Joigny
Histoire de Joigny
Joigny est une commune de Yonne, en Bourgogne-Franche-Comté, qui compte 9 218 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Jauniacus (IXe siècle); Jauviacus (1080); Jouviniacus; Joogniacum (1154); Joviniacum (1146); Joigniacum (1214); Joegni (1280); Jogny (1302); Joingny (1326); Jooigny (1367); Jougny (1549).
On peut voir des ferriers (peut-être antérieurs à l’époque gallo-romaine) et des thermes gallo-romains dans le Bois du Grand Marchais. Durant l’époque médiévale, c’est la construction d’une place forte à la fin du par Renard le Vieux, comte de Sens, sur une partie des terres de l’abbaye Sainte-Marie du Charnier de Sens, qui marquera la naissance de la ville actuelle, fondée officiellement en 996. Située avant la Révolution française en Champagne mais rattachée, du fait de sa proximité avec la rivière Yonne, au département de l’Yonne (avec Sens) par le législateur en 1790. Avant l’an mille, Joigny faisait partie du comté de Sens. Un chroniqueur de Sens indique que le comte Renard Vetulus a fait bâtir un château sur une terre appartenant à Saint-Jean de Sens. Ce comte a régné un demi-siècle. L’institution d’un comté à Joigny faisait, jusqu’il y a peu, l’objet d’un consensus parmi les historiens et les érudits: le comté était né d’un partage successoral et d’un héritage affectant l’ancien comté de Sens. Ensuite, la date de l’érection variait au gré des plumes: 996, 999, 1008, 1015, 1034, 1055 et 1058.
Par exemple, pour justifier la date 996/999, on avait coutume de prendre la date de la mort du comte Renard de Sens (Vetulus) comme première attestation de l’existence documentaire de Joigny (à distinguer du comté!). Alors dès 996/999, apparaissait un héritier de Renard à Joigny, son gendre Geoffroy de Ferréol, comte de Joigny, aussi baron de Joinville et doyen des sept pairs de Champagne. De plus, Geoffroy fondait en 1080 le prieuré Notre-Dame dont la charte nous apprend que Joigny s’appelait Castrum Gaudiaci, qui signifie château de plaisance (mais il y a d’autres étymologies possibles pour Joviniacum, comme Jovis = Jupiter). On voit bien en quoi ce schéma pose problème: le trop long règne de Geoffroy; le fait que la fondation de Joinville soit plus tardive (château construit vers 1027-1030 semble-t-il, par Étienne de Vaux, † 1060) et que la Maison des sires de Joinville ne puisse être confondue avec la dynastie comtale de Joigny contrairement à ce que l’on a longtemps cru à cause de la similitude des noms des seigneurs; l’appellation comté de Champagne apparue seulement vers 1102; le nom Geoffroy de Ferréol faisant irrésistiblement allusion à un comte de Gâtinais contemporain (comte de 1028/1030 à 1043/1045, ancêtre paternel des Plantagenêts – et d’ailleurs aussi probablement des Joigny en lignée féminine par les Courtenay – mais pas documenté comme l’ancêtre agnatique des Joigny); et surtout la création plus tardive du comté de Joigny, attestée seulement en 1080 et ne remontant sans doute pas plus haut que l’intervalle 1042-1055-1080. En effet, la documentation établit une fourchette pour la date de la création du comté de Joigny. En 1042, Migennes, qui appartiendra ensuite au comté de Joigny, est dit dans une charte du temps « dans le comté de Sens ». En 1080 pour la première fois est cité un « comte de Joigny » en la personne de Geoffroy. Entre les deux dates, survient l’année 1055, qui est celle de la mort du dernier comte de Sens Renard II le Mauvais, petit-fils de Renard.
