Haubourdin

Histoire d’Haubourdin

Haubourdin est une commune de Nord, en Hauts-de-France, qui compte 14 757 habitants. Haubourdin se compose, sans contestation possible, d’un nom de chef franc, Haribod, suivi du suffixe in, dérivé du mot francique hem: maison, propriété, domaine. Le nom de la ville apparaît pour la première fois sous le nom d’Habordin dans la charte de donation de l’église d’Haubourdin, faite en 1127 par Symon, évêque de Tournai et de Noyon, à Marie, abbesse de l’abbaye de Denain. Ce même nom apparaît sept fois dans d’autres documents.

Dans une charte de 1176 qui délimite les terres, le nom s’est changé en Haburdin, qui apparaît également dans d’autres documents officiels en 1177 et 1190. En 1240 et 1248, c’est sous le nom d’Habourding que la ville apparaît, en 1247, c’est sous le nom d’Halbourdin que la ville est mentionnée, enfin en 1206 et 1259, c’est sous le nom d’Haubordin. Mais au cours des, le nom le plus fréquemment utilisé est Habourdin.

La terre d’Haubourdin relevait du Hainaut jusqu’au, date de son érection en vicomté. Elle appartient aux châtelains de Lille. À ce titre, elle fut possédée par les maisons de Luxembourg, de Bourgogne et de Saint-Pol et par Henri IV qui la vendit à Nicolas du Chastel, seigneur de la Howarderie. Le dernier vicomte d’Haubourdin fut le marquis de Roquelaure qui mourut sur l’échafaud en 1794. Beaupré était un des fiefs féodaux situé sur Haubourdin. Le château Beaupré auquel succède le lycée Beaupré, l’avenue de Beaupré rappellent son existence.

Le fief a été détenu par plusieurs familles dont la famille de Fourmestraux des Wazières devenue ensuite des Wazières, également seigneurs de Roncq. André II de Fourmestraux des Wazières, marchand, est seigneur de Beaupré, des Wazières (sur Wambrechies), de Durmort sur Sequedin. Il est le fils d’André de Fourmestraux des Wazières, seigneur du Petit Gellebrouck, des Wazières, bourgeois de Lille, échevin et conseiller de Lille et d’Anne de Kesselers. André II est bourgeois de Lille le, échevin, rewart (gestion de la police), mayeur de Lille. Il achète le le fief et le château de Baupré aux enfants de François de Beauffremetz et de Jeanne de Longueval. Anobli par lettres données à Madrid le par le roi Philippe IV, député de la province de Lille, Douai, Orchies, il passe chevalier le, son fils aîné étant mort au service du roi d’Espagne, et meurt le.

Il prend pour femme à Lille le Jeanne Deliot, fille de Guillaume et d’Antoinette du Hot. Jean-André-François de Wazières, chevalier, succède à son grand-père André II dans la seigneurie de Beaupré. Il est le fils de Jean-André de Fourmestraux des Wazières, écuyer puis chevalier, seigneur du Vert-Bois à Bondues, des Wazières, gentilhomme volontaire à la suite du cardinal infant Ferdinand d’Autriche, bourgeois de Lille, autorisé à s’appeler de Wazières et de Marie de Kessel. Jean-André-François nait à Lille le, devient capitaine de cavalerie espagnole, bourgeois de Lille sur requête le, échevin, mayeur, rewart de Lille. Il épouse dans l’église Saint-Michel de Gand le Marie-Jeanne-Henriette de Vicq, fille de Charles-Philippe, chevalier, receveur général de Flandre, et de Marie-Madeleine de Béry, morte veuve à Haubourdin le. Eugène-Hyacinthe de Wazières (1672-1709), écuyer, seigneur de la Volandre, succède à son père Jean-André-François dans la seigneurie de Beaupré.

Dit le vicomte de Saint-Georges, il est baptisé à Gand le, devient capitaine au régiment d’Humières, bourgeois de Lille le, et meurt le. Il prend pour femme à Lille le Françoise de Lannoy, fille de Jean-Baptiste, chevalier, seigneur des Pretz, de Salomé, et d’Henriette de Tramecourt, baptisée à Lille le. Il épouse ensuite à Lille le Marie-Barbe Biscop, morte à Lille le. Eugène-François-Dominique de Fourmestraux de Wazières, écuyer, est seigneur de Beaupré après son père Eugène-Hyacinthe. Baptisé à Lille le, il devient bourgeois de Lille le et meurt à Lille le, à l’âge de 78 ans. Il épouse à Lille le Madeleine-Françoise Cuvillon, fille de Jean-Robert, écuyer, seigneur de Roncq, Vledricq, Crequillon, La Hamel, bourgeois de Lille, marguillier de La Mademeine, et de Marie-Isabelle de Fourmestraux de Wazières, fille de Jean-André-François ci-dessus, veuve d’Albert-François de Lannoy, seigneur de la Deusle et frère de Françoise de Lannoy, mère d’Eugène-François-Dominique (il épouse donc sa petite-cousine qui est en même temps la veuve de son oncle).

