Hayange

Histoire d’Hayange

Hayange est une commune de Moselle, en Grand Est, qui compte 15 968 habitants. Hayange est attesté sous les formes anciennes: Hainges; Heinga en 1161; Heichingen en 1863. Albert Dauzat et Charles Rostaing expliquent le premier élément Hay- par l’anthroponyme germanique Hago. Le suffixe -ange est la forme donnée (renommage administratif) à la place du suffixe germanique -ing (« domaine »), lors de l’avancée du comté de Bar vers 1250.

Dans le Bade-Wurtemberg (Jura souabe), près de Stuttgart, existe également une localité du nom de Hayingen.

L’histoire de Hayange remonte à l’époque des Mérovingiens. En effet, un cimetière mérovingien a été découvert par des mineurs de fer dans la vallée de Hamévillers, à la sortie de la ville. La voie romaine Reims-Metz épousait d’ailleurs le tracé de la vallée. À l’époque franque, le fer était déjà exploité puisque des « loupes de fer » datant des temps romains ont été retrouvées. Le premier acte officiel connu portant le nom de la ville est daté de 821, sous le règne de Louis le Pieux, fils de Charlemagne, empereur d’Occident et roi des Francs. En 1269, il y avait à Hayange plusieurs fiefs mouvant de divers lieux: le fief de la maison forte d’Hayange du comté de Bar, celui de la vouerie de Saint-Villibrod d’Echternach de la seigneurie de Mouaville et celui de Sainte-Glossinde de Metz de la seigneurie de Norroy-le-Sec, un des peintres verriers les plus importants de France dans la deuxième moitié du et membre éminent de l’École de Metz. Deux peintures ornent le transept sont l’œuvre du peintre-verrier Casimir de Balthazar, originaire d’Hayange. Hayange compte d’autres témoins de cette époque faste, notamment la statue de la Vierge qui surplombe la ville, la chapelle, ou encore le plus grand des orgues de Moselle.

Linguistiquement, la commune était germanophone (luxembourgeoise) jusqu’au XVIIIe siècle. Par la suite, le français et le lorrain roman ont fini par s’imposer. Comme les autres communes de l’actuel département de la Moselle, Hayange, rebaptisée Hayingen est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. C’est une période faste pour l’industrie sidérurgique. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans de souche se battent malgré eux pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes gens tomberont sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest. Les Mosellans, très majoritairement restés fidèles à la France, accueillent avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée; Hayingen redevient enfin Hayange. Avec l’arrivée massive des émigrants italiens, polonais, russes, espagnols, cette communauté humaine du fer a vu tout à la fois son identité particulière se transformer et perdurer à travers une communauté de valeurs: l’espoir, la solidarité, le travail, ou le respect, valeurs chères au monde ouvrier.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l’Annexion marqueront longtemps les esprits. La ville est libérée le 10 septembre 1944. La commune a été décorée, le 1er juillet 1948, de la Croix de guerre 1939-1945. Après la Seconde Guerre mondiale, ce sont les Maghrébins qui ont intégré la communauté ouvrière de Hayange. En 1954, Hayange comptait douze mille habitants dont près du quart d’origine étrangère, ce qui a en fait l’une des villes les plus cosmopolites de Moselle. Hayange, ville active et en expansion, s’est enrichie dans les années 1970, de plusieurs quartiers: Marspich, Le Konacker et Saint-Nicolas-en-Forêt. Grâce aux efforts de la commune pour créer des passerelles entre les quartiers existants et le centre historique, Hayange forme aujourd’hui une ville à part entière. Mentionné Marxbach en 821, Marspich au XVIIIe siècle, — en platt Maaschpich — étymologiquement de bach / bich, « ruisseau » et merich / mersch, « marécage » changé en mass.

En 1817, Marspich, village de l’ancienne province des Trois-Évêchés (de 1659 à 1790), avait pour annexes les fermes de Leyrange et Konacker. À cette époque il y avait répartis dans. Le dernier maire avant la fusion avec la commune de Hayange en 1971 a été Maurice Cometto. Le blason représente un lion emblème des seigneurs de Florange, qui possédaient Marspich. La bordure, symbole de Sainte-Glossinde, rappelle le patronage qu’exerçait sur l’église l’abbaye messine. L’église paroissiale de 1892 a été construite par la famille de Wendel. Depuis 1970, Saint-Nicolas-en-Forêt appartient à la commune de Hayange. La commune était alors peuplée de.

Le 27 février 1958, le premier conseil municipal de Saint-Nicolas-en-Forêt était mis en place. Une première année marquée par un drame; le 2 juillet un avion F100 américain s’écrase près de la place Sainte-Rita, tuant deux enfants qui faisaient des courses à proximité et blessant plusieurs personnes. Le drame aurait pu se transformer en catastrophe car une école maternelle était à proximité. Saint-Nicolas-en-Forêt a été créé pour loger les ouvriers des usines Sollac de la vallée de la Fensch. Durant l’urbanisation de la cité, entre 1954 et 1962, des personnes de tous horizons ont emménagé à Saint-Nicolas-en-Forêt, ce qui offre une richesse interculturelle très importante. Au début des années 1960, sur, 128 venaient du Nord, 87 de l’Est de la France, 39 de l’Île-de-France, 29 du Midi, 18 du Centre et 33 de pays étrangers, notamment l’Italie, la Pologne, l’Algérie et le Maroc. En 1964, des familles espagnoles sont arrivées. Cette année-là, 7 % des familles nicoforestières étaient étrangères et 5 % naturalisées françaises.