Certains auteurs en ont déduit qu’après sa mort, un héritier (beau-frère ou gendre selon les auteurs) aurait reçu le Jovinien (région de Joigny) dans les partages successoraux. Aucun document ni chronique ne permet d’assurer cette hypothèse. En outre, il n’y a pas davantage lieu de s’attarder sur une création encore plus ancienne qui aurait résulté de l’héritage du comte de Sens de Renard le Vieux (+999), ou à la succession du comte Fromond II († 1008), ou à celle du pseudo Fromond III (imaginaire, et né d’une erreur de datation d’une charte pourtant corrigée par son éditeur, l’archiviste Quantin). En effet, deux chroniqueurs sénonais contemporains des faits (Odorannus et Clarius, moines de Saint-Pierre-le-Vif) indiquent sans ambiguïté qu’à la mort de Renard le Mauvais, ses biens sont divisés entre le roi (Henri ) et l’archevêque Mainard, sans faire référence à un quelconque héritier. Aucun élément généalogique ne relie les deux lignages, à la seule exception du prénom Renard connu par ailleurs dans d’autres lignages comtaux. Il faut alors abandonner l’hypothèse d’un partage successoral. Une autre date retient l’attention: celle de 1068. Cette année-là, le roi Philippe solde le dossier du comté de Gâtinais.
La Couronne acquiert alors la seconde moitié du comté (le Bas-Gâtinais, au nord, autour de Nemours et Château-Landon) après avoir mis la main sur la première moitié de ce comté (le Haut-Gâtinais, au sud, autour de Montargis: cette part formera la partie occidentale de la seigneurie de Courtenay). Il se peut que la famille de l’archevêque de Sens Gilduin, qui a possédé des biens dans le Haut Gâtinais qu’elle a soumis à la suzeraineté du comte de Valois et de Vexin (cf. Raoul IV), ait permuté pour venir dans le Jovinien où elle avait déjà des intérêts à Migennes en 1042 (cette famille serait celle qui accède au comté de Joigny vers le milieu du, en tout cas avant 1080, l’évêque Gilduin/Gelduin étant réputé frère du premier comte de Joigny avéré, Geoffroy ou II; mais rien ne prouverait qu’ils sont fils d’Alix de Sens et de Geoffroy). Le a connu de tels échanges territoriaux (cf. La puissance royale a fait le reste: l’octroi d’un titre comtal à Joigny, ce qu’une convention familiale était impuissante à faire. Mais Philippe vénérait sa chère abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, où il s’est fait d’ailleurs, seul de sa race, inhumer, et l’a débarrassée d’un voisinage féodal encombrant. De fait, le nouveau lignage, aux horizons géographiques multiples, possède ailleurs des droits comtaux. En conséquence il est tenu d’instituer un vicomte à Joigny dès 1080 (le titre n’est pas en ce temps une dignité conférée à une terre ou une politesse mondaine).
Le comté de Joigny forme géographiquement un démembrement du comté de Sens, au contact du comté d’Auxerre, alors submergé et occupé par le duc de Bourgogne. Il est encadré à l’Est par le comté de Troyes (le château de Saint-Florentin en dépend) et à l’Ouest par la seigneurie de Courtenay en partie construite sur la ruine du comté de Gâtinais. Il semble que le rattachement féodal du comté de Joigny à celui de Champagne (et juridiquement à celui de Troyes pour son château de Saint-Florentin) soit une conséquence de la situation. Le jeune comté, érigé entre 1042 et 1080, aurait été initialement placé dans la vassalité du comte de Valois, de Vexin et d’Amiens Raoul IV. Au décès de celui-ci en 1074, son héritage a donné lieu à une guerre entre ses héritiers. Le comte de Blois Thibaut III (par ailleurs comte de Troyes, ancêtre des comtes de Champagne – sous le nom de Thibaut – et gendre de Raoul IV de Valois dont il épouse en deuxièmes ou troisièmes noces la fille Adélaïde de Valois, héritière du Valois par son père et de Bar-sur-Aube par sa mère) l’a emporté. Il y a gagné le comté de Bar-sur-Aube mais aussi sans doute la suzeraineté sur le comté de Joigny, qui n’est connue au plus tôt qu’en 1100. Le vicomte de Joigny lui aussi était vassal du comte de Troyes et le service était attaché à Saint-Florentin.
