Gramat

Histoire de Gramat

Gramat est une commune de Lot, en Occitanie, qui compte 3 482 habitants. Le nom Gramat pourrait provenir d’un nom d’homme gaulois: Gramus ou d’un cours d’eau Gramma en occitan. Un anthroponyme romain: Gramatius existe aussi.

Gaston Bazalgues retient aussi cette origine car une voie romaine passait à Gramat. Selon d’autres, le nom de Gramat serait un toponyme préceltique: la racine -gra ou cra (ou garr-, -car) indiquant la pierre (« gra »vier, « gra »vat, la Crau qui est une plaine caillouteuse) ou un lieu élevé en pierre (Mont « Gar »rot à saint-Suliac, Mont « Gar »go sur le Causse Méjean ou une falaise (Cravant-les-Coteaux).

Le site de Gramat, est fréquenté depuis la Préhistoire ainsi qu’en témoignent les nombreuses découvertes de haches, silex taillés, pointes de flèche. Cet abri est situé dans la doline à l’entrée de la grotte du Cuzoul qui s’ouvre sur une grande salle de qui comporte en son centre un puits bâti qui protège une nappe pérenne captive. Entre 1923 et 1933, Raymond Lacam, André Niederlender et Armand Viré effectuèrent dans la grotte trois sondages, qui firent apparaître des couches perturbées par l’eau, ce qui les poussa à creuser à l’extérieur à l’abri nord y découvrirent un squelette humain complet qui fut surnommé « l’homme de Gramat ». Cet homme préhistorique est rattaché, par la présence de nombreux microlithes taillés en forme de trapèze, au Tardenoisien l’un des faciès du Mésolithique; le Dolmen de Bouyé en grande partie effondré avec un tumulus de forme allongé ( de long pour 11 de large); le Dolmen du Pech-de-Grammont, ici le tumulus enserre un dolmen double composé d’un petit dolmen couvert (à l’ouest) et d’un dolmen plus grand (à l’est) avec une épaisse table brisée en 3 morceaux, initialement placé au centre du tumulus, le plus petit serait le plus ancien des deux, l’édification du second ayant entraîné l’agrandissement du tumulus initial qui atteint désormais près de de long avec une forme ovale; le Dolmen du Terrou fouillé par Jacques-Antoine Delpon qui mentionne y avoir trouvé cinq squelettes empilés dans cinq couches différentes de terre, le mobilier funéraire retrouvé, composé d’un anneau de cuivre et d’un anneau de fer, ainsi que de tessons de poterie, laisse supposer que le tumulus a fait l’objet d’une réutilisation ultérieure; le Dolmen de Saint-Chignes qui a souffert de fouilles hâtives qui ont fragilisé sa structure -; le Dolmen de Courtille, à moins de au Sud-Ouest de la maisonnette de Courtille (maison de garde-barrière de la voie ferrée Brive-la-Gaillarde – Rodez), ce dolmen a été presque entièrement détruit, il ne reste que deux orthostats arasés à du sol, son tumulus de de diamètre est encore visible.

La cité de Gramat, est née au carrefour des anciennes voies gallo-romaines, Cahors-Limoges et Rodez-Périgueux. Cela lui fit profiter d’une situation privilégiée, au contact des terroirs complémentaires du Causse et du Limargue, mais également sur le passage des marchands et des pèlerins. Si la circulation des marchandises fut aisée, les invasions bénéficièrent également de cette facilité. Et Gramat ne fut guère épargnée par celles-ci, car tour à tour se succédèrent les Arabes, au, puis les Normands aux, qui pillèrent la ville.

Au Moyen Âge, Gramat devient une baronnie, ayant droit de suzeraineté sur Carennac, Loubressac, Autoire, Miers, Mayrinhac Lentour et Lavergne. À la tête de cette baronnie, quatre familles de seigneurs se succédent. Par ordre chronologique, on trouve les familles de Castelnau (950 à 1360), d’Aigrefeuille (1360 à 1500), d’Auriolle (1500 à 1600) et Foulhiac (1600 à 1789). La guerre de Cent Ans apporte son lot de destructions et de souffrances.

Informations Clés

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Population

3.482 habitants

Région

Occitanie

Département

Lot
(46)

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