Larmor-Plage

Histoire de Larmor-Plage

Larmor-Plage est une commune du Morbihan, en région Bretagne, qui compte 8 318 habitants. Son nom lui a été donné lors de sa création en 1924. L’ajout de « plage » au nom du village de Larmor tient à l’existence de Larmor-Baden, autre commune du Morbihan. Le village doit lui-même son nom à l’ancienne écriture du nom de la chapelle de pèlerinage Notre-Dame de l’Armor, qui s’élevait seule sur ce promontoire en bord de mer. Le nom breton An-Arvor reprend cette origine, la transcription bretonne du nom de la chapelle étant Itron Varia an Arvor. La commune est aujourd’hui rattachée à l’agglomération de Lorient et fait face à l’île de Groix, à l’entrée de la rade.

Bien que de surface réduite, le territoire conserve les traces d’occupations humaines successives. Les vestiges d’un dolmen sur le site de Kerguélen, dont seule une dalle de couverture est encore en place et dont les autres éléments gisent à proximité, et d’autres traces sur le littoral, font remonter la présence humaine au néolithique; des fouilles à Quehello-Congard attestent par ailleurs d’une implantation gallo-romaine. La tradition fait remonter au VIe siècle la construction d’une chapelle par Gildas dit le Sage, sur le site de l’actuelle église Notre-Dame. Cet édifice aurait été détruit au Xe siècle par des Vikings installés, sans doute entre 820 et 940, dans un camp fortifié à Locqueltas, puis reconstruit pendant le règne réparateur du duc Geoffroi Ier (992-1008). De cette époque « de légendes » rien n’est certain, les textes relatant ces faits étant postérieurs; néanmoins la paroisse de Plœmeur, dont dépend la chapelle, est ancienne, comme l’indique son nom Plou Meur (« grande paroisse »), formé sur le toponyme plou-, indice d’une implantation bretonne précoce.

Des tempêtes et un incendie en 1502 provoquèrent la destruction de la chapelle. L’église actuelle porte une inscription situant le début de sa construction en 1506, et c’est en 1615 que fut édifié le clocher-tour: la coutume voulait que les cloches répondent aux trois coups de canon émis par les navires de guerre sur le départ. On hissait alors les couleurs nationales, d’où la devise inscrite sur l’ancien blason de la commune: « Bon vent à qui me salue ». A. Mahé de la Bourdonnais décrit en 1892 la participation de Larvor au pardon des Coureaux de Groix. La tradition de la bénédiction des Coureaux de Groix, dirigée par le clergé local, perdure entre les deux guerres mondiales: le journal L’Ouest-Éclair la décrit en 1926, le bateau s’immobilisant en mer pendant que retentit le chant des Trépassés et le grave De profundis, le prêtre, tourné vers les quatre points cardinaux, aspergeant les flots qui sont aussi, selon le journal, « le tombeau de nos vaillants pêcheurs bretons ».

Des villas comme Kerozen (1850), Margaret (1896) et Kerlilon (1899), en bordure de la plage de Kernével, témoignent de la réussite économique des armateurs de la pêche à la sardine pendant la seconde moitié du XIXe siècle. Avant son indépendance communale, Larmor formait une simple section composée de quatre élus au conseil municipal de Ploemeur. Bien avant 1900, ces représentants étaient Monsieur Jouanno, instituteur, qui conserva cette fonction jusque vers 1900, ainsi que Messieurs Puren, Le Bras et Lestrehan. Ploemeur, commune mère, se désintéressait de Larmor et de nombreux abus furent commis: les communs étaient parfois partagés au cours d’une cotriade entre amis influents, chacun s’appropriant une parcelle convoitée et l’acquérant légalement après s’en être acquitté en contributions foncières pendant un certain nombre d’années. En 1928, le maire de la commune nouvellement indépendante intenta un procès aux propriétaires riverains du boulevard de l’Océan pour entraves à la circulation publique, en se prévalant d’« un droit imprescriptible remontant aux sardiniers qui fondèrent Larmor à l’époque de Louis XIV »; cette procédure entraîna des incidents, notamment entre un propriétaire riverain et un habitant, ainsi qu’un différend entre le procureur et le maire de la commune.

Patrimoine religieux

L’église Notre-Dame de Larmor, classée monument historique, est l’ancienne chapelle de pèlerinage Notre-Dame de l’Armor, construite avant la création de la commune sur la paroisse de Ploemeur. L’édifice s’élève sur un promontoire proche du rivage, ce qui lui impose des restaurations régulières face aux intempéries; il associe des éléments architecturaux significatifs et abrite plusieurs objets classés. Située au bourg, rue Beg-Tal-Men, l’église a été légèrement déplacée lors de travaux routiers et est classée monument historique, avec ses murets d’enceinte. Au village de Kergoulédec se trouve un édifice religieux daté de 1558. La pointe du Kernevel comprend en outre une redoute construite au XVIIIe siècle face à la citadelle de Port-Louis, pour compléter le système défensif de l’entrée de la rade de Lorient; le fort en étoile bâti en 1761 a été largement remanié, notamment pendant l’occupation allemande de la Seconde Guerre mondiale. La marine française s’y établit en 1932 et récupère le fort après 1945; n’en ayant plus directement l’utilité, elle a signé une convention d’utilisation avec l’association « Cercle de la Mer », qui y organise des conférences ouvertes à tous sur le thème du domaine maritime. La pointe du Kernevel comprend aussi un ensemble de blockhaus parmi les plus importants du système défensif allemand de la rade de Lorient; certains bunkers sont à l’abandon, d’autres servent de locaux à des associations de plaisanciers, d’autres encore sont situés sous des habitations. La villa Kerlilon est parfois ouverte au public lors des Journées du patrimoine, et un ancien bunker de 1940, situé entre la plage de Locmaria et celle de Locqueltas, est devenu un théâtre en plein air face à l’île de Groix.

Informations Clés

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Population

8.318 habitants

Région

Bretagne

Département

Morbihan
(56)

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