Gonfreville-l'Orcher

Histoire de Gonfreville-l’Orcher

Gonfreville-l’Orcher est une commune de Seine-Maritime, en Normandie, qui compte 8 961 habitants. Gonfreville n’est attesté que sous une forme tardive à finale latinisée Gonfrevilla au, cependant Gonfreville-Caillot, également en Pays de Caux, est mentionnée dès le en tant que Gunfredi villa. François de Beaurepaire y reconnait le nom de personne germanique Gundofridus / Guntfridus suivi du bien connu -ville, au sens ancien de « domaine rural ». Il existe encore une troisième commune nommée Gonfreville dans la Manche.

En outre, cet anthroponyme est contenu dans Ménil-Gonfroi, ancienne commune de l’Orne, et dans la généalogie de la famille d’Osmond. Le patronyme Gonfray est apparemment attesté dans les seuls départements de la Seine-Maritime et du Calvados avant la Grande Guerre; de même pour la forme Gonfrey dans la Manche et enfin pour Gonfroy dans le Calvados, la Seine-Maritime et la Manche. Remarque: cette localisation uniquement en Normandie et dans la zone de diffusions des toponymes [anglo-]scandinaves incitent à considérer qu’il peut s’agir aussi du nom de personne norrois Gunnfriðr.

On ne conserve en outre aucune trace d’un t ou d’un d dans les formes anciennes des différents Gonfreville. Gonfreville tient son qualificatif d’-Orcher, adjoint au, de la célèbre famille Aurichier qui tirait justement son nom du château d’Orcher (jadis Aurichier) dans la même paroisse.

La commune est composée des trois quartiers Gournay-en-Caux, Mayville et le plateau, chacun ayant son histoire et son identité. Jusqu’à la fin du, la commune n’était encore qu’un gros village malgré la présence d’usines importantes, telles la fonderie Bassot et la Corderie du Commerce dans le hameau de Gournay-en-Caux. L’implantation des usines Schneider (aujourd’hui Safran) à Mayville puis la construction d’une raffinerie de pétrole en 1931 vont commencer à modifier la physionomie de la ville. Mais ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale que Gonfreville -‘Orcher va prendre véritablement son essor avec l’installation des cités provisoires destinées à accueillir les familles sinistrées de la région havraise. En quelques mois, la population gonfrevillaise passe ainsi de à. De la bulle du pape Innocent III, reconnaissant officiellement l’église de Notre-Dame-de-Consolation en 1203, au jeune Raymond Queneau s’y rendant en promeneur, l’histoire de Gonfreville-l’Orcher passe par le hameau de Gournay-en-Caux.

Elle est à l’origine de l’existence des moulins, de la corderie, puis de la fonderie Bassot. Des étangs, l’on voit parfois s’envoler un héron tandis que la rivière Saint-Laurent s’écoule paisiblement à travers le hameau… Depuis près de mille ans, le château d’Orcher surveille l’estuaire. Du célèbre financier Law, qui en fut propriétaire, à la famille d’Harcourt, les siècles ont passé sans entamer sa vigilance. Il fut édifié pour protéger l’entrée de la Seine, d’où son imposant donjon, carré et crénelé, surplombant la zone industrielle. Son parc, accessible au public, et son rendez-vous annuel des Plantes en fêtes ( d’octobre) sont là pour rappeler que Gonfreville-l’Orcher est aussi une « ville verte ».

Mayville était à l’origine la ville de May (Marie-Zélie) Schneider. Ainsi en avait décidé Eugène Schneider. C’était l’époque des Maîtres de forges et des Deux cents familles. Les ouvriers vinrent de tous horizons, même de Chine durant la Première Guerre mondiale. De 1945 à 1947, le camp militaire Philip Morris fut un des plus importants camps de transit américain de la Normandie. C’est au camp Philip Morris que l’on doit la réapparition du jazz sur la région havraise, le swing y connaissant un franc succès.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la ville se trouve devant le défi de la transformation des 598 baraquements restants de l’armée américaine (l’ex-camp cigarette Philip Morris) en cités provisoires pour y loger les sinistrés havrais. De 1959 à 1978, sous l’impulsion du maire Jacques Eberhard, la ville s’implique financièrement dans l’édification de plusieurs milliers de logements sociaux pour permettre enfin la disparition des cités provisoires.

Patrimoine religieux

Gonfreville-l’Orcher possède un château édifié pour protéger l’entrée de la Seine. Occupé par les Anglais en 1415, il dispose d’une imposante tour, carrée et crénelée, typique. La forteresse a été transformée au en habitation. Ouvert du au, tous les jours de 14 h à 18 h (sauf jeudi)

Son parc est accessible au public toute l’année de 8 h à 20 h sauf jeudi. Un rendez-vous annuel Plantes en fêtes a lieu tous les deuxièmes week-ends d’octobre. Fondée au, elle doit son nom à l’évêque de Londres. L’église actuelle a été construite sur des plans dressés en 1858 et fut consacrée en 1865.

Elle est située à Gournay-en-Caux. Fondée en 1204 par Guillaume d’Angerville, elle a été ruinée pendant la guerre de Cent Ans et fut reconstruite durant la deuxième moitié. Au, elle n’est plus desservie régulièrement. L’ensemble actuel conservant des cheminées du, a été remanié.

Il avait été vendu en 1791 comme bien national et une maison y fut alors érigée. C’est actuellement une propriété privée. Le colombier est un bâtiment du, situé place du Vieux-Colombier au centre de la cité commerciale (boulangerie, salon de coiffure, tabac-presse, pharmacie, auto-école et supérette).

Informations Clés

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Population

8.961 habitants

Région

Normandie

Département

Seine-Maritime
(76)

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