Gretz-Armainvilliers
Histoire de Gretz-Armainvilliers
Gretz-Armainvilliers est une commune de Seine-et-Marne, en Île-de-France, qui compte 8 556 habitants. Le nom de la localité est mentionné sous les formes « In pago Parisiaco in villa que dicitur Gressus » en 820; Gres en 1182; Gressium en 1209; Gresseium in Bria en 1280 ; Gres en Brie en 1389; Gres en Brye en 1466; Grez en Brie en 1774; Grez au; Gretz ou Grès en 1829; Gretz-Armainvilliers (Décret du ).
commune) de Chevannes, à l’Ouest d’Auxerre. Il fut notamment la propriété de la famille de Mello, et de la famille de Brienne (connétable exécuté). >Présence de ruines d’une tour carrée datant du et d’un château. Depuis au moins 1210, il existait une famille féodale locale, les de Gretz/de Grez, issue de Barthélemy de Gretz, fils de Béatrice et mari d’Havise, seigneur de Nesles, père d’Hugues, Adam, Henri et Guillaume (seigneur de Gretz en 1249-1266). Appartiennent à cette famille le maréchal Jean de Gretz de Corbeil († 1318), fils d’autre Jean de Corbeil, et les prélats Guillaume († 1293) et Pierre de Grez († 1325), évêques d’Auxerre, ou Henri de Grez († 1246), évêque de Chartres. Les sire de Gretz, dès cette première famille, avaient aussi, au moins en bonne part, la forêt d’Armainvilliers (cf.
Le site de l’ONF, sur [https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&ei=8b-IXs7KLtuQhbIPq_GfsAc&q=histoire+foret+d%27armainvilliers&oq=histoire+foret+d%27armainvilliers&gs_lcp=CgZwc3ktYWIQAzoECAAQRzoFCAAQgwE6BAgAEEM6AggAOgYIABAWEB46BQghEKABSjcIFxIzMjY2ZzEyOGcxMjFnMTMxZzE1N2cxMzVnMTExZzExNGcxMDlnMTEzZzExNGcxNDJnMTEySh4IGBIaMWcxZzFnMWcxZzFnMWcxZzFnMWc1ZzVnMTRQ_NMkWMSpJWCHriVoAHACeACAAYMCiAHCHpIBBjMuMjguMZgBAKABAaoBB2d3cy13aXqwAQA&sclient=psy-ab&ved=0ahUKEwiOh9uWos_oAhVbSEEAHav4B3YQ4dUDCAs&uact=5 Google, historique de la forêt d’Armainvilliers]), mais pas la seigneurie qui était alors en la possession de seigneurs particuliers. À la mort en 1325 de l’évêque d’Auxerre Pierre, seigneur de Gretz, fort endetté auprès du roi Charles, celui-ci saisit Gretz et le vend livres à son cousin Philippe de Valois, qui le donne à son chambellan Jean Viole d’Andrezel. Sous Charles VIII, Michel du Chastenez du Feuillet, maître d’Hôtel du roi, est seigneur de Gretz, qu’il vend en 1496 avec Marois, Combreux, Armainvilliers et Petit-Musse (à Gretz), à Jacques de (La) Mineray, maître d’Hôtel du roi, vicomte de Rouen, suivi par son fils François (fl. 1510-1526), lui-même père de Charles de (La) Mineray; désormais Armainvilliers et Gretz ont les mêmes seigneurs (auparavant, Armainvilliers avait des seigneurs particuliers: l’abbé Lebeuf, dans son Histoire du diocèse de Paris abondamment reprise par Louis Michelin (, Marquise, Recques en Boulonnais et Dannes, Avrilly, châtelain de Beauche en Auxerrois, achète la seigneurie de Gretz-Armainvilliers; il était l’époux de Lucrèce de Mauny, et le père de Charles et Diane du/de Halde († 1650, elle épouse successivement deux fils cadets du duc Charles d’Halluin: en 1587 Robert († 1587 à Coutras) et en 1588 Léonor († 1595 au siège de Doullens); puis François de Belleval-Rouvroy, † 1602; enfin Jacques de Machat de La Meschaussée-Pompadour). En 1609, Pierre de Beringhen, Premier valet de chambre d’Henri IV puis de Louis XIII, acquiert Gretz-Armainvilliers, qui passe ensuite à son fils Henri (1603-1692; Premier valet de chambre, Premier écuyer du roi à la Petite-Ecurie, maréchal de camp, gouverneur de Marseille; protestant, il doit fuir Richelieu et se réfugier aux Pays-Bas chez Maurice et Frédéric-Henri d’Orange-Nassau, aussi chez Gustave-Adolphe; la famille de Beringhen posséda aussi le château d’Azay-le-Rideau, le domaine de la Rivière vers Thomery, Châteauneuf et Le Plessis-Bertrand en Bretagne, Louveciennes depuis 1685, la seigneurie de Tournan vers la mi-/1669: désormais le seigneur de Tournan réside au château d’Armainvilliers), et à son petit-fils Jacques-Louis (1651-1723; Premier écuyer du roi; en 1700, il échange Louveciennes avec Louis XIV contre l’ensemble de la châtellenie de Tournan, avec Châtres et Marles, et devient comte d’Armainvilliers le ). Les trois fils de ce dernier se succèdent alors: Jacques-Louis II (1680-1723), l’évêque François-Charles (1691-1742), et Henri-Camille de Beringhen, † 1770.
Ce dernier, criblé de dettes, vend les terres à Louis XV en 1761. Louis-Charles de Bourbon (1701-1775), duc d’Aumale et comte d’Eu, échangea avec Louis XV la principauté de Dombes contre le duché de Gisors et les terres de Gretz-Armainvilliers et de Pontcarré. Sa succession passa à la branche collatérale des Bourbon-Penthièvre, puis aux Orléans (Louise Marie de Bourbon-Penthièvre, Madame Égalité, mère de Louis-Philippe, en apportant l’héritage). En 1890, Clément Ader décolla avec le premier avion du monde appelé Éole. Les installations ferroviaires de Gretz-Armainvilliers ont été bombardées par la 8th US Air Force simultanément avec la ville de Tournan-en-Brie. Des recherches dans les archives américaines permettent de connaître dans le détail le déroulement de ce bombardement.
L’escadrille de 52 bombardiers B-24 Liberator, volant en formation de quatre Combat box de 12 à 13 avions chacun, avait trois objectifs précis. Deux des Combat box ont pris pour cible la gare de triage, un autre la gare elle-même et l’embranchement vers Bâle-Mulhouse, le dernier a bombardé le centre-ville de Tournan-en-Brie. Pour parfaitement repérer et viser les cibles, l’escadrille avait pour ordre d’effectuer un premier passage au-dessus de Tournan-en-Brie et de Gretz-Armainvilliers avant de revenir pour lâcher les bombes, ce qui fut fait. C’est en application du Transportation Plan destiné à retarder l’acheminement des renforts allemands vers le front de Normandie, où la bataille était encore indécise quinze jours après le débarquement, que ces trois objectifs ont été bombardés. Les de bombes qui furent déversées entre et sur les trois objectifs ont effectivement coupé pour un temps les liaisons ferroviaires et routières vers l’est. Le triage de Gretz-Armainvilliers a été rendu inutilisable jusqu’à la fin de la guerre.
Les Allemands s’efforceront, à marche forcée, de rétablir la liaison ferroviaire Paris-Mulhouse, et de faire déblayer le centre de Tournan-en-Brie pour que la circulation routière vers l’est puisse reprendre au plus vite.