Gennevilliers

Histoire de Gennevilliers

Gennevilliers est une commune de Hauts-de-Seine, en Île-de-France, qui compte 49 410 habitants.

On a trouvé à Gennevilliers des néolithique puis des pièces de monnaie gauloises, romaines, mérovingiennes, etc., prouvant un peuplement ancien et continu, au moins depuis l’époque gallo-romaine. La Seine joua à travers les siècles un rôle essentiel dans le développement de Gennevilliers et de son hameau Villeneuve-la-Garenne, aujourd’hui une commune à part. Terre d’agriculture, d’élevage, de pêche et de chasse, Gennevilliers est rattaché à l’abbaye de Saint-Denis du Moyen Âge jusqu’à la Révolution. Le territoire appartient au domaine royal sous les Mérovingiens et, au, il fait sans doute partie du legs attribué par Dagobert à l’abbaye de Saint-Denis. Les premières traces écrites connues de l’existence de Gennevilliers remontent à 875, et permettent de savoir que la ville souffre des invasions normandes. Un relevé de la dîme de 1218 mentionne le hameau de Gennevilliers. La ville subit les combats de la guerre de Cent Ans. En 1248, Guillaume III Macorris, abbé de Saint-Denis, affranchit les serfs des villages situés dans la Garenne, dont Gennevilliers.

Les nouveaux arrivants seront libres moyennant la somme de versée à l’abbaye. Gennevilliers est également une dépendance d’Asnières-sur-Seine jusqu’en 1302, date à laquelle elle fut érigée en paroisse. Une chapelle bâtie par les habitants est érigée en 1302 en église paroissiale par Simon de Bucy, évêque de Paris. Bien que la ville soit située à seulement du centre de Paris, sa situation dans la boucle de la Seine a longtemps tenu la « presqu’île » de Gennevilliers à l’écart des grands courants de l’histoire Le village souffre beaucoup dans les guerres civiles sous Charles V, Charles VI et Charles VII. En 1411, le parti orléaniste le mit au pillage, puis Antoine de Craon le reprend la même année. Gennevilliers a souvent eu des inondations; la grande crue de 1740 la détruit en partie. Saint Vincent de Paul est un des premiers à venir en aide aux pauvres habitants inondés.

En 1746, le maréchal de Richelieu fait bâtir par Giovanni Niccolò Servandoni le château de Gennevilliers, entouré d’un parc à fabriques avec une superbe glacière, où il reçoit Marie Leczinska, Louis XV et Madame de Pompadour qui pratiquent la chasse dans les garennes et les bois giboyeux de Gennevilliers. C’est dans ce château qu’est créé le 26 Le Mariage de Figaro de Beaumarchais. Avant la Révolution, quatre grands propriétaires sur dix-huit dans la région habitent Gennevilliers. Ils se partagent plus de la moitié des terres cultivables de la commune soit. La Maison royale de Saint-Cyr (Maison royale de Saint-Louis) et l’abbaye de Saint-Denis en possèdent 165 et appartiennent à la paroisse. Les 310 petits propriétaires restant se partagent, soit un peu plus d’un hectare chacun. Ce voluptueux séjour y attirait une foule de personnes de la cour de Louis XV. Il appartient aujourd’hui à M.

. À la fin du, de nombreux impressionnistes (Cézanne, Monet, Berthe Morisot, Renoir, Alfred Sisley et Van Gogh entre autres) fréquentèrent Gennevilliers où habitaient la famille Manet et le peintre Gustave Caillebotte. Ils y peignent de nombreux tableaux. En 1881, Gustave Caillebotte achète une parcelle au Petit Gennevilliers (ce quartier était situé entre les ponts d’Argenteuil et le pont de Colombes). Avec son frère, ils font construire juste au bord de la Seine une maison en meulière de deux étages, puis une petite maison à un étage avec un atelier pour Gustave.

Il achète d’autres parcelles et se lance dans la construction navale (chantier naval « Luce »), construit un hangar à bateaux et une longue serre (en 1888). Le développement industriel de Gennevilliers prend son essor tardivement, au début. La desserte ferroviaire vers la gare du Nord, réalisée en 1909, ainsi que le tramway, allant tous deux vers Paris, entraînent la construction d’usines de façon un peu chaotique. D’importantes entreprises, notamment liées à l’automobile, s’y installèrent et la commune et ses environs accueillirent également de nombreux chiffonniers et ferrailleurs. De bourgade paysanne dominée par quelques propriétaires terriens, Gennevilliers devint, entre les deux guerres, plus populeuse et ouvrière. La crue de 1910 n’épargne pas Gennevilliers ni son hameau. Les digues sont complètement submergées et le refoulement des eaux d’égouts contribue à rendre la catastrophe encore plus violente. Les dégâts sont gigantesques sur l’ensemble de la commune de Gennevilliers.

