Fumay
Histoire de Fumay
Fumay est une commune de Ardennes, en Grand Est, qui compte 3 151 habitants. Nom d’un homme Germanique Filiman suivi de la finale -ay.
Fimai et Fimahin (vers 1100), Fiman (1178), Fimania (1182), Fimain (1216), Fyma (1222).
On raconte que saint Materne, un moine évangélisateur établit au, à l’emplacement d’un site romain situé à proximité de l’Alyse, une chapelle qu’il dédia à la Vierge, appelée localement sous le vocable de Notre-Dame de Divers-Monts. On raconte aussi qu’il l’aurait érigé après avoir tué, dit-on, « le fameux serpent qui terrorisait les bois de Fumay ». Les premiers habitants se seraient ensuite installés autour de cet édifice, desservi par les moines de la collégiale de Molhain. En 762, Pépin le Bref cède les terres qui correspondent aujourd’hui aux communes de Revin, Fumay et Fépin à l’abbaye de Prüm (ville de l’actuel land allemand de la Rhénanie-Palatinat), lesquelles acquièrent alors le statut particulier de terre franche.
Le seigneur abbé, pour le représenter sur ses terres, mais aussi pour les protéger, désigne un avoué dont le rôle gagne en importance au détriment de l’abbaye. En 1222, la signature d’un texte, dit « charte de Fumay », précise les droits et obligations de chaque partie. Mais, en 1288, l’abbaye perd toute prérogative sur la désignation de son avoué, quand celui-ci vend sa charge d’avouerie à Jean II d’Avesnes, prince du Hainaut. En 1433, Jacqueline de Bavière, dernière héritière directe de Jean II d’Avesnes, se voit dans l’obligation de céder ses terres, dont la charge d’avouerie de Revin, Fumay et Fépin à son cousin germain, Philippe le Bon, duc de Bourgogne.
Il revendra cette dernière en 1453 à Antoine de Croÿ, comte de Porcien et seigneur de Renty. À sa mort, l’avouerie est transmise à son fils Philippe puis Philippe II, prince de Chimay que Charles Quint élève, pour services rendus, au titre de duc d’Arschott. En 1610, la charge est vendue aux Aremberg, princes de Chimay puis, en 1689, à Jacques Théodore, comte de Bryas, archevêque de Cambrai. Si Fumay est une terre franche, son administration la place dans la zone d’influence des Pays-Bas.
Patrimoine religieux
L’église est placée sous le patronage de saint Georges. Elle a été construite d’après les plans de Jean-Baptiste Couty, architecte originaire de Sedan. Ce dernier a dessiné et suivi une trentaine de constructions d’églises sur le département des Ardennes, dont les plus importantes sont l’Église Notre-Dame-de-Bon-Secours de Neuvizy et celle de Douzy, au style proche et construit avant l’édifice fumacien.
L’origine du projet de construction remonte à 1862 quand les membres du Conseil de Fabrique s’alarmèrent auprès du préfet de la vétusté de l’église, laquelle devenait trop petite pour accueillir l’ensemble des paroissiens. Au premier projet, correspondant à un agrandissement, succéda la reconstruction totale de l’édifice. Les travaux, commencés en 1872, s’achevèrent en 1876.