Janzé

Histoire de Janzé

Janzé est une commune de Ille-et-Vilaine, en Bretagne, qui compte 8 570 habitants. C’est de l’occupation romaine que Janzé tirerait son nom; plusieurs hypothèses étant avancées à propos de son origine: dieu romain Janus?, Gennitius (nom de famille gallo-romain)?, Jan (jonc en gallo)?, ce qui n’exclut pas une autre origine possible. La forme bretonne proposée par l’Office public de la langue bretonne est.

La présence humaine est attestée sur le territoire de la commune dès le Néolithique par la présence de plusieurs menhirs mentionnés dès le et désormais détruits ou encore visibles Au haut Moyen Âge, l’existence, favorisant l’implantation des premières communautés chrétiennes, des prieurés de Néron, Beauchesne et La Franceule est attestée, et celle des prieurés de Saint-Martin et Saint-Pierre probable. Un comte de Janzé a vécu au, mais il semble que cette famille ait rapidement disparu. Le nom de Janzé apparaît pour la première fois en 1216; la localité dépendait alors des seigneurs de Brie, qui y possédaient la châtellenie du Désert. Jean-Baptiste Ogée écrit que « le fief de la Lanceule est très-ancien; il appartenoit, en 1360, à Pierre Coupu, Seigneur de la Lanceule, et, l’an 1420, à Jeanne de Rennes. Les maisons nobles, en 1360, étoient: la Jarousaye, le Bois-Rogier, et Lam ». Le village s’est développé initialement sur le monticule entourant l’ancienne église Saint-Martin. La place du marché aux bestiaux (actuelle place de la République) était accessible par un escalier.

« Quelques rues, mal alignées, peu entretenues, bordées de rigoles, comme toutes les rues de l’époque médiévale, coupent en tous sens la petite agglomération ». La ville avait, jusqu’à la Révolution, deux paroisses: Saint-Martin qui appartenait à l’abbaye de Marmoutier en Touraine à la fin du et Saint-Pierre vraisemblablement rattachée à la fondation du prieuré de Néron, en Amanlis (lequel dépendait de l’abbaye Saint-Melaine de Rennes); les seigneurs de Brie disposaient d’un enfeu dans l’église paroissiale. D’autres manoirs existaient: la Tullaye, Garmeaux, La Lanceule, Teillay, la Placette, la Grandinerie. Janzé ne fut pas épargné par les massacres et pillages lors des guerres de religion. La peste a sévi dans la région entre 1563 et 1640. Les seigneurs de Brie, aussi seigneurs de Janzé, disposaient du droit de quintaine et de haute justice avec « gibet, ceps et colliers »; ils firent construire en 1764 l’« Auditoire » pour y rendre la justice. Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Janzé en 1778 En raison de l’existence des deux paroisses, deux cahiers de doléances furent rédigés; l’assemblée des paroissiens de Saint-Martin se tint le 3 avril 1789 sous la présidence de Claude Trevet de Tourneville, sénéchal de Janzé, en présence de 131 paroissiens; l’assemblée de la paroisse Saint-Pierre, en la présence de 24 paroissiens, rédigea un cahier de doléances différent de celui de la paroisse Saint-Martin, mais les deux paroisses demandent la suppression des corvées en nature pour l’entretien du grand chemin de Rennes à Châteaubriant et de la milice; ceux de Saint-Pierre se plaignent des dîmes considérables prélevées par les moines de Marmoutier et des droits prélevés par le marquis de Brie sur les foires et marchés; ceux de Saint-Martin demandent la suppression des banalités sur les moulins et de divers autres droits féodaux (droits de fuie et de garenne, lods et ventes, etc.).

L’assemblée de Saint-Martin élit Julien Geffrault, Jan-Baptiste Garnon, Joseph Noël et Julien Lelièvre pour la représenter à l’assemblée du tiers état de la sénéchaussée. La Guerche fut préféré à Janzé comme chef-lieu de district. La fondation de la Première République était aussi fêtée tous les ans, le 21 septembre. Enfin, les autres fêtes républicaines sont peu suivies, notamment à cause du manque de succès du calendrier républicain, qui fait que les fêtes d’Ancien Régime et les nouvelles ne coïncident pas. Mais Janzé, une commune patriote, célébrait la fête de la Reconnaissance, pourtant peu suivie dans le reste du département, célébrée le 10 pairial an IV (29 mai 1797). Les rues de Janzé, non entretenues pendant la Révolution française, sont en si mauvais état que les roues des voitures à cheval s’y brisaient. C’est en 1849 que sont installés dans le centre de la ville les sept premiers lampadaires (des lampes à huile). Les vieilles halles en bois se trouvaient en face de l’ancienne église Saint-Martin: elles abritaient des commerces, mais aussi la mairie et l’auditoire.

