Le Bourget

Histoire du Bourget

Le Bourget est une commune de Seine-Saint-Denis, en Île-de-France, qui compte 14 832 habitants. Bourget est le diminutif de bourg, avec le sens de « petit village ou de petit hameau ».

À l’époque gallo-romaine, un chemin fort fréquenté se situe près de l’emplacement actuel du Bourget. C’est donc tout naturellement que des hommes s’installent sur le territoire actuel de la commune. La première mention du lieu date de 1134, lorsque Louis VI cède la terre du Bourget à l’abbaye de Montmartre. Le Bourget abritait également des tavernes sur la route des Flandres dès le, et un relais de poste créé. Jusqu’en 1700, le village est en effet sous l’obédience des châtelains du Blanc-Mesnil, mais à la mort de mademoiselle de Blanc-Mesnil, la dernière héritière, le Bourget décide d’autorité d’accéder à l’autonomie administrative et de se séparer de la tutelle de la paroisse de Dugny Le 17, le ballon monté baptisé Liberté est emporté, vide, par le vent violent de l’usine à gaz de la Villette à Paris alors assiégé. Il échappe aux aéronautes et s’échoue au Bourget après avoir parcouru. Les restes du ballon sont récupérés par les Prussiens.

Du 28 octobre au 30, le Bourget est le théâtre d’affrontements contre les Prussiens. L’événement est connu comme la première bataille du Bourget. Le 28, le général de Bellemare, commandant à Saint-Denis envoie, sans l’autorisation du général Trochu, le commandant Roland s’installer avec au Bourget. L’amiral Saisset avait envoyé à Drancy un bataillon d’infanterie de marine afin d’occuper le village et de s’y fortifier, et d’ainsi soutenir le Bourget. Le 21, les troupes de l’amiral de La Roncière composées de canonniers et de fusiliers marins, des 134 et d’infanterie de ligne et de gardes mobiles de la Seine attaquent le Bourget et Stains lors de la deuxième bataille du Bourget (1870). Les troupes françaises attaquent alors sur deux axes. Sur le premier axe d’attaque, après, les forts de l’Est parisien et d’Aubervilliers, des batteries à la Courneuve et des wagons blindés sur la ligne de Soissons ouvrent le feu sur le Bourget. L’offensive commence alors et un premier bataillon attaque par le nord-ouest, s’emparant du cimetière et faisant une centaine de prisonniers prussiens.

Une seconde brigade attaque elle par le sud-ouest sur la route de Flandre mais ne peut entrer dans le village à cause des fortifications faites par les Prussiens durant le mois de novembre. L’attaque échoue et les soldats et marins français repartent avec quelques prisonniers. Sur le second axe, le général Ducrot prend position à Drancy avec de nombreuses troupes. Il est informé que l’offensive sur le premier axe a été un échec et l’on décide alors d’entreprendre un siège du village du Bourget. Drancy est alors armé de batteries, sans aucun résultat toutefois. Plusieurs tableaux, dans l’église Saint-Nicolas du Bourget, relatent ces combats. Avec la défaite française en 1871 et la signature du traité de Francfort du 10, les Bourgetins, alors réfugiés à Paris, peuvent rentrer chez eux. Les combats ont alors laissé de nombreuses ruines.

La Ligne de Grande Ceinture est mise en eservice en 1882, avec la mise en service de la gare « Le Bourget Grande Ceinture », lors de l’ouverture aux voyageurs de la section Achères-Noisy-le-Sec. La gare ferme le, quand cesse le trafic sur la section nord comprise entre Versailles-Chantiers et Juvisy via Argenteuil. Cette gare est aujourd’hui détruite. Le 2 juin 1907, des jeunes gens du quartier des Batignolles de Paris, revenant d’une procession de la Fête-Dieu à Dugny, furent attaqués au Bourget, l’un de ces jeunes Hippolyte Debroise y fut blessé mortellement. Le procès de ces agresseurs présentés comme Les apaches du Bourget eut lieu par la suite. Le journal La Libre Parole, fit un long article sur cet assassinat en première page de son numéro du 6 juin 1907. La chemise ensanglantée du jeune Debroise est conservée en l’église Saint-Joseph-des-Épinettes et il est inhumé au cimetière des Batignolles ( division). En 1912, les TPDS, ancêtres de la RATP, créent la ligne du tramway CO qui relie Bourget à l’opéra à Paris, par la Route nationale 2.

En 1921, comme suite de la création de la STCRP, la ligne change de nom et prend l’. En 1933, elle disparaît et est remplacée par une ligne d’autobus qui garde le même indice. En 1940, l’exploitation cesse puis est rétablie trois fois. Cette ligne devient la ligne 152 de la RATP en 1945. et Millerand à l’aéroport du Bourget en avril 1924. Dès septembre 1914, l’armée implante au Bourget et à Dugny une réserve aérienne, plus proche du front que celles de Saint-Cyr. Elle crée rapidement un terrain d’aviation, afin de protéger le « camp retranché » de Paris contre les attaques aériennes allemandes. La réquisition des terres agricoles est immédiatement suivie de l’installation de sept hangars en bois et toile, et de baraquements destinés aux ateliers et aux bureaux de l’administration, où la réserve aérienne ne cesse de se développer pour atteindre jusqu’à.

