Gaillac
Histoire de Gaillac
Gaillac est une commune de Tarn, en Occitanie, qui compte 15 663 habitants. En occitan son nom est Galhac.
Des traces d’un habitat gallo-romain existent dans les textes. Des fouilles faites sur le site de l’abbaye Saint-Michel confirment ces dires. À l’époque, il ne s’agit probablement que d’une villa, la ville locale de l’époque se trouvant sur l’autre rive du Tarn, dans l’oppidum de Montans. Sur ce site, des ateliers de potiers ont été exhumés. Plus tard, au, un texte relate le legs de Gaillac à la cathédrale de Cahors par son évêque, saint Didier. Un domaine religieux a donc succédé à la villa.
Le consul Cabrol périt en tentant de s’interposer et les réformés sont précipités dans le Tarn depuis l’abbaye. En 1568, les huguenots reprennent la ville. Les catholiques se réfugient dans le château de l’Hom. Pour les en déloger, les assaillants mettent le feu au faubourg de l’Hom. La loi rigoureuse des protestants est appliquée: des prostituées ont l’oreille coupée, les lieux de culte sont saccagés et les remparts sont consolidés. En 1570, la paix autorise les catholiques à reprendre leur culte.
Les troupes papales sévissent jusqu’en 1572 où 80 protestants sont enfermés et massacrés le. La ville restera alors catholique. En centre-ville, donnant sur la place du Griffoul une halle à arcades de brique est construite en 1842. Un pont suspendu est bâti en 1839 pour remplacer le bac entre Gaillac et Brens. Son rôle efface celui du port. Ce dernier exportait des produits agricoles en gabarres jusqu’à Bordeaux enrichissant des marchands et faisant vivre une population laborieuse importante.
(tonneliers, fabricants de gabarres, manœuvres, auberges pour les voyageurs et les mariniers…). Une crue du Tarn importante inonde le quartier du port en, après un hiver très humide. Un moulin y succombe et les maisons insalubres de la ville basse sont très abîmées.
Patrimoine religieux
Son existence est connue depuis le. Il est attesté qu’en 972 une communauté bénédictine est présente: elle a initié le développement agricole et économique à partir de l’exploitation du vignoble et du trafic commercial du vin sur le Tarn. L’abbaye est en partie reconstruite en 1271 sur le style du gothique méridional. En 1524, elle est sécularisée, un chapitre de chanoines remplace la communauté, mais le titre abbatiale est conservé.
Dévasté par les protestants à deux reprises, l’édifice est reconstruit et redécoré de 1570 à 1620. À nouveau dégradée durant la Révolution, elle sert d’entrepôt et de four à salpêtre, avant de retrouver son rôle sous le Concordat. C’est en 1849 que l’entrée nord étant fermée, une autre est ouverte sur la façade ouest où l’on plaque un portail néoroman (œuvre d’Alexandre du Mège). De gros travaux de restauration depuis la fin du ont été entrepris jusqu’à la rénovation complète des bâtiments abbatiaux dans les années 1990.
Sont protégés les anciens bâtiments abbatiaux avec leurs murs de soutènement sur le Tarn, y compris l’hôtel de Paulo (actuel presbytère, 42 place Maurice-et-Eugénie-de-Guérin), inscrits au titre des monuments historiques par arrêté. Le Musée des beaux-arts de Gaillac est abrité dans le château de Foucaud. Le bâtiment est classé au titre des monuments historiques depuis 1935 pour le pavillon de lecture et en 1945 pour le parc et le château. Il comporte une collection du peintre Firmin Salabert (1811-1895), élève d’Ingres, qui a donné à la ville ses tableaux.
Le maire de Gaillac cherche un lieu pour les exposer et après de longues tractations, l’achat du château de Foucaud est réalisé en 1903. D’autres artistes locaux sont aussi visibles, comme Henry Loubat (1855-1926), Charles Escot (1834-1902), Raymond Tournon père (1870-1919) et fils (1901-1975). Le sculpteur Jules Pendariès (1863-1933) est exposé depuis peu.