Ce vicomte possédait l’essentiel de ses domaines dans un quadrilatère formé par Lailly et Les Sièges, Armentières et Séant-en-Othe. Vers 1200, il a choisi de faire de Rigny-le-Ferron le centre de ses domaines et finalement, d’en prendre le nom. Dès lors, le comte de Joigny apparaît, comme ses confrères les comtes de Bar-sur-Seine et de Brienne, auprès des comtes de Blois-(Champagne) lorsque ces derniers fréquentent leur comté de Troyes. Par la suite, la qualité de premier pair du comté de Champagne est attribuée au comte de Joigny, à l’instar de ce que la littérature médiévale a imaginé dans le roman des chevaliers de la Table Ronde. Un pont est construit sur l’Yonne. La ville se développe, et comme à Troyes et à Auxerre, entreprend la construction d’une vaste enceinte venant englober différents quartiers (dont celui du vicomte). Elle communique avec les Foires de Champagne et notamment la foire de Troyes par un grand chemin passant à travers la forêt d’Othe, gagnant Coulours et Villemaur. Le comte se lie avec la famille comtale de Nevers et y gagne en dot Coulanges-la-Vineuse.
On ne le repère pas dans les croisades d’Orient alors qu’il va participer à l’aventure de Sicile dans la seconde moitié. Les prises de position des comtes de Joigny ne sont pas négligées par les pouvoirs supérieurs. C’est ainsi que la comtesse de Champagne Blanche de Navarre, mère de Thibaud né posthume (1201-1253), obtiendra des garanties de la comtesse de Joigny lors de l’ouverture de sa délicate régence en se faisant « rendre » le château de Joigny. L’implantation de son agent dans le Jovinien, le Briard Manassès de Touquin, est une précaution utile. Le comté de Joigny sera fidèle à la comtesse de Champagne dans la guerre de succession de Champagne engagée par Érard de Brienne, seigneur de Venisy, et Thibaud le Chansonnier conservera sa couronne comtale. Les comtes de Joigny étaient aussi pairs de France, ainsi que nous l’apprend un jugement de Philippe Auguste en 1216 concernant un différend qui opposait la reine de Chypre, Alix de Champagne, et la comtesse Blanche en présence des pairs du royaume dont Liste des comtes de Joigny|. Il fonde dans le quartier vigneron de Saint-André le prieuré Notre-Dame de Joigny, placé sous la tutelle clunisienne, à l’emplacement d’une chapelle dédiée à saint Georges: les premiers moines viennent du prieuré de La Charité dont Gérard de Cluny, par ailleurs bâtisseur du prieuré de La Charité, devint le premier prieur. L’église prieurale est consacrée le 14 septembre 1085 par l’archevêque de Sens Richer II et deviendra au fil des siècles et des modifications, notamment de la façade au, l’actuelle église Saint-André.
Un document de 1138 fait état d’un don de 15 livres de rentes par le comte de Joigny aux Templiers, sur ses droits de péage, pour l’entretien d’une de leurs chapelles. En 1162 ils échangent cette rente contre des bois et terres. En 1211 ils achètent les terres de Simon de Courtanron à Corberie. En 1188 les Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem reçoivent en donation du comte Guillaume des prés et terres situés à Saint-Thomas. Leur commanderie est réunie à celle de Launay en 1469. Au, ce qui correspond aujourd’hui au quartier Saint-Jean est entouré de remparts munis de tours et de trois portes: la porte aux poissons (démolie en 1824), une porte devant la plate-forme du château, et une porte flanquée de deux tours et un pont-levis donnant sur le pont en bois passant la rivière. Ce pont en bois était en deux parties qui se rejoignaient sur une île, au milieu de la rivière, sur laquelle était construite un moulin. En 1333 un document établit l’inventaire de la léproserie de Saint-Denis de Léchères située sur le territoire de la paroisse de Cezy (aujourd’hui Joigny) et qui remonterait au début.
