Lapalisse
Histoire de Lapalisse
Lapalisse est une commune de Allier, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 3 137 habitants. Le nom de Lapalisse apparaît pour la première fois sur une carte ancienne du (en 1165) faisant référence à une chapelle (Capella di Palicia). La famille des premiers seigneurs de La Palice s’y établit à cette époque après avoir porté le nom des Seigneurs de Lubié, de la Motte des Noyers.
L’orthographe a varié au cours des siècles entre « La Palice » et « La Palisse ». Jusqu’à la Révolution française, le nom s’écrivait en deux mots.
La première trace d’occupation au lieu-dit Lubié ou Lubillet précède de quelques siècles l’implantation définitive de l’ancienne Lipidiacus (La Palisse), sur les rives de la rivière Besbre. À Lubié se trouve un atelier de poterie gallo-romain. Le style de BANUUS III est l’une des créations les plus caractéristiques de cet atelier. Le site de Chez-Duret, au sud-ouest de la commune, a fait l’objet en 1996 d’une fouille préventive dans le cadre de l’aménagement du contournement routier par la route nationale 7.
En 1429, Charles, duc de Bourbon, acheta le domaine seigneurial de La Palice à Jeanne de Châtillon et le revendit pour d’or en 1430 à Jacques, l’un des deux derniers représentants de la famille de Chabannes qui remonte à l’an 1000. Cette somme fut en partie financée par les rançons des chevaliers anglais capturés pendant le siège d’Orléans. Jacques et son frère Antoine, comte de Dammartin, figuraient parmi les grands chefs qui, comme Jeanne d’Arc et à ses côtés, contribuèrent à la défaite des Anglais pendant la guerre de Cent Ans. Quel aspect pouvait bien avoir la petite ville de La Palisse en ce début du?
Probablement les grands travaux de réaménagement de la cité avec l’arasement des anciens remparts médiévaux de la ville et l’agrandissement du vieux château, laissa-t-il au début de ce renouveau bâtisseur, aux voyageurs de passage, une impression de désordre et d’insalubrité? Venu de sa Flandre natale, Jacques Lesaige riche marchand drapier de Douai, en partance à Pâques 1518 pour un pèlerinage en Terre sainte, signale dans ses Mémoires avoir traversé la petite cité des bords de Besbre Fort dévot, le riche drapier douaisien Jacques Lesage qui se dirige alors vers Rome avec ses quatre compagnons, a très probablement lors de son itinéraire, dîné et couché à l’hostellerie du Puits de l’Image de La Palisse, hôtel donnant sur l’ancienne Route royale (actuelle rue de la Liberté). Longeant les structures de l’ancienne forteresse de La Palisse, on peut aisément s’imaginer quelle fut alors toute l’incommodité et l’insalubrité de cette rue monticuleuse, composée à la mauvaise saison, de caillasses et de gadoue.