Plus de sont touchées, 150 sont évacuées et 13 complètement écroulées. Profitant de l’essor industriel de la commune, le hameau de Villeneuve-la-Garenne, se sépare de Gennevilliers en 1927 et devient une commune à part entière. Le 21 mars 1915, durant la Première Guerre mondiale, plusieurs bombes sont lancées d’un ballon dirigeable allemand Zeppelin qui explosent au rue Amélie et au rue Eugénie Pendant la Seconde Guerre mondiale, Gennevilliers subit dix bombardements alliés. Ceux occasionnent le plus de dégâts sont ceux du et du au cours desquels beaucoup d’usines sont endommagées (Chenard, Gnôme et Rhône, etc., mais également beaucoup de maisons individuelles (69 immeubles) et plus de 250 dossiers immobiliers sont déposés en octobre 1944. Ces personnes, parfois sans travail, se trouvent dans une situation critique. Elles sont contraintes de s’installer dans des constructions sommaires, en bois ou en tôles. L’univers des bidonvilles envahit peu à peu les terrains vagues, conférant un aspect de misère à plusieurs quartiers de la ville.

Ces îlots seront, plus tard, rasés pour faire place, entre autres, au centre commercial et administratif. Depuis cette « révolution industrielle » gennevilloise et surtout depuis l’après-guerre, une population nouvelle venant de toutes les régions de France et de nombreux pays d’Europe et d’Afrique du Nord s’installe à Gennevilliers. C’est le cas de la famille d’Isabelle Adjani, par exemple. Cet afflux massif de familles et travailleurs pour la plupart d’origine très modeste s’est aussi traduit par des bidonvilles et logements insalubres qui ont depuis beaucoup régressé, mais pas disparu. L’industrialisation de la commune, le développement d’infrastructures dont l’échangeur autoroutier, et la construction de nombreuses HLM comme la cité Agnettes, premier grand ensemble de la ville bâti en 1955, le Fossé-de-l’Aumône avec logements construits en 1961 et surtout la cité du Luth, entre 1971 et 1973. Gennevilliers se fond ainsi dans le tissu urbain de la banlieue parisienne dans les années 1970-1980. Plus récemment, un nouveau « centre administratif » (mairie et autres services) géographiquement plus central dans la commune est apparu et quelques quartiers de la ville ont été modernisés. Si, aujourd’hui, Gennevilliers est un centre industriel et logistique important de la région, la ville reste cependant plus connue en France pour abriter le refuge de la Société protectrice des animaux (SPA), le plus grand refuge animalier d’Europe.

Le refuge avait initié d’importantes rénovations en 2021. Le chantier est en 2023 à l’arrêt à la suite de la défaillance du groupe de BTP retenu. En août 2012 l’Inrap a entamé dans le quartier du Village une série de fouilles préventives qui ont mis au jour des vestiges médiévaux sur l’emplacement même d’un futur lotissement. Le 24 juillet 2024 Gennevilliers a accueilli le relais de la flamme olympique des jeux de Paris 2024. Parmi les relayeurs on trouvait le champion de taekwondo Pascal Gentil. À cette occasion des festivités sportives furent organisées. À la fin du le secteur du Petit-Gennevilliers devient rapidement industriel. En 1886, Modeste Goulet, époux d’Eugénie Turpin, installe la première succursale de son magasin rémois au 78, rue de l’Arbre-Sec (rue Paul-Vaillant-Couturier).

