La Charité-sur-Loire
Histoire de La Charité-sur-Loire
La Charité-sur-Loire est une commune de Nièvre, en Bourgogne-Franche-Comté, qui compte 4 672 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes « Monasterium Caritatis super Ligerim » (XIe siècle); Charitas (1032-1085); Sancta Maria de Caritate (1094); Karitas (1163).
« Charité », nom désignant d’abord le monastère clunisien fondé en 1107; terme assez fréquent dans l’onomastique religieuse; nom d’origine religieuse, « repas qu’on donne aux voyageurs ou aux pauvres ». Ses habitants sont appelés les Charitois(es).
Vers 700 existe une petite bourgade dénommée Seyr où un sous-diacre dénommé Lioup fonda une église dédiée à la Vierge et un monastère soumis à la règle de saint Basile. Le nom de La Charité sera donné ultérieurement, du fait de celle dont les moines faisaient preuve envers les pauvres de passage. La Charité-sur-Loire s’est développée autour d’un prieuré clunisien et de deux églises érigées par les moines en 1059, le tout protégé par des remparts. L’église Notre-Dame, la plus grande d’Europe après celle de l’abbaye de Cluny, est édifiée à partir. Le prieuré bénédictin devient rapidement l’un des plus beaux, des plus riches et des plus renommés d’Europe. Le pape Pascal II le consacre en 1107.
Il compte près de 400 dépendances dans tout le monde chrétien jusqu’aux portes de la Terre sainte à Constantinople. C’est sous sa direction que sort de terre le prieuré de La Charité dont il confie la direction à Vilencus, premier prieur de La Charité donc; lui-même se retire au prieuré de Joigny, dont il deviendra prieur, avant toutefois de revenir finir ses jours au prieuré de La Charité; il est enterré le derrière le grand autel de l’église prieurale. Le prieuré de La Charité essaime en Angleterre (après la conquête par Guillaume le Conquérant), au Portugal, près de Constantinople, occupant une position éminente parmi les dépendances de Cluny et justifiant son surnom de fille aînée de Cluny. En 1559, le prieuré est victime d’un grave incendie; l’église prieurale est sommairement réaménagée sous le priorat de Robert de Lenoncourt (1538-1551). En 1181, Philippe Auguste autorise la création d’une première enceinte qui est renforcée et fortifiée en 1164, qui s’ajoutait à l’enceinte ceinturant le monastère.