Garges-lès-Gonesse
Histoire de Garges-lès-Gonesse
Garges-lès-Gonesse est une commune de Val-d’Oise, en Île-de-France, qui compte 42 841 habitants. Garges lez Saint-Denis, Garges pres Saint Denis, Garges en France, Garges lez Gonesse, Garges les Gonesse, Garges pres Gonesse, Garges-Gonnesse. L’étymologie de Garges proviendrait peut-être du germanique Wardja, place de garde. Avant de devenir officiellement Garges-lès-Gonesse par décret du paru dans le journal officiel du, la ville se nommait tout simplement GARGES.
La préposition « lès » signifie « près de », le nom de la commune signifiant littéralement « Garges près de Gonesse ». « Lès » ne doit donc pas être confondu avec l’article défini « les ».
L’existence de Garges est attestée en 832 sous le nom de Gahareim et dépend à cette époque de la puissante abbaye de Saint-Denis. La seigneurie de Garges ne semble jamais avoir appartenu à un seul seigneur, mais toujours à une diversité de personnages, ce qui était généralement le cas des anciennes dépendances directes au domaine royal. En 950, Garges est donnée en fief à Hugues le Grand. Il y a de nombreux bénéficiaires dont l’abbaye de Saint-Denis. Au, Garges est rattachée à la seigneurie de Bonneuil qui dépend du seigneur d’Arnouville. Vers 1750, la seigneurie de Garges est estimée à.
Au, l’essentiel des terres est acheté par Machault d’Arnouville, contrôleur général des finances de Louis XV, qui entreprend de grands travaux d’aménagement. Augustin Blondel de Gagny, trésorier de la Caisse des amortissements et collectionneur d’art, suit son exemple et fait aménager un petit château, rue des Paillards, actuelle rue Pierre Noël Duvivier, par l’architecte Pierre Contant d’Ivry. Pendant la Révolution, Machault d’Arnouville est arrêté et meurt en prison. Ses fils et celui de Blondel de Gagny partent en Allemagne pour rejoindre les émigrés royalistes. Le village vit à cette époque de la vigne, dont les grandes familles de vignerons sont propriétaires et implantées principalement rue des Menées (rue Marcel Bourgogne actuelle) comme les familles Delorme, Héloin, Deleuse, Mary, Bousselin etc mais également de l’extraction du gypse ( pierre à plâtre ) dans des carrières à ciel ouvert exploitées par les familles Henriette, Héloin et Couturier du au, puis par les familles Monnet et Cochet au jusqu’à l’extinction de cette activité en 1880, de la Lutèce est, au début du, en cours de construction.
Les rues ne sont pas revêtues et ne sont que des chemins de terre, qui deviennent des bourbiers par temps de pluie. En 1814 et 1815, le village souffre de pillages et de nombreuses destructions. Le Grand Château, vraisemblablement construit à la fin du 16è siècle par Camille Savari Marquis de Maulevrier pour lui servir de manoir seigneurial vendu en 1754 par le ministre Jean-Baptiste de Machault d’Arnouville à Nicolas Adrien de Boisneuf, son secrétaire qu’il fait nommer Contrôleur général des Invalides de la Marine), à l’abandon, est rasé en 1840. Il n’en subsiste rien: il se trouvait sur l’avenue Antoine-Demusois à son croisement avec les rues des chasseurs et Sylla Declémy;. Durant la guerre franco-allemande de 1870, les avant-postes prussiens occupent Garges, qui est alors désertée par sa population. Le village perd près de 20 % de sa population entre les recensements de 1866 et de 1872.
Après la défaite, en 1871, l’autorité militaire décide de construire une ceinture fortifiée au-delà des anciennes fortifications de la capitale. L’ennemi venant en général de l’est, la construction de ces forts constitue les postes avancés de Paris. En 1874, le fort de Stains est érigé à Garges en raison de ses d’altitude car Stains est en terrain plat mais les architectes lui gardèrent ce nom. Des lotissements sont érigés au début du annonçant une mutation du village en commune de banlieue. Entre 1910 et 1913, des sociétés financières parisiennes achètent des terrains à Garges et les revendent par lots. Des logements ouvriers y sont construits.
