Hérouville-Saint-Clair

Histoire d’Hérouville-Saint-Clair

Hérouville-Saint-Clair est une commune de Calvados, en Normandie, qui compte 22 227 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Herulfi villa vers 1066, Herulfivilla en 1066 et 1083, Herolfivilla ou encore Hairulfus, associé à l’appellatif -fleu(r) issu probablement du vieil anglais flēot ( > anglais fleet) « cours d’eau, bras de mer ». Ce prénom devenu patronymique sous les formes Hérouf, jadis uniquement attesté en Basse-Normandie, et ailleurs en Normandie Harou, Hérout et, bien que certains d’entre-eux remontent à Hairold(us) / Harold, comme dans Bois-Héroult (Seine-Maritime, Bosco Heroldi 1203). Remarque: ces auteurs ne proposent pas le nom de personne vieux norrois HærulfR (vieux danois Herulf) alors qu’il est semblable, et que Hérouville se situe dans la zone de diffusion de la toponymie scandinave la commune contiguë de Mondeville désignée Amundi villa en 990 et qui contient sans ambiguïté le nom de personne norrois Ámundi.

L’homonymie apparente avec Hérouville-en-Vexin (Île-de-France) est peut-être fortuite et se limite dans ce cas à une simple homophonie. Il existait jadis une distinction entre les paroisses de Saint-Clair-d’Hérouville et Saint-Pierre-d’Hérouville (voir carte de Cassini).

Hérouville devient Hérouville-Saint-Clair le.

Il faut souligner la pauvreté de la recherche archéologique sur le site de la commune à l’époque de son expansion, qui a entraîné l’absence quasi totale de recherches archéologiques sur deux sites d’occupation (au sens archéologique) gallo-romaine qui auraient pu s’avérer prometteurs L’histoire de l’occupation du site d’Hérouville est donc très mal connue. Il faut signaler en outre les découvertes de deux haches de pierre polie, de l’époque néolithique mais étudiées hors contexte archéologique et donc difficilement exploitables. En outre, des bateaux d’époque gallo-romaine furent trouvés au XIXe siècle dans l’Orne qui longe la commune. Le bourg naît au haut Moyen Âge sur les ruines romaines. Des sépultures mérovingiennes furent fouillées en 1963 autour de l’ancienne église.

Les malheurs frappent la commune à l’époque moderne: les temps de la Réforme voient le site dévasté, en particulier les édifices religieux. De même au XVIIe siècle ce sont les épidémies qui frappent Lébisey. La seigneurie passe d’un dénommé Pierre marquis d’Hérouville et de la Rivière (décédé en 1670) à Jean-Baptiste Colbert. La seigneurie passe de la famille de Colbert à celle très ancienne des Montmorency par mariage. Le à 10h34, un séisme frappe la région caennaise. La tour de l’église d’Hérouville est endommagée et une maison s’écroule.

La commune est née en 1793 de la fusion de trois paroisses À cette date, on recensait à Hérouville 553 habitants. Tout au long du, ce chiffre reste relativement stable; la croissance démographique reste comprise dans une fourchette allant de 465 habitants au minimum en 1800 à 662 au maximum en 1862. La population augmente très légèrement à partir des années 1920-1930. Mais c’est à partir des années 1960 que la population explose véritablement: en 1962, en 1968 et en 1975. La zone à urbaniser en priorité d’Hérouville-Saint-Clair est officiellement créée le en même temps que celles de la Pierre Heuzé et du Chemin vert à Caen.

Simple village au début des années 1960, la commune est donc devenue la plus importante banlieue de Caen et la deuxième commune la plus peuplée du Calvados. Cette croissance est en particulier due à l’arrivée de nombreuses familles immigrées d’Afrique du Nord, d’Afrique noire ou d’Europe du Sud. Ce caractère pluriculturel forge l’identité de la ville, renforcée par un tissu associatif important et dynamique. Économiquement, la commune possède des indicateurs sociaux qui peuvent inquiéter, avec en particulier un très fort taux de chômage des jeunes, et de même dans la population adulte, ayant pris de front les désastres économiques successifs de l’agglomération caennaise (SMN, Moulinex). De 1971 à 2001, François Geindre est le maire de la commune. Il tente de faire perdre à la ville son image de ville-dortoir en la dotant d’équipements culturels (cinéma, théâtre…) ainsi que des fonctions administratives de niveau départemental et régional (inspection d’académie, direction du travail de l’emploi et de la formation permanente, direction régionale de l’environnement et de la recherche…) et en s’efforçant d’attirer des commerces.

Son objectif durant cette période est de Faire d’Hérouville une vraie ville, c’est, à partir d’une ZUP des années 1960, introduire la complexité dans ses fonctions, introduire la diversité dans ses activités, retrouver le beau, l’art, la rencontre, la tendresse. C’est savoir où se donner rendez-vous dans la ville. C’est pour les Hérouvillais, non seulement aimer leur ville, mais en être fiers. En 1987 est inaugurée la « Citadelle Douce », le centre-ville, dans lequel il installe la mairie et quelques commerces. La même année est inaugurée l’installation de l’inspection académique du Calvados dans les locaux bâtis sur un terrain acquis par la municipalité et destiné initialement à accueillir le Rectorat. La dernière installation d’une administration importante a été celle des directions départementale et régionale du travail.

Le dernier mandat fut néanmoins assombri par des problèmes en particulier avec la chambre régionale des comptes, dans l’affaire de la distribution trop large de subventions aux nombreuses associations de la ville, et aussi dans l’affaire de « la ligne »: une ligne de carrés de verre qui traverse la ville, idée basée sur un trait d’union, dans lequel chaque habitant devait déposer un objet caractéristique de son époque. Cela a été un semi-échec, bien que plus de aient été déposés, les difficultés matérielles de réalisation ainsi que l’abandon en 2001 de l’entretien de la « ligne » conduisirent à la désaffectation et à la détérioration de ce projet participatif. Par ailleurs, compte tenu de la particularité du projet, la chambre régionale des comptes a estimé que les procédures de marchés n’avaient pas été suffisamment respectées. Dans la durée, cet élément architectural a fait l’objet de dégradations sévères, tout d’abord réparées soigneusement (mais à coût prohibitif) mais depuis les carrés dégradés sont remplis uniquement de simple béton dégrossi… En 2001, à la suite de la décision de François Geindre de ne pas solliciter le suffrage des électeurs, la liste PS menée par Jangui Le Carpentier, qui fut longtemps son premier adjoint, dut faire face au second tour à une triangulaire avec une liste MRC menée par Serge Lézement et une liste « apolitique » menée par Rodolphe Thomas. Dans cette configuration, ce fut à Rodolphe Thomas de présider aux destinées de la ville.

Le maire est réélu dès le premier tour avec plus de 53 % des suffrages, sur sa liste « Fiers d’être Hérouvillais », mettant en avant son programme de rénovation urbaine, et des éléments programmatiques populaires (gratuité des cantines scolaires pour les familles nécessiteuses), la défaite étant sévère pour la liste PS menée par Emmanuel Renard, conseiller général du canton de Caen-5. La liste du maire est à nouveau élue dès le premier tour avec une majorité encore plus grande, 63,83 % des suffrages, et un taux d’abstention de 39,49 %.

Informations Clés

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Population

22.227 habitants

Région

Normandie

Département

Calvados
(14)

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