La Crèche
Histoire de La Crèche
La Crèche est une commune de Deux-Sèvres, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 5 732 habitants. Constituée sous le nom de « Sanctus-Petro-De-Berlo » traduit par « Saint-Pierre-De-Berlus » en français, la commune s’appelait « Berlo » au XIIIe siècle, et se nommait « Berlou » au XIVe. Puis, en 1622, apparaît « Brelou » qui gardera cette orthographe jusqu’en 1830. Là viendra s’ajouter le » x » final ce qui donna « Breloux ».
Elle prend ensuite le nom de « Breloux-la-Crèche » en fin 1911, puis celui de La Crèche en 1966 à la suite de la fusion avec Chavagné
Dès l’époque paléolithique des hommes circulent sur le territoire de La Crèche. De nombreux bifaces ont été découverts à Boisragon. Ils ont été étudiés par Marcel Bizard et publiés dans les revues historiques locales. L’époque néolithique ou « Âge de la pierre polie » est également représentée par des haches en silex ou en dolérite, trouvées en divers lieux. Le Néolithique moyen, caractérisé par les mégalithes, est attesté par des toponymes, comme la Pierre Levée, la Pierre Allay, etc. mais aucun dolmen ni menhir ne susbsiste aujourd’hui.
Pour le Néolithique final ou récent, nous connaissons un camp découvert grâce aux photographies aériennes réalisées par Maurice Marsac au lieu-dit la Seppe. Il est composé d’un fossé creusé dans le substrat calcaire avec l’aide de pics en bois de cerf. Les âges des métaux (bronze et fer) ont laissé des traces d’enclos circulaires repérés par photographie aérienne en divers lieux (travaux de M. L’époque antique est représentée par des villae gallo-romaines comme celles de la Pierre Levée, des Brangeries et par le vicus de La Fougeoire occupé du I au de notre ère et étudié en partie par M. L’époque mérovingienne, au, a laissé une nécropole avec une quarantaine de sépultures en pleine terre et quelques sarcophages et couvercles en calcaire. Deux d’entre eux portent des croix à triples traverses en bas-relief.
Un habitat de cette époque a été localisé à proximité des vestiges gallo-romains de la villa des Brangeries (diagnostic archéologique Marie-Claude Bakkal-Lagarde). Les traces se limitaient à des trous de poteaux et des fosses silos, creusées dans le substrat. Vers l’an mil, l’habitat se regroupe autour d’églises romanes à Saint-Carlaix, à Breloux. Des châteaux forts permettent la surveillance du territoire. Le château de l’Isle sur la Sèvre niortaise, dont il ne reste rien, était un de ceux-là. Le château de Bougouin avait le droit de châtellenie et relevait du comte de Poitiers, puis du seigneur de Saint-Maixent.
L’année 1914 commence par un événement festif, la grande cavalcade, qui a lieu le lundi de Pâques, le. C’est une première pour la ville. Le défilé, sur le thème « Hier et aujourd’hui », attire de nombreux spectateurs du département, principalement de Niort et Saint-Maixent, venus admirer une quinzaine de chars thématiques. L’ordre de mobilisation, le, est lu par un tambour à différents endroits de la ville. Les premiers mobilisés partent dès le 2, les autres, les jours suivants. Les soldats de la Crèche sont principalement affectés au 125e RI de Poitiers et au 114e RI de Saint-Maixent, mais également dans les régiments plus distants comme le 63e à Limoges, le 68e à Issoudun, le 90e à Châteauroux, le 107e à Angoulême, le 135e à Angers…
Bien que très éloignée de la ligne de front, la ville est affectée par la guerre. D’abord par les restrictions, la hausse des prix et les réquisitions. Les Créchois participent à l’effort de guerre par leurs dons et la confection de vêtements pour les hommes au front. L’hôpital fonctionne grâce aux dons en argent ou nature des entreprises de la ville et des habitants. Par exemple, la laiterie fournit gratuitement le lait, la crème et le beurre. Les Créchois fournissent eux de la nourriture, du linge et du bois de chauffage, dont certains sont des disparus que leur famille a longtemps attendus.
Une partie du parcours de ces morts a été reconstituée.
Patrimoine religieux
Le bâtiment principal est entouré d’une grande cour et d’un jardin, le tout ceint de douves. Une route fut construite anciennement et sépara le pigeonnier du parc du château. Il reste les ailes nord et ouest. La chapelle et le donjon ont été démolis de 1780 à 1815.
À l’extrémité de l’aile ouest subsiste une belle tour. Elle conserva sa toiture en poivrière jusqu’à la fin. L’escalier intérieur donne accès au chemin de ronde couvert, pratiqué dans l’épaisseur des murs. Dans les parties les plus anciennes, on voit encore des cheminées et des reposoirs de pierre dans l’embrasure d’une grande fenêtre à meneaux.
Les parties habitables ont été remodelées et restent fortement marquées par l’époque Empire. Un porche d’entrée surmonté d’un pavillon donnait accès à la cour du château. Ce château fut construit par la famille des Vivonne qui le garda du jusqu’au milieu. Savarit de Vivonne fut seigneur de Bougouin, en 1260.
Son petit-fils, Savary, devint conseiller du roi Philippe de Valois. Il le nomma sénéchal de Toulouse en 1334, et « capitaine souverain ès parties du Poitou et de la Saintonge » en 1336. C’est aussi lui qui fut envoyé, en 1334, en Espagne avec l’archevêque de Reims, pour ratifier une nouvelle alliance entre les deux royaumes.