En raison de leur exiguité, les divers marchés étaient dispersés dans la ville: si celui des grains était sous les Halles, celui aux volailles se trouvait rue Neuve, le marché aux œufs rue Nantaise et celui aux châtaignes rue de la Paix. La région de Janzé était aussi productrice de blé noir. La ville comptait alors 4 hôtels, fréquentés par les nombreux marchands attirés par l’importance des divers marchés. En 1835, Louis Mariotti, un ancien élève de l’École normale de Rennes, ouvrit une école privée, avec internat, à Janzé. Plusieurs briqueteries, exploitant des filons de terre glaise, furent créées à Janzé: la plus connue fut celle de Bel-Air, qui existait déjà vers 1820 (elle ferma pendant la Seconde Guerre mondiale). Les travaux de construction, à l’emplacement de l’ancien manoir de la Grandinerie, de la nouvelle église Saint-Martin, de style néo-roman, par les architectes Jules et Henri Mellet commencent en 1874. Un nouvel hôtel de ville (en briques, pierres blanches et granite, avec des pignons sculptés), édifié à l’emplacement de l’ancienne église Saint-Martin, est construit en 1886, après la démolition de ladite église, en 1880 par l’architecte rennais Miniac. De nombreuses maisons construites fin ou début, par exemple rue Nationale, présentent un bâti de brique et de schiste, cette dernière pierre provenant généralement d’une carrière située à Amanlis.

En 1892, l’historien et folkloriste Adolphe Orain écrit Selon le journal La Croix, en 1891, sont inscrits à l’école laïcisée contre 352 à l’école « libre », congréganiste. Le monument aux morts de Janzé porte les noms de 187 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale; parmi eux 13 sont morts sur le front belge et un au Luxembourg (dont 11 dès l’année 1914); un (Marie Joseph Beuché) était prisonnier en Allemagne et un autre (Julien Debroise) est mort après l’armistice, mais des suites de sa captivité en Allemagne; la plupart des autres sont décédés sur le sol français. Le standard de la « poule de Janzé » est défini en 1931 et des éleveurs l’élevant sont présents dans divers concours agricoles de l’entre-deux-guerres; elle disparaît progressivement pendant la Seconde Guerre mondiale et les premières décennies d’après-guerre, supplantée par la coucou de Rennes. Le monument aux morts de Janzé porte les noms de 20 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale; parmi elles, un soldat (Maurice Turpin) tué lors de la Débâcle au printemps 1940, un résistant (Lucien Rebours), tué à Bourg-des-Comptes le 24 décembre 1943 et un requis du STO, tué en Allemagne lors d’un bombardement aérien le 26 mars 1944. Deux jeunes femmes ouvrirent en 1943 à Janzé un foyer d’accueil pour enfants abandonnés (des enfants juifs) venus de la région parisienne: le « refuge des Aulnaies »; après quelques mois, le refuge fut transféré à la « Belle Motte » en Amanlis, un lieu d’accueil plus vaste qui accueillit jusqu’à 17 enfants pendant l’hiver 1943-1944. Ce lieu d’accueil fut soutenu par un réseau local de solidarité. Quatre soldats (Louis André, Jean-Baptiste Gaultier, Michel Rennesson et Augustin Saulais) originaires de Janzé sont morts pour la France pendant la guerre d’Indochine et un (Henri Ginguené) pendant la guerre d’Algérie) est reconstituée par des passionnés, en collaboration avec l’écomusée de la Bintinais.

En 1980 se crée l’association « Poulet de Janzé » qui obtient un label rouge pour ses poulets blancs, ses producteurs devant suivre un cahier des charges rigoureux, associant hygiène et qualité. D’autres productions de volailles sont labellisées par la suite: le chapon blanc et le poulet jaune en 1988, la dinde en 1992, la pintade en 1994, le chapon jaune en 2000, le poulet noir et le chapon de pintade en 2014. En 1996, les « Volailles de Janzé » obtiennent une indication géographique protégée et en 2003 les producteurs se regroupent en coopérative (« Les Fermiers de Janzé »). En 2009, les producteurs choisissent l’utilisation de céréales non OGM et en 2018 lancent la production de « poulets bio ».

Patrimoine religieux

L’église paroissiale du Sacré-Cœur, a été construite entre 1874 et 1885; elle est en forme de croix latine et de style néo-roman.

Informations Clés

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Population

8.570 habitants

Région

Bretagne

Département

Ille-et-Vilaine
(35)

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