Isbergues
Histoire d’Isbergues
Isbergues est une commune du Pas-de-Calais, en Hauts-de-France, comptant 8649 habitants. Le nom de la localité, attesté sous la forme Iberga en 1138, a connu de nombreuses variantes (Ybergha en 1202, Hibergue en 1209, Isebergue en 1720) avant de se fixer en Isbergues à partir de 1801; la forme flamande est Iberge et la forme picarde Iberque.
La commune est marquée par la légende de sainte Isbergue, fille de Pépin le Bref et sœur de Charlemagne, à qui l’on attribuait le pouvoir de guérir les maladies de peau et des yeux. Isbergues a connu un fort développement industriel à partir du XIXe siècle grâce à la proximité du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Le 1er janvier 1996, à l’initiative du maire de Berguette Jacques Napieraj, les communes de Molinghem, Berguette et Isbergues fusionnent et l’ensemble conserve le nom d’Isbergues.
En 1976, la Société des Hauts Fourneaux de la Chiers et la Société des Aciéries Tréfileries de Neuves-Maisons Châtillon mettent en service une usine d’agglomération des minerais. La métallurgie a profité d’un vaste espace en bordure du canal de Neufossé, dit canal d’Aire à la Bassée, qui relie la commune à la Manche et à la mer du Nord par l’ouest, et à Lille, à la Deûle et aux canaux d’Europe du Nord par l’est. Cette industrie a marqué le paysage et fut une source de pollution, mais aussi de prospérité, jusqu’aux délocalisations qui ont conduit Sollac, racheté par ArcelorMittal, à fermer son aciérie. Une convention de revitalisation a été signée en 2005 pour aider les anciens employés à retrouver du travail localement, et 745 équivalents temps-plein travaillaient encore sur le site en 2008.