Frontignan

Histoire de Frontignan

Frontignan est une commune de Hérault, en Occitanie, qui compte 23 808 habitants. La commune a été connue sous les variantes: in Frontiniaco (1036-1060), S Petri de Frontiniano (1109), castellum et villam de Frontiniano (1112), castel de Frontinan (1112, 1187), castro de Frontiniano (1155), luoc de Frontinha (1361), Frontignan (1552, Rabelais, Le Quart Livre) etc. Le nom de la ville provient d’un propriétaire terrien gallo-romain, gentilice latin Frontinius + suffixe -anum, ou bien surnom Frontinus + suffixe -i-anum. Le lieu de Frontiana figure sur le gobelet de Vicarello, mais doit se trouver près de Loupian.

En occitan la ville se nomme « ».

Datant du, une mise à jour au cours de travaux est effectuée, en 1966, du dit « chemin des romains » d’une nécropole puis recouverte pour élargissement de la rue, au carrefour de la Coste. Au cours du, l’église et sa tour de guet fait partie des premiers édifices de Frontignan qui dépendait du diocèse de Maguelone. Au début du, Frontignan est rattachée à la maison de Barcelone, à la suite du mariage de Marie de Montpellier en 1204. Au, la ville revient à la couronne de France en 1349. En 1361, Frontignan est prise par des routiers commandés par Seguin de Badefol et partiellement détruite. Durant l’année 1362, la ville est fortifiée par la construction de la grande tour et de remparts.

Ces derniers ont été détruits et la grande tour est devenue le clocher de l’église. Au, Frontignan est attaquée et pillée par les protestants en 1560. Durant l’année 1562, l’artisan M. Chauvin est récompensé pour sa bravoure. Après l’assaut de la cathédrale de Montpellier par les protestants, en 1567, les chanoines de la cathédrale se réfugient à Frontignan. Au cours du, le roi Louis XIII et Richelieu se retrouvent à Frontignan le.

Durant l’année 1666, la ville de Frontignan cède une partie de son territoire pour créer la ville de Sète, qui portait le nom de « Cette » à l’époque. Cette dernière commence les travaux de la création de son port et organise les premiers tournois de joutes nautiques. Dans la même année débutent les travaux du canal du Rhône à Sète, ils s’achèvent en 1811 à Beaucaire pour les relier au Rhône. L’intendant de Bezons donne son accord à Pierre-Paul Riquet pour créer une chaussée au travers de l’étang. Constituée de pierres, d’où son nom de Peirade, elle a donné son nom au quartier de la Peyrade. Avant cette création, il fallait emprunter un gué pour se rendre à Sète.

En 1679, le philosophe anglais John Locke séjourne à Frontignan et fait l’éloge du muscat blanc qu’il appelle « Frontiniac ». Au début du, les Anglais débarquent à Sète en 1712. Ils sont repoussés à la Peyrade par le duc de Noailles venu de Montpellier. Pour acheminer la statue équestre de Louis XIV (œuvre des sculpteurs parisiens Simon Hurtrelle et Pierre Mazeline) qui sera inaugurée en 1718 sur la Promenade du Peyrou, des travaux sont réalisés dans le canal des étangs en raison de la sécheresse et d’un étiage bas, pour rejoindre le cours d’eau du Lez. En 1730, un arrêté est promulgué du Conseil d’État pour définir les limites entre les communes de Sète et Frontignan. Durant l’année 1787, Thomas Jefferson, futur président des États-Unis, séjourne à Frontignan et commande de muscat.

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire des sans-culottes » en l’an II. Aux alentours de 1830, un navire marchand sombre au large des Aresquiers quelques jours après son départ. Parti du port de Marseille pour un voyage de deux à trois mois en direction des Antilles, sa cargaison est composée d’huile d’olive. En 1839, la ligne de chemin de fer de Montpellier à Sète est mis en service en passant par Frontignan. Les voies seront électrifiées en 1947. Durant l’automne 1907, de graves inondations touchent le sud de la France.

Le Lez et la Mosson, deux cours d’eau de l’Hérault, sont en crue. Leur déversement dans les étangs fait rapidement monter le niveau de l’eau. Durant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1942, la ville accueillait une batterie du régiment de DCA, installée sur la route de la plage au lieu-dit Le Caramus. Ces locaux, aujourd’hui remplacés par les arènes, furent désertés à l’arrivée des Allemands au mois de. Ceux-ci les réquisitionnèrent, ainsi que des bâtiments communaux tels l’école Anatole-France ou encore le théâtre. Les plages furent minées, sur le sable ainsi qu’au large, et ils construisirent plusieurs blockhaus et batteries.

L’armement allemand à Frontignan-Plage était composé de: Quatre canons Skoda de, un canon Bofors suédois, un canon Oerlikon suisse de, un canon double Hotchkiss de, deux canons quadruples Hotchkiss de et quatre batteries anti-aériennes de, 100 à furent nécessaires pour tenir cet armement. Les 13 et, des bombardements détruisent plusieurs pièces d’artillerie allemande, tuant également plus d’une dizaine de soldats ainsi que le lieutenant qui commandait le lieu. Les Allemands quittèrent la ville le, ayant reçu l’ordre d’évacuer à la suite du débarquement de Provence. Parmi les réseaux et mouvements de la Résistance, des frontignanais formèrent le groupe « Samson », qui faisait partie des Forces Françaises de l’Intérieur. La ville fut bombardée par la 15th USAAF le. À, les sirènes se déclenchèrent et à, les premières bombes atteignent la raffinerie de pétrole.

Quelques minutes plus tard, une seconde vague d’avions arrive, mais ceux-ci, trompés par les fumées, bombardèrent une partie de la ville. Ce bombardement tua, et une majorité des bâtiments du centre-ville furent détruits ou endommagés. La reconstruction ne se termina que plus tard, modifiant considérablement l’aspect du centre-ville, qui perdit son caractère de ville méridionale et ses petites rues pour une bourgade au plan désormais plus aéré. Dans la nuit du 27 au, lors d’un épisode de forte mer, le pinardier le « Roger-Juliette » fit naufrage à quelques centaines de mètres de la plage Les Mouettes. Le directeur d’une colonie de vacances aperçut, vers, les feux d’un bateau en détresse qui venait de subir une panne des machines. La force des vagues le coucha sur le flanc au moment où sa coque toucha le fond.

Appelé sur place, le maire Georges Aillaud, organisa rapidement les secours. Malheureusement, les pompiers de Frontignan et même ceux de Sète n’avaient aucun moyen pour aider les marins (la flotte de sauvetage de Sète avait été détruite par les Allemands durant la guerre). Ils tentèrent en vain de les secourir à l’aide de fusées lance-filins mais le fort vent et la mer démontée rendirent inutiles leurs efforts. Le naufrage fit six victimes, il n’y eut qu’un seul survivant, et relança la nécessité d’avoir une force de sauvetage en mer sur cette partie de la côte méditerranéenne. Le Roger-Juliette était un navire de de long, construit en 1916, enregistré à Lorient et appartenant à la compagnie Tarin et Yvon. Lors d’un voyage officiel dans le Sud de la France, le président de la République Charles de Gaulle fait une halte à Sète.

Le président de la République François Mitterrand.

Informations Clés

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Population

23.808 habitants

Région

Occitanie

Département

Hérault
(34)

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