La Valette-du-Var
Histoire de La Valette-du-Var
La Valette-du-Var est une commune de Var, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui compte 23 955 habitants. La toponymie de La Valette, comme partout en Provence, est surtout une adaptation de sa toponymie en langue provençale. La toponymie des rues de La Valette et quelques vestiges de cette époque (char de Verdun) gardent en mémoire le passé militaire de la commune. Il y a également une tombe avec inscrit l’Appel du 18 juin.
Déjà, au chalcolithique puis à l’âge du bronze, les grottes des monts sont occupées. Puis, une tribu ligure y construisit des oppida, avant les invasions romaines. Ces petits villages fortifiés abritent des cases et des troupeaux. Les Romains, selon la tradition des érudits locaux, auraient fondé la localité de Vallis Laeta (Vallée heureuse); mais peut-être n’était-ce qu’un ensemble de grosses villas agricoles, dont certaines étaient spécialisées dans la production d’huile d’olive. Au Moyen Âge, un castrum est construit. Celui-ci est fortifié, un château s’élevant à proximité de l’église Saint-Jean, de style roman, elle-même couronnée de créneaux.
La mort de la reine Jeanne ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d’Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis d’Anjou. Le seigneur de La Valette, Gauthier d’Ulmet, se rallie aux Angevins en 1385, après la mort de Louis. La ville de la Valette est également appelée la Pigne parce qu’on dit qu’au alors que la peste sévissait, les Valettois auraient aidé les habitants de Pignans (petit village varois). Ce village aurait alors cédé l’une des trois pignes de son blason à La Valette, qui l’arbore sur le sien. En 1531, le second du corsaire Barberousse, Sinan le Judeo, voulut piller Toulon. Les portes de la ville étant closes, il se détourna sur le hameau de la Valette, pillant « meubles, vivres, bestial, femmes et enfants ».
Les trois quarts de la population sont décimés par la maladie., les invasions dirigées sur Toulon échouant à chaque fois, les adversaires, déçus, pillent et brûlent la Valette qui était sur leur chemin. Peu avant la Révolution française, l’agitation monte. Outre les problèmes fiscaux présents depuis plusieurs années, la récolte de 1788 avait été mauvaise et l’hiver 1788-1789 très froid. L’élection des États généraux de 1789 avait été préparée par celles des États de Provence de 1788 et de, ce qui avait contribué à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence.
Une émeute se produit à La Valette le: en effet, en application du règlement du, les non-propriétaires et les travailleurs sans résidence fixe ne purent voter. L’émeute du 25 se dresse contre cette injustice, fait rédiger un nouveau cahier de doléances, et élire de nouveaux députés; ensuite, le piquet est suspendu. Dans un premier temps, la réaction consiste dans le rassemblement d’effectifs de la maréchaussée sur place. Puis des poursuites judiciaires sont diligentées, mais les condamnations ne sont pas exécutées, la prise de la Bastille comme les troubles de la Grande peur provoquant, par mesure d’apaisement, une amnistie début août. La Valette est enfin impliquée dans les événements liés au siège de Toulon; s’y installe momentanément la famille du général Bonaparte. Le de Chasseurs d’Afrique (RCA) a procédé à la libération de la Valette-du-Var entre le 21 et le.
Un monument et des plaques commémoratives ainsi qu’un M4 Sherman « Verdun » sont présentés en témoignage. La guerre d’Algérie est suivie d’une augmentation rapide de la population, avec une forte communauté de rapatriés; plus tard, les immeubles des quartiers Sud (la Coupiane) sont construits.