Jouy-en-Josas
Histoire de Jouy-en-Josas
Jouy-en-Josas est une commune de Yvelines, en Île-de-France, qui compte 7 928 habitants. Jouy est attesté sous la forme latinisée de Gaugiaco au début du, Gaugiacum au, puis Joi au, Joe, Jouy en 1466 et Joiacum in vall Galliæ en 1498. Il procède, comme la plupart des, Gaugeac, etc., du type toponymique gallo-roman, basé sur le nom de personne chrétien Gaudius (latin gaudium, gaudia, joie), suivi du suffixe -acum, d’où le sens global de « propriété de Gaudius ».
Jouy était le nom d’un des deux vici portant ce déterminant de localisation Josas, dans l’ancien pays de Hurepoix. Josas était le nom de l’archidiaconé de l’ancien diocèse de Paris, celui qui s’étendait au sud de la Seine, il s’est appelé, depuis le, « archidiaconé de Josas ».
Josas était le nom d’un des deux vici composant l’ancien pays de Hurepoix, l’autre étant au nord-est le pays de Châtres (pagus Castrensis), nommé actuellement Arpajon. C’était une circonscription ecclésiastique, l’un des trois (archidiaconats) de l’évêché de Paris, attestée sous les formes latinisée Archidiaconus Josiacensis en 1352 et française Josays en 1525, époque où cette terre dépendait de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés dont les moines ont procédé au défrichement des terres. Cette église avait un chapitre en 1784, date où il décide d’abattre une statue de saint Christophe. Avec les guerres successives, la guerre de Cent Ans, puis la peste noire, la population fut progressivement anéantie et en 1466, la paroisse ne comptait plus que trois feux.
À partir de cette date, Jouy devient une terre laïque dont la seigneurie sera donnée à diverses familles s’étant illustrées par leurs services rendus au roi. Antoine d’Aquin (1629-1696), médecin personnel de Louis XIV, surintendant des eaux minérales de France, devient seigneur de Jouy de 1684 à 1701, date où il le revend à son gendre. Il n’est pas le premier médecin du roi possessionné à Jouy, puisque longtemps auparavant, dom Nicolas, médecin du roi, avait été prieur de Saint-Martin-en Josas. Sa fille Marie-Angélique d’Aquin épouse en 1686 Louis-Roselin Rouillé (1655-1712), conseiller d’État, maître des requêtes, contrôleur général des postes du royaume qui fait reconstruire le château de Jouy par Robert de Cotte.
Leur fils Antoine-Louis de Rouillé (1689-1761), est secrétaire d’État à la Marine (1751) et aux Affaires étrangères (1754-1757) de Louis XV. C’est dans son château de Jouy qu’est signé le 1 mai 1756, le traité de renversement des Alliances (appelé traité de Jouy puis traité de Versailles) qui unira la France à l’Autriche. Sa fille, Marie-Catherine de Rouillé, dame de Jouy, épouse en 1749 Anne-François d’Harcourt (1727-1797), duc de Beuvron, lieutenant-général des armées du roi pour la Normandie. Dernier seigneur de Jouy, c’est lui qui loue un moulin et des terres à Oberkampf pour y établir sa manufacture.
Patrimoine religieux
1874, musée d’Art et d’Histoire de Dreux, Eure-et-Loir.