La léproserie disposait d’une chapelle, d’un chapelain et d’un cimetière. Pour s’assurer des revenus elle disposait également d’une exploitation rurale (granges, étables, porcheries, etc.), de vignes et d’un port d’embarquement sur l’Yonne. Outre les tonneaux de vin, le port Folet permettait d’acheminer des bois et des charbons provenant de la vallée du Vrain et de ses alentours. Chaque année une foire se tenait aux environs de la léproserie. En 1334 l’archevêque de Sens Guillaume de Brosse fit don de la léproserie au Chapitre de Paris qui possédait des vignes dans son environnement. Cette possession dura jusqu’à la fin. où saint Vincent de Paul fut précepteur. Le comte de Joigny accepte de se défaire de sa suzeraineté sur Château-Renard, sans doute héritée de l’époque même de la constitution de son comté, pour gagner celle de Malay-le-Roi.
On notera la curieuse présence de la châtellenie de La Ferté-Loupière, primitivement détenue par le comte de Sancerre, qui amoindrit le pouvoir du comte de Joigny sur le quart Sud-Ouest de son comté. De même Champlay constitue un fief libre de toute attache envers le comté en face de la ville de Joigny. Le comté de Champagne rejoint par étape en 1284 la Couronne. Celui d’Auxerre est littéralement abandonné en 1370 par ses héritiers dans la première phase de la guerre de Cent Ans. L’horizon autour de Joigny est fleurdelysé. Le comté devient la propriété de la famille bourguignonne de Noyers (Jean, vers 1337/1338, alors qu’il n’est qu’un adolescent: 1323-1362). Son père le maréchal Miles de Noyers, qui a acquis Joigny pour son fils Jean, proche conseiller de Philippe VI de Valois, accepte de perdre le statut de franc-alleu de sa seigneurie ancestrale de Noyers pour encore mieux figurer dans la dépendance de la famille royale. Des Joviniens parviennent socialement à pénétrer les milieux de Cour et l’oligarchie financière.
Baillis et prévôts royaux interviennent sans freins dans son comté. Du chef de sa vassalité envers le comté de Champagne, le comté de Joigny dépendra du bailli royal de Troyes jusqu’en 1789, et non de celui plus proche et très actif, de Sens, archives du département de l’Yonne (1866) et siège de nombreux offices. Le 12 juillet 1530 à environ 4 ou 5 heures du soir, la ville est victime d’un grand incendie qui la ravage à l’exception de la paroisse Saint-André. Au on reconstruit des maisons comme celle de l’arbre de Jessé. À la fin de l’Ancien Régime, la ville, enrichie par l’exploitation de sa part de la forêt d’Othe donnée par un comte, accepte de financer à ses frais la construction de casernes de cavalerie. Ce type de troupes était réputé pour les retombées financières qu’il générait, et la qualité des officiers qu’il drainait. En même temps, elle construit un hôtel de ville. Le pont, cité depuis le, est un important investissement.
Son entretien est financé par un péage. Le massif forestier de la forêt d’Othe est une première source de richesse. Au, le développement de Paris rend impératif la satisfaction de cette population privilégiée, en termes de combustibles. Il faut se chauffer et cuire les aliments d’une ville de 200.000 habitants. Tous pouvoirs sont accordés à la prévôté des marchands pour faire venir du bois jusqu’à l’entrepôt général de bois pour l’approvisionnement de Paris (la moitié Sud du arrondissement actuel, alors en la paroisse d’Ivry-sur-Seine). D’avisés bourgeois de la ville, tels les Chomereau, serviront les intérêts parisiens et bâtiront de solides fortunes. Le vin est une autre activité source de revenus (la première mention du vin à Joigny remontant à 1082, dans le quartier de Saint-Thibault). Il mobilise une grande quantité de vignerons, tonneliers et marchands de vins.
