Laon

Histoire de Laon

Laon, préfecture de l’Aisne en région Hauts-de-France, compte environ 24 021 habitants sur la colline escarpée qui la rend reconnaissable dans le paysage picard. La ville, dont le nom latin était Lugdunum — « la forteresse de Lug », du nom du dieu celtique Lug et du gaulois dunon désignant une hauteur fortifiée — occupa dès l’Antiquité tardive une position stratégique au carrefour des routes du nord de la Gaule. Saint Remi y établit un évêché entre 497 et 513, faisant de Laon l’un des premiers sièges épiscopaux du nord du pays.

Sous les Carolingiens, Laon fut une résidence royale fréquentée par plusieurs souverains, dont Charles le Chauve, qui y tint sa cour. L’histoire politique de la cité prit un tournant décisif en 991, lorsque Hugues Capet captura Charles de Lorraine, dernier prétendant carolingien, dans les murs mêmes de la ville, mettant fin à la rivalité dynastique qui pesait sur la France naissante. En 1111, une révolte urbaine d’une violence sans précédent éclata: les bourgeois de Laon, furieux que l’évêque Gaudri eût annulé la charte communale qu’il avait lui-même accordée, se soulevèrent et le tuèrent, selon la chronique, caché dans un tonneau. Une charte communale fut définitivement octroyée en 1128.

L’École cathédrale de Laon, animée par Anselme de Laon au tournant des XIe et XIIe siècles, fut l’un des grands centres intellectuels de l’Europe médiévale, formant des générations de théologiens venus de toute la chrétienté. On dit que quatre papes sortirent de son chapitre cathédral. La cathédrale Notre-Dame de Laon, édifiée entre 1150 et 1180, fut l’un des premiers grands chantiers gothiques de France et servit de référence aux bâtisseurs de Chartres et de Notre-Dame de Paris. Parmi les natifs illustres de la ville, Jacques Marquette, jésuite né à Laon en 1637, explora le cours du Mississippi en 1673, ouvrant à l’Europe la connaissance du cœur du continent américain. Durant la Première Guerre mondiale, Laon fut occupée par les Allemands dès septembre 1914 et servit de point d’appui stratégique jusqu’à sa libération en octobre 1918.

Toponymie de Laon

Le nom de Laon dérive de Lugdunum, composé du nom du dieu gaulois Lug et du terme dunon signifiant « hauteur fortifiée ». Ce toponyme est partagé par d’autres villes européennes, dont Lyon, témoignant de la prégnance du culte de Lug dans l’espace gaulois. L’évolution phonétique médiévale conduisit de Lugdunum à Laudunum puis à la forme actuelle Laon.

Patrimoine religieux à Laon

La cathédrale Notre-Dame de Laon domine la colline de ses cinq tours, dont deux surmontées de bœufs de pierre: la légende veut que ces figures rappellent les animaux qui transportèrent les matériaux de construction jusqu’à la colline. Édifiée dans le dernier tiers du XIIe siècle, elle est l’une des réalisations les plus abouties du premier art gothique français, avec ses vastes fenêtres, ses portails à voussures et sa façade harmonieuse qui influença durablement l’architecture religieuse de son époque. L’abbatiale Saint-Martin, de la même période, témoigne de la densité monastique d’une ville qui comptait plusieurs établissements religieux importants au Moyen Âge. Notre-Dame du Salvoir, l’église Saint-Jean-Baptiste de Vaux, l’église Saint-Marcel et l’église Saint-Pierre-aux-Liens d’Ardon composent un réseau paroissial couvrant l’ensemble de l’agglomération.

Informations Clés

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Population

24.021 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Aisne
(02)

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