Grâce à ce développement les établissements Goulet-Turpin créent de nouveaux entrepôts à Gennevilliers, avenue des Grésillons (le nom apparait encore sur les entrepôts près de la gare du RER). Vers 1887, une usine de construction mécanique est créée par Eugène Monceau et Frédéric Gaillardet. Louis Seguin (mort en 1918), jeune ingénieur achète cette usine en 1896 et met au point le moteur à pétrole Gnom d’où naît la société des moteurs Gnome crée en 1905. Depuis cette date, l’usine Le Gnome ne cesse de s’agrandir grâce à des échanges ou des achats de terrains, en 1910 le terrain de Gustave Caillebotte est englobé par l’usine qui atteint une superficie d’environ. Ce moteur entrera dans l’Histoire grâce à Léon Morane qui bat le record du monde de vitesse le 9. La maison du peintre est préservée jusqu’en 1944. En 1899 Ernest Chenard et Henry Walcker (Argenteuil 1873 – 1912) installent un atelier rue Henri-Barbusse pour y fabriquer des cycles, des motocycles, des tricycles, des quadricycles, des voiturettes puis des moteurs. En 1905 c’est la Société d’éclairage, chauffage et force motrice (ECFM) qui s’installe entre l’ancienne gare de Gennevilliers et la route départementale (boulevard Dequevauvilliers dans la commune de Gennevilliers qui devient boulevard Charles-de-Gaulle dans la commune de Villeneuve-la-Garenne).

Cette usine à gaz est alors l’une des plus puissantes d’Europe. Elle emploie dès le début environ. Rapidement son emprise s’étend jusqu’au bord de Seine, le long de l’avenue Marcel-Paul et jusqu’au pont d’Épinay-sur-Seine, la RD 9 traversant le site. Elle occupe au plus fort et possède un réseau ferré de. En 1929, la dissidence d’un hameau pour former la commune de Villeneuve-la-Garenne place la limite communale à l’intérieur de l’usine. Les squelettes métalliques des quatre immenses gazomètres à toit coulissant (dont deux de ), qui marquent pendant plusieurs décennies le paysage industriel de la zone en étant visibles de très loin, se retrouvent sur la nouvelle commune et les fours sur l’amputée. En 1945, la société est nationalisée puis transférée à Gaz de France l’année suivante. Mais le gisement de gaz de Lacq, découvert en 1951, arrive dans les années 1960 par gazoducs.

GDF décide alors l’arrêt de la production en 1961 et l’usine commence rapidement à être démantelée. La société Chausson date de 1907. C’est une chaudronnerie originaire d’Asnières-sur-Seine qui se spécialise dès le début dans la fabrication de radiateurs puis se diversifie. En 1932 elle ouvre un atelier de carrosserie fournissant Ford, Citroën, Chenard, Delage. En 1936 elle rachète Chenard et Walcker. Pendant la Seconde Guerre mondiale le prototype du car Chausson est un succès et, après la guerre, elle devient le premier constructeur français de cars et véhicules lourds, occupant de terrain en plein cœur de la ville. En 1913 l’entreprise Carbone acquiert la ferme Biron, (sept hectares) située à l’angle du boulevard Zéphirin-Camélinat et de la rue Jean-Jaurès et s’y installe en 1914. Elle fusionne en 1937, avec la Compagnie lorraine des charbons pour l’électricité en prenant le nom de Carbone Lorraine.

En 1956, l’entreprise cède à la ville une parcelle de ce terrain pour y dresser le monument de la Résistance. En 1916 les aciéries Delachaux s’installent sur un terrain de qui va de la rue des Caboeufs à l’avenue du Pont-de-Saint-Ouen (actuelle avenue Louis-Roche). Cette usine est spécialisée dans la fonte, le modelage des pièces mécaniques, les roues de camions et de gros engins agricoles, les poulies ou la production de chrome. La même année, les établissements Behin originaires de Paris s’installent, avenue des Grésillons (boulevard Louise-Michel). L’usine qui fabrique des fûts, des tonnelets et des bidons peut désormais développer son activité consacrée au travail de la tôle et façonner des plaques de grandes dimensions et répondre aux besoins militaires. Elle acquiert rapidement une bonne réputation dans le domaine des emballages métalliques et du mobilier de bureau. En 1915, la société Gnome fusionne avec la société Le Rhône de Lyon pour devenir Gnome et Rhône. Cette nouvelle appellation participe à l’effort de guerre en fabriquant des moteurs d’avions, ce qui lui permet de se développer largement grâce aux commandes militaires.

L’usine se transforme: une unité de forge et de fonderie est créée. En 1919, le territoire de l’usine est tel qu’il ne reste plus que la propriété d’Eugène Paillart et le chantier naval « Luce » qui n’appartiennent pas à l’empire Seguin. Cette extension transforme et modifie la vie du Petit Gennevilliers. À partir de 1923, des motos sont produites sous le nom de Gnome et Rhône. En 1919 la centrale électrique thermique de Gennevilliers sort de terre grâce à l’Union de l’électricité (UDE). Cette centrale devient vite la plus importante de France et la plus grosse du monde. Située en bordure de Seine tout près du pont d’Argenteuil, son emplacement était déjà prévu avant la guerre, étant liée à un vaste programme d’électrification de la région parisienne. L’activité des turbines à vapeur cesse en 1985, mais EDF y installe en 1992 une turbine à combustion fabriquée par Alsthom Belfort.

