semblable à ceux représentés sur la tapisserie de Bayeux. Au Moyen Âge, Fouesnant fut une importante baronnie dont le siège se trouvait au Bréhoulou, et surtout une châtellenie relevant directement du duc de Bretagne. Eudon de Fouesnant fit bâtir en 1231 une chapelle à Bénodet sur le territoire de l’ancienne paroisse de Perguet, dédiée à saint Thomas de Canterbury. La famille de Fouesnant, dont les aînés étaient chevaliers bannerets de père en fils, faisait alors partie des principales familles nobles de Cornouaille.

En 1281, Henry de Fouesnant en était le seigneur; il fut cité lors de la convocation de l’ost ducal à Ploërmel en 1294 et devait deux chevaliers au service du duc, à égalité avec les fiefs de Pont-l’Abbé et de Rostrenen, tous deux chefs-lieux de châtellenies ducales. En mai 1373, les châtellenies et villes de Rosporden et de Fouesnant, contrôlées un temps pendant la guerre de Cent Ans par le capitaine anglais Robert Knolles, furent données à Jean III de Juch par Bertrand Du Guesclin, après la victoire de ce dernier qui reprit notamment Concarneau. Cette donation fut confirmée par le roi Charles V. Dès 1382, la châtellenie de Fouesnant ainsi que celles de Châteaulin et de Rosporden furent concédées par le duc Jean III de Montfort à Jeanne de Retz, fille de Gérard V de Retz, qui décéda sans postérité. Fouesnant passa alors dans les possessions des ducs de Bretagne et le titre de seigneur de Fouesnant ne fut plus porté. Une branche cadette semble avoir subsisté: Yvon Foenant est recensé à Pluguffan lors de la Réformation des Fouages de 1426 et en 1444. Le dernier de Fouesnant connu, Jehan de Fouesnant, est cité dans la montre de 1481.

Par un édit de Charles IX, la juridiction royale de Fouesnant fut unie et incorporée au siège royal de Quimper. Les principales juridictions anciennes étaient celles de la châtellenie de Cheffontaines, de Locamand, de Bréhoulou, du Plessis ou Quinquis, de Kergunus, de Lanryon, de Kergantel, du Henvez et de Guériven, et de Penfoulic. La juridiction de Kergaradec, située au manoir de Kergaradec en Beg Meil, mentionnée pour la première fois à la Réformation des Fouages de 1426, disposait également des droits de haute, moyenne et basse justice. La justice était rendue au bourg de Fouesnant et les fourches patibulaires se trouvaient à Coat-Quintoux. En 1573, la seigneurie de Kergaradec était entre les mains de Jean de Kerouait, aussi seigneur du Bréhoulou, le manoir de Bréhoulou supplantant celui de Kergaradec, qui tombait en ruine. Selon un aveu de 1682, la famille de Plœuc possédait alors cette seigneurie et disposait du droit de prééminence à l’église paroissiale, avec celui de prélever la coutume sur les denrées vendues au bourg de Fouesnant le jour de la fête de saint Pierre et de saint Paul.

Patrimoine religieux

L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul a été construite à la fin du XIe siècle, puis remaniée au XVIIe siècle à la suite de l’effondrement de sa tour-lanterne. Elle constitue un exemple représentatif de l’architecture romane. Sa nef de cinq travées est entièrement lambrissée et les fenêtres en forme de meurtrière sont percées dans l’axe des arcades. Les colonnes sont coiffées de chapiteaux ornés de feuilles d’acanthe, d’étoiles et de personnages. Une sacristie extérieure à la toiture en forme de carène, réalisée au XVIIIe siècle, flanque l’édifice au sud. L’église Saint-Pierre est classée monument historique depuis 1930. Sur le placître, un calvaire porte les statues de la Vierge et de saint Jean. Sur le flanc ouest se dresse le monument aux morts de la guerre de 1914-1918, réalisé dans un style sobre par le sculpteur René Quillivic: une femme en deuil portant la coiffe de Fouesnant prie pour ses morts. L’if situé au sud-ouest, à l’emplacement de l’ancien cimetière, a entre 260 et 300 ans, et son tronc mesure plus de 2,80 mètres de circonférence à 1,30 mètre du sol. La chapelle Sainte-Anne de Fouesnant fut construite à partir de 1685, à la suite d’un acte notarié concernant l’acquisition du placître, sur un site ancien de rassemblements et de pardons fréquenté par les marins. Selon la « Légende de Sainte-Anne », vers 1680 sainte Anne serait apparue en plein mois d’août dans un paysage hivernal, demandant l’édification d’une chapelle à cet endroit. Sa bénédiction, ainsi que celle de deux cloches, fut donnée par Louis Deshayeyx, recteur de la paroisse de Saint-Mollien.

Informations Clés

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Population

10.098 habitants

Région

Bretagne

Département

Finistère
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