Gournay-en-Bray

Histoire de Gournay-en-Bray

Gournay-en-Bray est une commune de Seine-Maritime, en Normandie, qui compte 5 944 habitants. Le nom de la localité est attesté sous la forme Gornai entre 1049 et 1053, Gurnai vers 1060. Toponyme comparable aux innombrables et Gornac de France et signifiant « bief, pêcherie » sur la base de l’appellatif celtique *gorn > gord et le suffixe celtique localisant bien connu -ako (latinisé en -acum). La référence au pays de Bray, région naturelle du nord-ouest de la France partagée entre les départements de Seine-Maritime et de l’Oise a été ajouté au nom de la ville le en raison du risque minime de confusion avec Gournay-le-Guérin dans l’Eure.

Des groupements d’habitations existent à Gournay-en-Bray lors de la guerre des Gaules par Jules César, tout comme à Alges, à Saint-Clair-sur-Epte, à Ferrières-en-Bray, à Dampierre-en-Bray, à Elbeuf-en-Bray, à Avesnes-en-Bray, à Neuf-Marché Pendant l’époque franque, Gournay, sous le vocable de Gornacum, est cité comme l’un des dix points principaux du pagus Bracensis (pays de Bray) de la Neustrie. En 911, par le traité de Saint-Clair-sur-Epte, concède à Rollon la région comprise entre « l’Epte et la mer ». Ce dernier confie le pagus de Bray à Eudes de Gournay, le chevalier à l’écu noir, à charge pour lui et ses successeurs de garder les marches et de fournir douze de leurs vassaux aux ducs de Normandie lors de leurs guerres, évêque de Meaux. Le seigneur de Gournay décide alors de construire une église qui prend alors son vocable actuel. En 1066, de Gournay et son fils Néel combattent aux côtés de Guillaume le Conquérant à la bataille d’Hastings.

En raison de leur bravoure reçoit des fiefs dans l’Essex et le Suffolk et Néel reçoit plusieurs domaines dans le Somerset près de Bristol et de Bath. de sel à prendre à Meulan et de cinq mille harengs à prendre à Pont-Audemer, faite à Beaumont, 1165 (Archives nationales de France). En 1171, neuf chanoines de l’abbaye Notre-Dame de Bellozanne sont nommés à la paroisse Saint-Hildevert de Gournay permettant à l’église de devenir une collégiale. Lors de la révolte de 1173-1174, Henri le Jeune, en guerre contre son père, et ses alliés, Philippe d’Alsace comte de Flandre, Mathieu d’Alsace comte de Boulogne et prennent Gournay et font prisonniers de Gournay et; ils incendient partiellement le château et la collégiale Saint-Hildevert. La nouvelle église est consacrée le. La foire Sainte-Croix, qui a lieu en septembre, remonte à 1193, quand de Gournay revient de croisade.

Philippe Auguste s’avance vers Gournay où il capture Robert de Leicester. Henri d’Orléans, duc de Longueville et seigneur de Gournay, ouvre les portes de la ville à. La ville, défendue par, est assiégée par les troupes de la Ligue commandée par Charles de Mayenne. Après avoir ouvert une brèche près de la porte Ybert, les ligueurs pénètrent et prennent la ville. Philippe de Marles, seigneur de La Falaise devient gouverneur de Gournay. Le maréchal Biron assiège et prend la ville au nom d’.

À cette occasion, les Anglais dressent une carte du siège de la ville qui constitue la plus ancienne représentation de Gournay-en-Bray. René du Bec, marquis de Vardes, devient gouverneur de la ville. Une longue période de paix s’installe dans la région, permettant à la ville de prospérer jusqu’à la Révolution française. De 1789 à 1793, elle fut chef-lieu du district de Gournay. De 1791 à 1794, période d’incertitude, chaque élection municipale apporte un nouveau maire. En 1793, les districts sont supprimés et Gournay devient chef-lieu du canton de Gournay-en-Bray.

En 1791, les paroisses sont regroupées. C’est ainsi que les paroisses Notre-Dame de Gournay, Saint-Aubin, Saint-Clair et une partie de celle de Ferrières-en-Bray sont réunies à la paroisse Saint-Hildevert de Gournay. L’église paroissiale Notre-Dame est fermée en 1792, vendue comme bien national tout comme le prieuré Saint-Aubin et les églises d’Alges et de Saint-Clair. Après avoir été une commune à part entière Alges. Du au, durant la guerre de 1870, Gournay est occupée par les Prussiens. Lors de la Première Guerre mondiale, la ville sert de refuge aux populations belges et françaises des zones de combats ou occupées par l’ennemi.

La ville et la région servent de transit aux troupes montant au front et d’hôpital de l’arrière. Trois gendarmes de la de gendarmerie en poste à Gournay tombent sous les balles d’un commando prussien lors du combat de la Rougemare et des Flamants, dans la forêt de Lyons à Neuf-Marché. Au début de la Seconde Guerre mondiale, lors de la Bataille de France, le, le centre de Gournay est presque totalement détruit par les bombardements allemands. La ville est occupée à partir. Gournay est libérée par les troupes canadiennes. Il a fallu plus de dix ans pour achever sa reconstruction.

Informations Clés

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Population

5.944 habitants

Région

Normandie

Département

Seine-Maritime
(76)

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