Gisors
Histoire de Gisors
Gisors est une commune de Eure, en Normandie, qui compte 11 919 habitants. Le nom de la localité est attesté sous la forme Gisortis en 968 (charte de Richard Ier), Castrum Gisortis en 1097 (Orderic Vital), Gisort en 1157 (bulle d’Adrien IV), Gisorz en 1160 (Robert du Mont), Gisorzcium en 1246 (cartulaire de Saint-Évroult), Gizortium au (cartulaire du prieuré des Deux-Amants), Gysorcium et Gysorz en 1308 (charte de Philippe le Bel), Gysors au chron. Cochon), Gesors en 1461 (archives de la Seine-Inférieure).
À l’époque gallo-romaine, la ville porte vraisemblablement le nom de *Gisoritum ou *Gesoritum. On y reconnaît deux éléments gaulois: le premier Giso- dans lequel Albert Dauzat identifie l’anthroponyme gaulois Gisus ou Geso- que François de Beaurepaire explique par un appellatif gaulois geso signifiant « pointe »(à noter que dès le stade du gaulois le passage de [e] à [i] est régulier devant [s] cf.
Gisors a été fondée probablement à l’époque gallo-romaine. La voie romaine Beauvais – Chartres passait non loin de Gisors, à Moiscourt. De nombreux accords y sont signés entre les ducs de Normandie et les rois de France, notamment en 965 où la paix de Gisors reconnaît l’autorité de sur la Normandie et préconise l’abandon de sa suzeraineté par Lothaire, roi des Francs. La ville commence à se développer vers cette période, car elle est alors située à la frontière du duché de Normandie et du Domaine royal français (partie du royaume directement sous l’autorité du roi de France).
Elle se développe autour d’une église, aujourd’hui disparue.
En 1119, la ville voit le passage du pape qui revient du concile de Reims. Le roi d’Angleterre invite ses hôtes à examiner les connaissances de ses protégés, les jumeaux de Beaumont, qui sortiront vainqueurs d’une discussion philosophique avec les cardinaux. Gisors devient, au cours des siècles suivants, un lieu de rencontre entre les rois d’Angleterre et de France. En 1169, Thomas Becket de Cantorbéry se rend à Gisors un an avant son martyre.
Une chapelle lui sera dédiée près de la grande tour où une messe sera dite jusqu’à la destruction de la chapelle en 1793.
Le est signé le traité de Gisors entre Philippe Auguste et, qui marque la fin de la série de guerres continuelles entre le roi de France et le duc de Normandie. Le: au départ de la troisième croisade à Gisors, Philippe Auguste, d’Angleterre et Philippe d’Alsace comte de Flandre conviennent de distinguer leurs hommes par couleurs. La croix de gueules (rouge) est attribuée aux Français, d’argent (blanc) aux Anglo-Normands et de sinople (vert) aux Flamands. Malgré leur promesse lors de l’entrevue, les souverains français et anglais ne partent pas immédiatement et se font même la guerre durant une année.
Patrimoine religieux
Le château de Gisors est une construction du (1096) décidée par Guillaume II d’Angleterre et confiée à Robert II de Bellême dont le donjon occupe une motte castrale. Dans les années 1950, le gardien du château, Roger Lhomoy, entreprit le creusement de nombreux souterrains qui finirent par déstabiliser la motte et provoquer des fissures dans le donjon.
Le maire ainsi que plusieurs habitants se rendirent sur les lieux mais le souterrain était tellement profond que personne ne voulut descendre.