Son évacuation par voie d’eau est confiée aux voituriers par eau. Comme toute ville d’une certaine taille, et au centre d’une plaine occupée par des prairies inondables, Joigny dispose de tanneurs au fonctionnement dynastique (Déon, Picard). Remarquablement placé sur le tracé de la route de Paris à Auxerre, et à l’embranchement vers Tonnerre, la ville dispose d’hôtelleries, puis avec l’arrivée des diligences et de la vitesse, d’auberges renommées. Un fils d’aubergiste est le cuisinier de Montcalm, fait prisonnier par les Anglais à la reddition de Québec. Les coches d’eau arrivés d’Auxerre y passent pour se rendre à Paris. Elle est l’embarcadère naturel des productions issues des villages des vallées du Tholon, du Ravillon et du Vrin. Le port est, en direction d’Auxerre, le dernier à être accessible la majeure partie de l’année et à ne pas être bloqué par des étiages estivaux. La pêche est active et réglementée.
Une porte en bas de la ville porte significativement le nom de Porte aux Poissons. Lors de la Révolution française, Joigny devient chef-lieu du District de Joigny puis sous-préfecture de l’Arrondissement de Joigny à la création des départements; qualité qu’elle perd en 1926 pour n’être plus que chef-lieu de canton. Le 6 mars 1814, lors de la Sixième Coalition contre la France de Napoléon, le maire de Joigny abandonne son poste alors qu’une colonne de cosaques et hussards hongrois passe à Joigny pour aller stationner à Villeneuve-sur-Yonne le 8 mars 1814 La ville accueille en garnison le frère de Napoléon Bonaparte. Sous la Restauration, la ville est prospère. Ses revenus forestiers font rêver l’administration centrale. Le fils du duc d’Orléans tient garnison avec son régiment. Il quitte la ville en apprenant la révolution parisienne de 1830. La ville accueille le petit séminaire et le lycée catholique du diocèse de Sens-Auxerre (lycée Saint-Jacques).
La ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles dessert la ville depuis 1849, lors de l’ouverture de son premier tronçon de Paris à Tonnerre, facilitant les déplacements et favorisant le développement économique de la contrée. À partir de 1887 est mis en service le réseau de chemin de fer secondaire concédé par le département de l’Yonne à la compagnie des chemins de fer d’intérêt local de l’Yonne puis à la compagnie de chemins de fer départementaux, qui comprend notamment les lignes à voie métrique Joigny – Toucy-Ville, ouverte en 1902 et Joigny – Auxerre, ouverte en 1912. La gare du chemin de fer départemental est aménagée à côté de la gare du PLM Le réseau ferme progressivement jusqu’en 1951. La même année, le groupe Stypen, filiale de BiC, délocalise sa production en quittant Joigny pour la Seine-et-Marne. En 2013, le bâtiment historique de la Caisse d’épargne, ancien hôtel de l’avocat Edme-Louis Davier, ancien lycée et ancienne Kommandantur durant la guerre, est vendu aux enchères.
Patrimoine religieux
Joigny est labellisée ville d’art et d’histoire. Au, à l’époque de son intégration au palais de justice, le dôme d’origine a été remplacé par la toiture actuelle plus disgracieuse, les fenêtres ont été agrandies et une cheminée a défiguré le bâtiment. La fresque intérieure de 1630, redécouverte sous l’enduit en 1934, représente l’adoration des mages. C’est une copie d’un tableau de Jean Boucher, peintre de Bourges, célèbre sous le règne de Louis XIII. Dévastée pendant la Révolution, elle a été longtemps abandonnée et la chapelle qui est devenue la salle du tribunal n’a jamais été consacrée.
À la suite de la réforme de la carte judiciaire, le tribunal d’instance ferme le 31 décembre 2009 et le Conseil Général propriétaire de l’édifice n’a pas souhaité le conserver. L’ensemble (tribunal et chapelle) de carrés a été vendu en juillet 2012 pour la somme de. Les nouveaux propriétaires ayant le projet de le louer à des particuliers pour des fêtes, des soirées et réceptions ou à des associations qui voudraient organiser des animations.