Fretin

Histoire de Fretin

Fretin est une commune de Nord, en Hauts-de-France, qui compte 3 227 habitants. Le nom de la localité est mentionné sous les formes Fretin en 1107; de Fritinio en 1108; Firtin en 1174; Fertin en 1218, dans le titre de la Maison de Harnes, puis en 1245 il figure dans le cartulaire de Saint-Etienne de Lille, et dans celui du cartulaire de l’ Abbiette de Lille en 1279. Du nom de personne germanique Frittin

Les habitants de Fretin obtinrent de la comtesse Marguerite le droit de pâturage pour leurs bestiaux dans les marais de leur voisinage, moyennant une redevance annuelle de quarante sols, monnaie de Flandre, payables à Lille. En 1480, pendant la guerre que Louis XI menait contre la maison capétienne de Bourgogne, cent-vingt cavaliers français firent un grand ravage dans les environs de Lille et emportèrent un grand butin. À leur retour ils furent attaqués à Fretin par les paysans et perdirent quinze hommes. Les autres furent tous faits prisonniers et amenés à Lille. Fretin était une terre franche, elle faisait l’objet de privilèges, dépendante de la juridiction de Cysoing. Sont données à Versailles, des lettres confirmant l’érection de la terre de Fretin en baronnie.

Fretin avait été érigée en baronnie par le roi d’Espagne en 1666, mais les guerres n’ont pas permis que les lettres effectuant cette érection soient enregistrées. John Churchill (1650-1722), de Marlborough, baron Churchill (1682), comte de Marlborough (1689), y établit son quartier général, afin de marcher directement sur Paris. Mais conseillé par le prince Eugène, plus prudent, les Alliés feront le siège de Lille, la plus puissante forteresse d’Europe à l’époque. Tandis que le duc commande les forces de couverture, le prince supervise le siège de la ville qui se rend le. Avant la Révolution française, Fretin était le siège d’au moins une seigneurie, ce qui explique pourquoi plusieurs personnages différents sont dits seigneurs de Fretin à des dates très proches ou qui se chevauchent. Jacques de Lannoy, seigneur de Fretin et Paul de Lannoy, seigneur du Chastel, frères de Jean de Lannoy, anobli le, moyennant finances.

Emmanuel d’Haussy est seigneur de Fretin en, lorsque la terre de Fretin est érigée en baronnie. Fretin avait été érigée en baronnie par le roi d’Espagne en 1666. Son château de Fretin où il réside normalement a été plusieurs fois pillé par des gens de guerre et les titres ont été perdus, bénéficie le, à la suite de sa requête, d’une sentence de noblesse établie par la gouvernance de Lille (le gouverneur). Chevalier, seigneur de Fretin, Bersée, et du Carnoy, capitaine de cavalerie au régiment de Chartres (régiment de Chartres dragons), puis passé au régiment de Montohar le, Pierre Allard nait à Lille en (baptisé le ). Il devient bourgeois de Lille le et meurt en 1717. Il épouse par contrat du Marie- Florence-Joseph de La Haye, fille de Philippe-Charles, chevalier, seigneur d’Ennequin, et de Marie-Anne-Eugénie de Cassina, les degrés généalogiques du présentés dans la requête de 1699, ne paraissent pas bien prouvés; le bénéficiaire était issu d’une famille commerçante de Lille dont l’accès à la bourgeoisie datait de 1502, et qui avait établi des comptoirs ou succursales à Arras et Cologne.

Par cette sentence, Pierre-Allard de Lannoy se fait reconnaitre descendant en ligne directe et masculine de Jean de Lannoy, seigneur de la Frumanderie à Croix, fils légitimé de Guilbert de Lannoy, chevalier, seigneur de Beaumont à Hem et de Santes en 1390, cadet de l’illustre maison de Lannoy. Pierre-Allard de Lannoy est nommé rewart (chef de la police) de Lille en 1710 et 1712, mayeur (maire) en 1711 et meurt en 1717. En 1699, ayant acheté les seigneuries de Bersée et de Wastines ou de Wattines (seigneurie sur Bersée) à crédit au prince de Robecq, et n’ayant pu les payer, ses créanciers firent vendre par décret ses terres de Bersée et de Wastines puis sa seigneurie de Fretin qui fut adjugée le à Marie-Catherine Stappaert, veuve de Pierre Delespaul, secrétaire du roi en la chancellerie du Parlement de Flandres, au nom de son fils Jean-Baptiste Delespaul, écuyer, seigneur des Wastines, pour la somme de 88 000 florins. Sous la Convention nationale, le représentant en mission dans le Nord Florent Guiot s’insurge: les municipalités de certaines communes du département se montrent trop tièdes pour appliquer les mesures prises par le pouvoir contre la religion. Fretin fait partie de celles-ci mais en fait c’est la population qui pousse les élus à agir ainsi. La municipalité a laissé l’église se rouvrir et a laissé les habitants s’y rassembler en fructidor an II (mi-août-mi ) car ils ont demandé à pouvoir « délibérer si l’église serait ouverte et s’ils reprendraient leur ci-devant curé ».

Patrimoine religieux

Avant 1789, elle abritait le tombeau du, en pierre de Tournay, de Jean de Saint Pierre Maisnil (dit de Hingueites) et de ses deux épouses. L’archéologue, ethnologue et historien Lucien de Rosny en a fait un croquis dans son ouvrage « 1838. Histoire de Lille, capitale de Flandre française, depuis son origine jusqu’en 1830 », (p. 133).

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

3.227 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Nord
(59)

Trouver une église à Fretin

Recherche
No data was found