C’est ainsi que naît le premier lotissement de la Lutèce. À l’origine, il est habité principalement par des employés du gaz venant de Saint-Denis. Le recensement de 1911 nous indique que le quartier de la Lutèce est occupé par une seule famille En cette année 1911 il y a 589 habitants à Garges et 4 seulement à la Lutèce.Il s’agit de la famille GALAN, composée de Jean-Louis le père, terrassier,né en 1866, Ursule, la mère, ménagère, née en 1870, Marie Louise la fille, née en 1892 et une autre fille, Jeanne, corsetière de son métier née en 1895. D’autres lotissements sont construits à l’Argentière, à la Croix-Buard, à Carnot dans les années 1930 avec les habitations bon marché (HBM), des « maisons saines » rue Emile-Leven, rue Georges-Risler, rue d’Alsace et rue Gounod. Le Vieux-Pays demeure le centre de la ville. Dans l’après-guerre, les choix économiques du gouvernement, l’exode rural et la reconstruction amènent un flux de population venant de la province en région parisienne.
Cette politique a fini par créer une crise du logement sans précédent. Il est alors urgent de loger correctement ces travailleurs. Comme d’autres communes à proximité de la capitale, qui sont accessibles par le chemin de fer, Garges est choisie pour accueillir les nouvelles constructions. C’est pour répondre à cette demande que sont bâtis les grands ensembles immobiliers. Malheureusement, les pouvoirs accordés par l’État aux sociétés immobilières ne permettent pas à la ville de maîtriser son propre développement. C’est ainsi qu’au cours des années 1960, Garges vit l’édification – en prolongement de Sarcelles – de plusieurs grands ensembles sur d’anciennes terres agricoles à proximité de la nouvelle gare.
En effet, à partir de 1958 et jusqu’en 1969 est construit le plus grand d’entre eux: le quartier de la Dame Blanche, sur des plans de l’architecte Prix de Rome Noël Le Maresquier. Prévu à l’origine pour accueillir, le programme n’est finalement que partiellement réalisé avec. Ce sont ainsi au total qui sont ainsi construits entre la fin des années 1950 et le milieu des années 1970. Le village, dit Vieux-Pays, se trouve à l’écart du cœur de ville actuel, qui s’est déplacé vers l’ouest, entraînant l’édification d’une nouvelle mairie inaugurée en 1975 au centre du grand ensemble. La chaîne d’hypermarchés Cora a ouvert son premier magasin sous franchise Carrefour à Garges en septembre 1969. Une longue grève des loyers a eu lieu dans le foyer de travailleurs SONACOTRA en.
En dépit de l’opposition du maire, ce mouvement reçut la visite de soutien de François Mitterrand. Garges-lès-Gonesse a été la première étape de la campagne de Jacques Chirac pour l’élection présidentielle de 2002. Avec 17,3 % de son parc immobilier constitué en 1999 de logements individuels et 82,7 % de logements en immeubles collectifs, et 51,3 % de logements HLM, une faible mixité sociale, une grande jeunesse de la population et une grande taille des familles, la ville présente de nombreuses caractéristiques des « quartiers » de banlieue sensibles. La commune, connaissant des difficultés urbaines et sociales, a été l’une des premières à bénéficier d’une convention avec l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), en vue de restructurer les quartiers des Doucettes, de La Muette, de La Dame-Blanche (ouest), tous réputés très difficiles, l’enjeu étant d’attirer les classes moyennes ayant quitté la commune et de créer de la mixité sociale. Des destructions ont commencé, de petits immeubles ainsi que 200 pavillons ont été construits, des copropriétés rénovées. Garges possède des atouts que la municipalité a déployé pour accroître ses commerces et améliorer son cadre de vie dans le cadre de la communauté d’agglomération Val de France.
Depuis l’été 2013, le tramway Saint-Denis – Garges-Sarcelles, relie désormais Garges Sarcelles à Saint-Denis. Les travaux de rénovation du centre commercial Arc-en-Ciel, près de la mairie, en centre-ville, ont commencé depuis l’été 2013. La vie politique locale est également rythmée par le tissu associatif, par les associations sportives et les centres sociaux. 8 et: À Bordeaux, lors des journées d’échanges de la rénovation urbaine (Jéru), Garges-lès-Gonesse est récompensée pour son programme de rénovation urbaine de la Muette. Elle est la seule ville francilienne sur les 10 primées parmi 57 villes ayant répondu à un appel à projets organisé par l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine et la Caisse des Dépôts et Consignations.