Guénin

Histoire de Guénin

Guénin est une commune de Morbihan, en Bretagne, qui compte 1 856 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Guinin en 1387, Guignin en 1422, Guynin en 1482, Guinin en 1516, Guiny en 1630. Il est formé sur un unique anthroponyme

Le nom breton de la commune est Gwennin. Sur cette commune, se trouve le site de Ménez Gwenn ou Mané Gwenn, « la montagne blanche, sacrée, sainte ». Le toponyme Tosten Justice, qui correspond à la colline la plus élevée de Guénin, s’explique par les piliers de justice qui s’y trouvaient sous l’Ancien Régime.

Au sommet de la colline de Manéguen, la « pierre du sacrifice », creusée de petits bassins, pourrait être un ancien autel druidique, aménagé pour des rituels. On raconte des personnes étaient offertes en sacrifice à la divinité du lieu. Des vieillards venaient également ici pour finir leurs jours ici selon une croyance locale. La voie romaine allant de Darioritum (Vannes) à Vorgium (Carhaix) traversait la commune (borne milliaire de Dosten); Locmiquel est un site gallo-romain: on y a trouvé de nombreux fragments de briques romaines, ainsi qu’à Keralbaud; des restes de fortifications à Kerival correspondent probablement à un camp romain. Guénin est un démembrement de l’ancienne paroisse de Baud. On trouve à Guénin un lieu-dit Lenvaud qui, semble attester l’appartenance primitive de Guénin à Baud. La paroisse de Guénin faisait autrefois partie du doyenné de Porhoët et de la vicomté de Rohan. Une légende raconte qu’en l’an 1300 la colline du Manéguen fut illuminée d’une exceptionnelle blancheur durant plusieurs jours et plusieurs nuits; son nom en proviendrait (« Montagne blanche » en français).

Jean de Tenuel fit construire au le manoir de Tenuel; la seigneurie de Tenuel était alors la plus importante de la paroisse. Parmi les autres nobles du dont l’histoire a retenu les noms, Pezron le Pozrou du village de Téléné, et Guillaume des Portes. Selon un aveu de 1471, Guénin était au sein de la Vicomté de Rohan, une des 46 paroisses ou trèves de la seigneurie proprement dite de Rohan. En 1742 la famille Martel, qui possédait alors la seigneurie de Teruel, fit reconstruire le manoir. Comme ils étaient seigneurs prééminenciers de la paroisse, ils participèrent largement à la reconstruction de l’église paroissiale comme l’atteste le blason situé sur sa façade. Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Guénin en 1778 Varin, continuateurs d’Ogée, décrivent ainsi Guénin en 1843

Une pêcherie sur l’Ével existait; son maintien est demandé en 1862. Une première mairie-école est construite en 1854 qui se révéla vite être trop petite; en 1882 est construite une école de filles (deux classes et un logement); une école de hameau ouvrit peu après à Koh Koëd. Une école privée ouvrit dans le bourg en 1885 et une autre à Koh Koëd aux alentours de 1900. La mairie actuelle date aussi de la fin. En 1873 habitants des communes de Guidel, Plumelec, Saint-Servan, Cruguel, Plumelin, Locminé, Guéhenno, Moréac, Carentoir et Guénin demandent, dans une pétition déposée à l’Assemblée nationale « le rétablissement, dans le plus bref délai, de la royauté en la personne de Henri V, héritier légitime de la couronne de France ». L’école publique de filles de Guénin est laïcisée en août 1888. En 1891, sa population est de 1960 habitants. Le bourg, à de Baud et à 40 de Vannes, est presque au centre de la paroisse, et au milieu des terrains les plus productifs.

