Jouy-le-Moutier
Histoire de Jouy-le-Moutier
Jouy-le-Moutier est une commune de Val-d’Oise, en Île-de-France, qui compte 17 175 habitants. Jouy est attesté sous la forme latinisée Gaudiaci vers 1116, en 1220, puis Joiacum, Joy en 1195 et Joi en 1269, on lit dans la charte d’abonnement des tailles de Andresiaco et Joiaco mais également Valle Joiaci, Joyaco en 1482, puis Jouy-le-Moustier, surnom chrétien basé sur gaudium, gaudia > joie, suivi du suffixe d’origine gauloise -acum. Le déterminant -le-Moutier se réfère à l’église, moutier ayant précisément signifié « église » (en dérivant de monastērium, monastère) en ancien français.
Situé entre le massif de l’Hautil et l’Oise, le territoire jocassien est occupé dès le Néolithique, comme en témoignent le menhir de Jouy-la-Fontaine et quelques haches de pierre polie retrouvées çà et là. Le lieu est cité pour la première fois au par l’écrivain de la vie de Hildeburge de Gallardon. Après avoir fondé un hôpital à Ivry, aux confins des diocèses de Chartres et d’Evreux elle fuit cette région, à cause des guerres, et se retire avec son fils Goellus (Ascelin Goël). Cette donation est confirmée vers 1116 par Ascelin Goël
Toujours au, entre 1151 et 1161, le cartulaire de l’abbaye Saint-Martin de Pontoise fait état du don d’un fief au Val de Jouy, par Robert de Liancourt et ses hoirs. Le val de Jouy est nommé Valle Gaudiaci, Petite-belle-Fontaine, Grande-belle-Fontaine et Glatigny et de Quitry. Jouy est alors l’une des trois paroisses appartenant au diocèse de Paris, doyenné de Montmorency au-delà de l’Oise, les deux autres étant Andrésy et Lieux. Les cisterciens de l’abbaye Saint-Martin de Pontoise et de Notre-Dame-du-Val à Mériel sont propriétaires de vignes à Jouy dès le.
Ces derniers possédent à partir de 1263 une partie du fief de Gaignons ou Vengnions donné par l’écuyer Géraud de Joy, achetèrent une vigne situé sur ce fief en 1318 et des vignes au Coudray. Il reste encore au quelques fiefs appartenant au roi dans la vallée de Joy comprenant le hameau de Lieux. Dans le territoire du hameau de Jouy-la-Fontaine, se trouve un fief appelé fief du pré du Buc ayant appartenu à la comtesse de Conti. Toutefois le chapitre de la Cathédrale Notre-Dame de Paris est le plus important propriétaire foncier du territoire et est seigneur de Jouy jusqu’à la Révolution française.
Patrimoine religieux
Jouy-le-Moutier compte deux monuments historiques sur son territoire