Dominique-Joseph de Wazières (1720-1813), écuyer, seigneur de Ternhoute, est le dernier seigneur de Beaupré. Fils de Philippe-Benoit-Dominique de Wazières, écuyer, seigneur de Le Rive, du Vertbois, capitaine de dragons au régiment de Potiers, bourgeois de Lille, député ordianire de la noblesse aux États de Lille, et de Marie-Françoise-Élisabeth de la Fonteyne, neveu d’Eugène-Hyacinthe, il est baptisé à Lille le, devient capitaine d’infanterie, bourgeois de Lille le, député de la noblesse de la province et meurt à Lille le, à 93 ans. Il se marie à Lille le avec Louise-Philippine-Joseph-Aimée-Marie Zannequin, fille de Joseph-Louis, écuyer, seigneur d’Opschotte, et de Marie-Anne-Thérèse de Prevost de Basserode, baptisée à Lille le et morte à Lille le. Il prend ensuite alliance le avec Louise-Gabrielle de Clermont-Tonnerre (Maison de Clermont-Tonnerre), fille de Charles-Louis-Joseph et de Marie-Angélique-Thérèse de Lameth (Famille de Lameth), née à Amiens vers 1754. César Hespel avait reçu ce château de sa mère Marie-Élisabeth de Fourmestraux. La « maison de campagne avec ses annexes » est rénovée en 1809, puis reconstruite au moins partiellement en 1849.

Le château est détruit pendant la Première Guerre mondiale. Dans les années suivant la Révolution française, et au début des années 1800, sévissent, entre autres dans le canton d’Haubourdin, des brigands dits chauffeurs (menacent de brûler les pieds pour faire avouer leurs victimes sur les lieux de leurs biens). Parmi les personnes les combattant, hommage est rendu en 1806 à Antoine Brésol, officier de police et juge de paix du canton mort le 9 nivose an 13 pour les services rendus. Selon le géologue M Meugy (1852) Haubourdin (et à proximité Emmerin) ont longtemps intensément exploité la tourbe qui s’est lentement autrefois formée dans les vastes marais de l’ancienne vallée alluviale de la Deûle, La tourbe se trouve souvent à la surface du sol dans ces localités où elle forme En 1850, la tourbe n’est plus exploitée pour le chauffage dans le département du Nord, car l’industrie minière fournit en abondance un charbon vendu à moindre coût. Haubourdin est desservi par chemin de fer à partir de 1865 sur la ligne de Lille à Béthune. Haubourdin est également relié à la gare de Lille par la ligne de tramway à chevaux H ouverte en 1879, électrifiée vers 1902. Cette ligne fut l’avant-dernière fermée du réseau de tramway lillois le remplacée par une ligne de bus. Haubourdin a reçu la Croix de guerre 1914-1918 par décret du (publié au Journal officiel de la République française le (p. 6304).

Une nécropole nationale se trouve à Haubourdin. En 1919, Haubourdin, dont l’économie a beaucoup souffert de l’occupation allemande qui a réquisitionné les usines, voit revenir pour un temps un tramway tiré par un cheval, moyen de déplacement abandonné au début du siècle à la suite de l’électrification. La ville est secouée par une explosion dans une usine d’amidon qui fait sept morts et une trentaine de blessés.

Patrimoine religieux

La ferme du Bocquiau dépendait du fief féodal des Bosquets qui s’étendait de l’Heurtebise au centre d’Haubourdin. La ferme brûla en 1696 et le bâtiment actuel date de sa reconstruction en 1703 ou de la fin. Exploitée jusqu’en 1935 elle a été cédée par le petit-fils d’un ancien maire d’Haubourdin à la municipalité qui y a aménagé un centre culturel. L’église Saint-Paul située rue Sadi Carnot, près du parvis Saint-Paul qui conserve sa mémoire était destinée aux fidèles du quartier d’Heurtebise.

Sa première pierre fut posée le et elle fut consacrée en 1925. Elle était propriété, non de la commune, mais de l’évêché à qui incombait l’entretien. Fissurée par un affaissement de terrain, elle fut fermée au culte en 1994 puis démolie. Des immeubles ont été construits à son emplacement.

Un pilier et une statue conservés témoignent de cet édifice disparu.

Informations Clés

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Population

14.757 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Nord
(59)

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