Le reste de la centrale est détruit en février 2006. En 2015 le site n’est toujours pas entièrement réoccupé. Dès la fin des années 1960, la partie nord du site commence à être occupée par de nouvelles entreprises. Au milieu des années 1970 le site est une friche industrielle où table rase a été faite. À l’emplacement des quatre gazomètres se trouvent aujourd’hui deux entrepôts (celui d’un transporteur international et celui d’un groupe de la grande distribution). Toujours en 1919, l’usine Aubert et Duval spécialisée dans la fabrication des aciers spéciaux, s’installe dans le quartier de l’Arbre-Sec (rue Paul-Vaillant-Couturier). L’entreprise fournit les soupapes pour la 2CV Citroën et travaille également pour Bugatti, Delage, Hotchkiss et fabrique même des boîtes de vitesses pour hélicoptères. Elle fait désormais partie du groupe Eramet.

Entre 1921 et 1927, le nombre d’usines passe de 44 à 88. Les nouvelles usines occupent parfois plusieurs hectares. En 1928 commence la construction des deux premières darses du Port de Gennevilliers. Et en 1931 les deux premiers bassins du port de Gennevilliers sont terminés. Ils ne seront toutefois vraiment utilisés qu’après la Seconde Guerre mondiale, même si l’armée nazie s’en sert pendant le conflit pour ravitailler ses troupes. Le site de Thomson CSF est créé à Gennevilliers en 1934. Consacré à la fabrication de matériel radioélectrique pour les transmissions militaires. Les bâtiments sont remaniés en 1955 puis en 1970.

Aujourd’hui, les anciens laboratoires de Thomson sont occupés par les cafés Richard. En 1936, les laboratoires Mauchant s’installent 22, boulevard circulaire d’Épinay (actuel boulevard Zéphirin-Camélinat). Ils sont spécialisés dans les produits pharmaceutiques et en particulier les poudres pour bébés (le talc). En 1960 le laboratoire s’agrandit. En 1975 l’ensemble est transféré à Clichy. La même année, la maison Cinzano s’installe rue des Caboeufs. Les bâtiments comprennent les ateliers d’embouteillages, des chais, des bureaux et des magasins. À partir de 1957 cette société fusionne et devient Dubonnet-Cinzano.

Plus tard ce sont les établissements Vernhes, distributeurs de vins fins qui les remplacent. Lors de la Seconde Guerre mondiale, l’usine Gnome et Rhône, bombardée en 1942, est relativement épargnée mais elle est totalement anéantie lors du bombardement allié de 1944. La maison de Gustave Caillebotte, qui servait de laboratoire de chimie, est détruite. Seul le marteau-pilon reste debout! Entre 1946 et 1948, la société est reconstruite et s’étend encore. En 1946, Charles Tillon, ministre de l’armement favorable à une politique de renouvellement pour l’aéronautique et à la nationalisation, fait naître la SNECMA. Les établissements Bertrand et Cie sont complètement détruits en 1940 au Havre. Après la guerre, la compagnie fait reconstruire une semoulerie et une usine de pâtes alimentaires le long de Seine au bout de l’Avenue Louis-Roche.

Cette fabrique est exploitée depuis les années 1970 par Panzani. En 1955, les entrepôts et magasins Ford France se situent au bout de l’avenue du Pont-d’Épinay (actuelle avenue Marcel-Paul). Il s’agit d’un centre de fabrication à froid de vernis et de peintures à base de produits inflammables. Dans le quartier du Village, près de la place du marché, se situait un laboratoire de développement de film travaillant pour le cinéma (le bâtiment a été heureusement conservé). Celui-ci dépendait de la société CTM, ses locaux abritent depuis 2000 un centre de PMI.

Patrimoine religieux

La commune comprend de plusieurs monuments répertoriés à l’inventaire général du patrimoine culturel de la France.

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

49.410 habitants

Région

Île-de-France

Département

Hauts-de-Seine
(92)

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Église Sainte-Marie-Madeleine

Place Jean Grandel - 92230 Gennevilliers

Église Saint-Jean-des-Grésillons

17, rue du 19 mars 1962 - 92230 Gennevilliers

Église Notre-Dame des Agnettes

26 rue Louis Calmel - 92230 Gennevilliers