Généralement ces terres sont peu favorables au froment, et le seigle est la céréale la plus cultivée. Les landes pourraient être défrichées avec succès, car la terre y a beaucoup de profondeur. Les staurotides, ou croix de pierre, dont il est question à l’article de Baud, se rencontrent aussi en Guénin, auprès du moulin de Téléné. Une voie romaine, venant de Carhaix (Vorgium), traverse ce territoire en passant à Botfaux, au pont de Kerchassic, à Kergoric, où se trouve encore une borne milliaire, à Botcol et à Coet-Coet. Dans ce trajet, la voie contourne le Mané-guen, ou la Montagne-Blanche, et laisse à un kilomètre au sud le village de Locmiquel, position très élevée sur le bord de l’Ével, où l’on trouve de nombreux fragments de briques; on rencontre de semblables débris au village de Keralbaud situé plus au sud sur la même rivière, et dans une position analogue. De l’autre côté de la rivière, près de Kerival, se trouve une ancienne fortification, de forme rectangulaire, et de petite dimension. Un peu plus loin, entre les villages de Pengovéro et de Kerguestenen, se voit un retranchement de même nature. Ces postes étaient sans doute en rapport avec la voie romaine, mentionnée ci-dessus.

Guénin tire son nom de celui de son patron, saint Guénin, évêque de Vannes. Ce saint prélat étant mort vers 622, si l’on en croit Albert Le Grand, la paroisse de Guénin n’aurait été érigée que postérieurement à cette. C’est probablement de Baud qu’elle aurait été détachée. Le cimetière qui était dans l’enclos paroissial est remplacé par un nouveau situé en périphérie du bourg, ce qui permet un aménagement de la place centrale du bourg. Le 15 juin 1906 un incendie détruisit 8 maisons et leurs dépendances dans le village de Kerascouët en Guénin. Les incendies étaient alors fréquents, comme l’illustrent par exemple deux articles du journal L’Ouest-Éclair, l’un en date du 23 septembre 1904, l’autre en date du 25 avril 1911. Le monument aux morts de Guénin porte les noms de 96 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale; parmi eux 4 soldats tués en Belgique (Pierre Lohézic à Maissin et Joseph Le Guennec à Rossignol dès le 22 août 1914, Jean Le Pailh à Zuidschote et Guénin Con

Le monument aux morts de Guénin porte les noms de 20 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale: parmi elles 6 soldats (Jean Berrien, Baptiste Garo, Julien Guyomard,Joseph Kerbarh, Ferdinand Le Louer, Louis Le Moigno) morts lors de la Bataille de France au printemps 1940, ainsi que deux décédés, l’un (Henri Le Paih) en Belgique, l’autre (Julien Perrono) aux Pays-Bas, également au printemps 1940; des résistants tués (Maurice Le Golvan à Guénin, Jean Dabet à Pluméliau, Joachim Evenot à Châteaudun), parfois fusillés (Jean Perrono à Guénin; Lionel Dubray et Raymond Maho à Colpo) en 1944; une victime civile tuée aussi en 1944 (Joseph Martin); Joachim Le Clainche est mort en déportation à Sarrebruck le 11 mai 1944; Joseph Lamour est mort en captivité en Allemagne le 30 janvier 1945 et Louis Eledut tué en captivité en Allemagne le 27 février 1945. Un soldat originaire de Guénin (Mathurin Le Bourvellec) est mort pour la France pendant la guerre d’Indochine et un (Yves Lucas) pendant la guerre d’Algérie.

Patrimoine religieux

L’église a été bénite le 13 mars 1774 par Guy Masson, recteur de Plumelin. La grande porte cintrée s’ouvre entre deux pilastres à dosseret, sous un fronton triangulaire percé d’un oculus. L’étage supérieur est orné du blason de la famille Martel de Tenuel. Le tableau du Christ de pitié. L’église contient trois mobiliers classés monuments historiques::un retable, avec ses lambris de revêtement et ses deux statues de saint Guénin et Notre-Dame-des-Victoires de la fin du, en bois taillé et stuc, inscrits en 1979; une statue de saint Guénin de la fin du en bois taillé polychrome (provenant de la niche extérieure du clocher), inscrite en 1979 et une statue-reliquaire, une Vierge à l’Enfant du en bois taillé doré, inscrite en 1981.

La fontaine de dévotion du Manéguen est contemporaine de la chapelle; elle porte le blason de la famille Martel et les armes des Rimaison, associées aux macles des Rohan. L’inventaire du patrimoine culturel en Bretagne a retenu

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Population

1.856 habitants

Région

Bretagne

Département

Morbihan
(56)

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