La Bassée

Histoire de La Bassée

La Bassée est une commune de Nord, en Hauts-de-France, qui compte 6 622 habitants., La Bassée était autrefois entourée de forêts et petits bois. Suivant l’étymologie celtique ou en vieux français, « La Bassée » signifierait « Terre basse », dérivé de l’adjectif « bas », désignant un « bas-fond ». L’expression « La bassée » pouvait autrefois désigner une zone humide et basse fréquemment inondée, avec un sens proche de celui que nous donnons au mot « bassin » dans l’expression « Bassin-versant ».

Une vieille tradition, cette fois, voudrait que la ville autrefois importante, aurait été si réduite par les malheurs et la guerre qu’on l’aurait surnommée « l’Abaissée », mais aucune preuve n’étaye cette version, probablement issue des nombreuses guerres que la ville a subies. Enfin, selon Tite-Live, La Bassée aurait été l’ancienne résidence des Basses: Bassorum Oppidum. Noms anciens: Basseia, 1054, diplôme de Bauduin de Lille.

Basseya, Basceia, Baszeia, cart.

La Bassée a connu comme beaucoup de localités du nord de la France une longue histoire mouvementée dont les origines, très anciennes, sont mal connues, si ce n’est à travers des hypothèses plus ou moins acceptables. Pline l’Ancien cite La Bassée dans ses écits sous le nom de Bassi ou Bassy qui est rattachée, avant l’arrivée des Romains, aux Atrébates. Il pourrait s’agir d’un site tribal constitutif des Atrébates. Après la conquête romaine, un oppidum rectangulaire protège le coeur de la ville. La position de La Bassée en fait un carrefour des principaux axes routiers. L’historien Martin Lhermite, père jésuite né en 1596, dans son œuvre Histoire des saints de la province de Lille, nous apprend que La Bassée reçoit, en 390, la visite pastorale de saint Diogène, premier évêque d’Arras qui remplit sa mission d’évangélisation des terres de Flandre, encore païennes.

Il indique que, vers 430, les Francs font irruption dans les Gaules et refoulent les Romains après de sanglants combats qui auraient eu lieu sur les territoires d’Illies, Marquillies et Lorgies. Rien d’historique ne semble avoir été recueilli sur la région basséenne sous les rois de la première génération franque. Selon les chroniqueurs, le pays était alors presque entièrement couvert de marais ainsi que de bois parcouru par des meutes de loups, bois où une foule de hors-la-loi se réfugiaient pour assurer leur impunité. Après saint Vaast vers 510 et saint Dominique en 555, saint Amand, fondateur de l’abbaye de Marchiennes, y prêchent l’Évangile. Après Charlemagne, la contrée est, à diverses reprises, ravagée par les Normands. En 880, La Bassée est mise à feu et à sang et réduite à néant.

était entourée de canaux et fossés toujours alimentés par un ensemble de canaux drainant les marais La Bassée encore à demi-entourée d’une immense marais devient une place religieuse et une place forte, disposant d’une place d’armes, habitée par un gouverneur et le « lieutenant du roy », lesquels gèrent un important corps de garde et un « magasin de guerre ». Des chemins couverts, des bastions et diverses portes, murs et demi-lunes étaient alors protégés de fossés et palissades. Les fortifications de la petite ville abritent aussi des infrastructures conventuelles (religieuses et augustins, autour de l’église Notre-Dame). Pendant la guerre franco-espagnole de 1635-1659, La Bassée est une place forte des Pays-Bas espagnols. Elle sert de refuge aux villageois des environs et à leurs troupeaux menacés par les incursions de l’armée française.

Elle repousse un coup de main français le et, après la prise d’Arras par les Français en 1640, les Espagnols renforcent ses remparts mais, le, le maréchal de La Meilleraye s’en empare après huit jours de siège. La garnison, forte de hommes, obtient de se retirer avec les honneurs de la guerre. Les États des Pays-Bas, excédés par les pillages des Français, demandent au gouverneur espagnol Francisco de Melo de reprendre La Bassée et lui offrent un subside de florins. Melo se met en campagne avec 5 régiments espagnols, 3 italiens et 5 wallons; il reprend Lens le, puis La Bassée, qui se rend le après 24 jours de siège; la garnison française, commandée par le capitaine Bourdonnet, évacue la place avec les honneurs. Un sergent espagnol déserteur informe les Français que La Bassée n’a qu’une faible garnison. Ceux-ci, commandés par le maréchal Jean de Gassion, mettent le siège devant la ville le et l’entourent d’une contrevallation sur les lignes des sièges précédents; elle se rend le.

L’archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg, qui est à Douai avec une armée de secours, arrive trop tard pour la dégager. Ces sièges successifs laissent la ville et les villages environnants ruinés et dévastés. Le prince de Condé remporte une nouvelle victoire sur les Espagnols à Pont-à-Vendin près de La Bassée. La ville reçoit pour gouverneur François Marie de Broglie, capitaine piémontais au service de la France. En 1660, elle est rendue à l’Espagne par le traité des Pyrénées mais redevient française lors de la guerre de Dévolution en 1667, acquisition reconnue par le traité d’Aix-la-Chapelle en 1668. Le traité prévoyait le démantèlement de ses fortifications qui est exécuté en 1673.

Vers 1708, la place protège à la fois l’Artois et Lille En 1802-1803, pour ses transports, la ville est située sur le parcours de la diligence quotidienne reliant Lille à Béthune. Tous les jours, une barque permet d’attendre à Berclau, le passage de la barque Lille-Douai, pour y déposer et prendre voyageurs et marchandises. En 1808, on trouve à La Bassée un dépôt de sûreté, où on enferme les petits délinquants avant leur transfert en maison d’arrêt à Lille. entre dans les ruines de La Bassée pendant les combats de 1915-1918. Lors de la Première Guerre mondiale, la ville est ravagée pendant la bataille de La Bassée en 1914 et celle de la Lys en 1918.

Elle est presque totalement rasée. La commune a été décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le. Les séquelles de guerre y sont restées visibles durant plus de 10 ans, temps de la reconstruction. En 1924, est posée la première pierre de l’hôtel de ville. La Bassée connaît de nouveaux combats lors de la Seconde Guerre mondiale, pendant les combats de la Libération de la France en 1944 où elle est libérée par le britannique.

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Population

6.622 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Nord
(59)

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