En 1957, l’Immobilière Thionvilloise (I.T.) qui avait en charge une partie des logements de Saint-Nicolas-en-Forêt, avec une société de HLM, constitua la Société civile immobilière de construction de la place Sainte-Rita en collaboration avec des commerçants qui disposent chacun d’une part de la société. L’établissement comportait huit commerces, tenus par les commerçants actionnaires et d’autres venus par la suite. La société Les Trois Vallées fit construire d’autres magasins. Saint-Nicolas avait sa pharmacie, sa banque, son épicerie, ses magasins d’alimentation, sa papeterie, son débit de tabac, son marchand de journaux, son salon de coiffure, son café-restaurant, son dépôt de pain, sa mercerie, etc. Ces commerces ont fermé leurs portes durant les années 1990, seuls le tabac-presse et le bureau de Poste ont survécu jusqu’au milieu des années 2000. Désormais, la pharmacie est le seul point de convergence des Nicoforestiers. Un médecin et une infirmière sont également actifs sur le quartier de Saint-Nicolas-en-Forêt. Au printemps 1956, la construction des « Domofers », des immeubles collectifs dont le matériau principal est l’acier.

Elle s’étend jusqu’à l’automne 1957. Vingt Domofers sont construits. Ils forment la rue du Plateau (devenue rue Pablo-Picasso), le boulevard de la Tour-Neuve, la rue Charles-Gambier et on en trouve également sur le boulevard du Jura. Cet ensemble de Domofers permet à supplémentaires de venir s’installer à Saint-Nicolas-en-Forêt. Les logements comportaient trois, quatre ou cinq pièces. Le dernier Domofer a été détruit en novembre 2006. Charles Krebs avait succédé à Libouben à la mairie de Saint-Nicolas-en-Forêt, de 1961 jusqu’à la fusion avec Hayange le 1er janvier 1970. Il est à l’origine de nombreuses améliorations de la commune.

Afin de célébrer les cinquante ans de la naissance officielle de Saint-Nicolas-en-Forêt, en 1958, une exposition rétrospective a été présentée les 7 et 8 juin 2008 à l’annexe-mairie du village avec un historique complet, des photographies d’archives, etc. Dans la foulée, un site Internet consacré à Saint-Nicolas a été lancé. Le début des années 2010 marque un renouveau pour la place Bonnet avec la construction d’une maison de retraite, inaugurée le 19 novembre 2010, et l’édification d’une résidence privée Les Terres de Haut qui accueille plusieurs dizaines de nouvelles familles en 2012. Un pôle commercial doté d’un tabac-presse, d’une épicerie et d’un dépôt de pain était prévu en 2011, une installation préfabriquée fut installée sur le boulevard des Vosges, pour accueillir le commerce provisoire (dépôt de pain, pizza), mais le projet n’a pas abouti. Il devait prendre place à l’ancienne annexe mairie construite en 2005. La place Bonnet a été entièrement rénovée en 2014 avec la création de parking et la plantation de nouveaux végétaux. Le vendredi 30 août 2019, l’espace vert mitoyen de l’ancienne mairie et accueillant une aire de jeux pour enfants est nommé officiellement « Square Charles Krebs », en présence de membres de sa famille, après vote au conseil municipal du samedi 24 août 2019. Au statut de quartier même, le lotissement des Grandes-Terrasses sera construit en 2006 selon un arrêté municipal.

Le quartier est donc relativement récent, même si de nombreux travaux fait pour l’agrandir ainsi que pour l’améliorer ont déjà été effectué (et sont encore d’actualités aujourd’hui). Comme la cité voisine (se trouvant à du lotissement), le lotissement accueille beaucoup de personnes mais uniquement dans des maisons. À côté de celui-ci se trouvent le stade, qui, anciennement détaché de toute communauté, est aujourd’hui administrativement sous le contrôle du lotissement et du collège Hurlevent. Des enfants ont suggéré l’aménagement d’un terrain pour la circulation à vélo et skateboard. Les usines de Hayange ont disposé de deux divisions de hauts fourneaux. La plus ancienne, dénommée Fourneau Hayange, a connu au cours de la période moderne quatre hauts fourneaux désignés F1 à F4 et respectivement mis à feu en 1898, 1899, 1923 et 1924. En 1971, cette division est constituée de quatre hauts fourneaux: les hauts fourneaux 3 et 4, à chargement manuel par cambuses qui sont alors en réserve, et les hauts-fourneaux 1 et 2 reconstruits en 1967 et 1968. Ce même site disposait de huit hauts fourneaux.

La division Patural, située à un kilomètre de la division Fourneau, vers l’aval de la Fensch, et sensiblement plus vaste, a connu six hauts fourneaux (P1 à P6) construits au début de ce siècle entre 1907 et 1913. Trois d’entre eux l’ont été sur le modèle américain. Ces hauts fourneaux sont reconstruits entre 1952 et 1960. En 1975, la division compte quatre hauts fourneaux (P3 à P6), les trois plus gros faisant l’objet dans les années suivantes d’une mutation profonde avec, en particulier, l’installation d’un gueulard Paul Wurth. En 1993, l’abandon de la minette lorraine au profit de minerais plus riches amène la « mise sous cocon » du P4. Mais en l’absence de perspective de redémarrage, ce haut fourneau est aujourd’hui promis à la démolition. En octobre 2011, les hauts fourneaux sont fermés.

Informations Clés

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Population

15.968 habitants

Région

Grand Est

Département

Moselle
(57)

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