Gannat
Histoire de Gannat
Gannat est une commune de Allier, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 5 759 habitants. Le nom originel de la ville de Gannat est Watenacum comme cela est attesté par des monnaies mérovingiennes où figure la mention latinisée Vaddinacum ( siècle). Il provient de la fusion d’un nom de seigneur germanique – Watenus – complété par un suffixe gallo-romain qui veut dire.
En rouge sombre: le bourbonnais du Croissant; en bleu: le bourbonnais d’oïl; en vert: l’arpitan. Le bourbonnais du Croissant,qui fait partie de l’occitan, donne par la suite la forme Gatnat.
Les traces les plus anciennes découvertes à Gannat remontent à quelque vingt-trois millions d’années. Ce sont des brachypothères, autrement dit des rhinocéros de la fin de l’Oligocène et du début du Miocène. On trouve aussi des poissons, reptiles, tortues ou crocodiles, des oiseaux galliformes, des mammifères, des marsupiaux, des insectivores, rongeurs et carnivores. Le site est particulièrement riche en fossiles de rhinocéros.
Dès 1854, Duvernoy fit même la description d’un spécimen dit Acerotherium gannatense (le nom officiel restant Diaceratherium lemanense, le « Diaceratherium » de la Limagne). Le squelette le plus complet de rhinocéros fut découvert en 1993 quand d’importants fossiles furent mis au jour sur la carrière de la Sichaux (près du Mont Libre) par le paléontologue François Escuillié (notamment découvreur d’un petit mammifère proboscidien, ancêtre de l’éléphant d’il y a 50 millions d’années). Ce dernier fut également à l’origine de la création de l’association Rhinopolis en 1994 et fondateur de Eldonia, société entre autres spécialisée dans la rénovation de fossiles et dont les activités étaient à l’origine liées à Rhinopolis. L’association Rhinopolis est toujours active sur la carrière de Gannat et depuis les années 1990 de nombreux ossements de rhinocéros ont été découverts, dont une en silex poli au lieu-dit Bègues, une hache polie (matière indéterminée) à Biozat, une autre à Charmes, deux autres à Poëzat, une hache en serpentine à Fleuriel, une lame à Échassières; elle est faite de dalles brutes posées sur champ et couvertes par des dalles horizontales.
Les squelettes sont couchés avec les bras allongés a peut-être été occupé au Néolithique. Aux Diagots se trouve un camp sur un promontoire escarpé, avec une table de pierre. Les Gaulois se sont romanisés peu à peu et l’on peut voir de nombreuses structures gallo-romaines dans les communes de Saint-Priest-d’Andelot, Bègues ou Mazerier. Des artisans fleurissent çà et là pour satisfaire la demande romaine.