Grand-Champ
Histoire de Grand-Champ
Grand-Champ est une commune de Morbihan, en Bretagne, qui compte 5 782 habitants. Le nom de la localité apparait pour la première fois en 1224 en latin dans des textes liés à la fondation de l’abbaye de Lanvaux: « in Grandi Campo ». Il est ensuite attesté sous les formes Grantchamp en 1370, et Grandicampo en 1453. Le mot campus fait peut-être référence à un camp romain d’une certaine importance.
Il est aussi possible que le toponyme perpétue le souvenir de l’existence d’une vaste exploitation agricole remontant à l’époque gallo-romaine voir au-delà. Malgré son nom français, la localité de Grand-Champ est située dans une partie de la Bretagne où la langue bretonne prévalait encore dans les campagnes à la fin du et où les noms de localités sont pour la plupart issus du breton (Locminé, Plumergat, Pluvigner, Elven, Plaudren, etc.). Selon Erwan Vallerie, Grandchamp constitue une restitution savante de la forme latine du toponyme.
Cette restitution aurait eu lieu durant le Moyen Âge et aurait été adoptée par les populations francisées de l’époque. Son nom breton est Gregam ou Gregamm.
Grandis Campus (nominatif de Grandi Campo) est à l’origine un lieudit ou village qui fait partie de la paroisse de Plumergat. On y trouve un certain nombre de références au Roi Stevan, dont le moto de la commune: Grand-Champ, pays d’accueil du Roi Stevan. Plusieurs épisodes de la chouannerie ont concerné Grand-Champ Entre 1789 et 1803, une fraternité laïque dominicaine, le « Tiers-Ordre de Saint-Dominique » du diocèse de Vannes, recrutait de nombreux membres dans la région, principalement à Grand-Champ (24 membres cités), Bignan (15 membres) et Moustoir-Ac (13 membres). Bonaparte, alors Premier Consul, demande le 15 prairial an XI ( à son ministre de la justice Régnier de demander des renseignements sur les maires et curés de Grand-Champ et des communes voisines, « ainsi que sur la situation de l’esprit public de ces communes et ceux des habitants qui pourraient être soupçonnés » de correspondre avec Georges Cadoudal. Le Chronologie du siège de Paris (1870)| le ballon monté Bataille-de-Paris, monté par Jules Antoine Lissajous s’envole de la gare du Nord à Paris alors assiégé par les Prussiens et termine sa course à Grand-Champ, après avoir parcouru 460 kilomètres.
Le curé de Grand-Champ vit son traitement suspendu en pour avoir prêché et enseigné le catéchisme en breton. Le club omnisports de Grand-Champ a été créé par le clergé, la section de football datant de 1931. Le nom « Les Semeurs de Grand-Champ » s’inspire du nom du bulletin paroissial de l’époque, intitulé « an Hadour » (« Le Semeur » en breton) par double référence au fait que la région était alors réputée pour être le grenier à blé de Vannes d’une part, et avec l’idée de semer la Bonne Nouvelle d’autre part. Le club disposait déjà, avant la Seconde Guerre mondiale, de trois terrains de football; à la fin de la décennie 1970 s’y ajouta le stade municipal.