Après la Première Guerre mondiale, la réserve aérienne continue ses activités sur le site du Bourget, poursuivant la gestion des stocks. Au lendemain du conflit, l’aviation civile bénéficie sur l’aéroport du Bourget d’installation et de matériel qui en font rapidement l’aéroport parisien de référence. Les premières lignes régulières desservent Londres, Bruxelles et Amsterdam puis, petit à petit, toute l’Europe. C’est finalement Charles Lindbergh qui réalise la première traversée aérienne de l’Atlantique Nord entre New York et Paris, le 21. On vient applaudir l’aviateur, « vainqueur » de l’Atlantique Nord, posant sur son. En 1935, l’architecte Georges Labro remporte le concours en vue de la construction d’une nouvelle aérogare pour l’exposition internationale de Paris de 1937. Le projet lauréat est un bâtiment à l’architecture sobre, long de, intégrant l’ensemble des fonctions pour l’accueil des passagers et la gestion de l’aéroport. Pas entièrement achevée pour accueillir les premiers visiteurs de l’exposition universelle en juin, l’aérogare est officiellement inaugurée le 12.

En 1939, l’aéroport du Bourget, avec d’avions et, est le second aéroport d’Europe après celui de Berlin-Tempelhof. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands prennent possession de l’aéroport et l’agrandissent considérablement tout en occupant la ville. Le 16, les forces américaines et anglaises bombardent les pistes mais la base aérienne reste occupée jusqu’à sa libération. Ce bombardement du 16, appelé « opération Starkey », destiné à détruire l’aéroport, rase la commune de Dugny à 98 % et le nord de la ville du Bourget. À la Libération, l’aéroport du Bourget est remis en état par les Américains et les Britanniques. À partir de mai 1945, de guerre et déportés sont rapatriés et transitent alors par le Bourget. Avant le 1, la ville du Bourget est une commune du département de la Seine, département par la suite supprimé (tout comme le département de Seine-et-Oise dans lequel il était enclavé), en application de la loi du 10 portant sur la réorganisation de la région parisienne. Il est dès lors intégré dans le département de la Seine-Saint-Denis.

En novembre 2005, comme de nombreuses communes de l’agglomération parisienne et celles des grandes villes de province, des faits de délinquance touchent la ville mais restent plus modérés que dans d’autres communes du dépa

Patrimoine religieux

L’aéroport du Bourget fut le premier des aéroports parisiens. Il est, aujourd’hui, le premier aéroport d’affaires européen. Sérieusement endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale, il est reconstruit à l’identique, et sert d’aéroport civil de Paris jusqu’aux années 1970. À l’entrée de l’aéroport du Bourget, une statue a été érigée en 1928 pour commémorer les vols de Nungesser et Coli et de Lindbergh. Le musée de l’air et de l’espace est le plus important musée aéronautique de France, et l’un des plus connus au monde.

Lors de son déménagement au Bourget en 1975, le musée occupait une partie de l’esplanade ainsi qu’un hangar, au sud de l’aérogare. En 1977, la disparition du trafic commercial entraîne une reconversion rapide de l’aéroport dans l’aviation d’affaires, et libère de l’espace pour l’extension du musée qui ouvre, en moyenne, un nouveau hall tous les deux ans jusqu’en 1983. C’est en 1987 que l’aérogare, en partie désaffectée depuis 1977, devient « La Grande Galerie », qui présente une grande collection d’avions originaux des débuts de l’aviation et de la « Première Guerre mondiale ». L’esplanade est réhabilitée en 1999, et le « Hall de l’Espace », ainsi que le planétarium sont entièrement rénovés en 2000. En 2008, la galerie des maquettes est ouverte: de nombreuses maquettes anciennes, autrefois présentes dans les réserves du musée, sont maintenant visibles.

Le musée est un établissement public administratif (EPA) dépendant du ministère de la Défense, placé sous la tutelle de la DMPA (Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives). Depuis le 1, il est doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Le musée a eu une fréquentation de visiteurs en 2008, le classant à la des musées français les plus visités. À proximité du musée se trouve une statue de Lindbergh, qui est la reproduction d’une œuvre conservée à Minneapolis. Celle présente au Bourget fait l’objet d’un prêt accordé au Musée de l’Air et de l’Espace.

La statue représente l’homme après avoir réalisé son exploit. L’église Saint-Nicolas a été construite en 1742 sur les fondations d’une ancienne église datant du début. Elle a subi des travaux de restauration à la suite des combats de la guerre de 1870. Classée monument historique, on peut notamment y admirer les bas-reliefs du chœur, ainsi que des tableaux rappelant le « fait d’armes de l’église du Bourget » en 1870 par Georges Bergès. Les deux tableaux représentent des scènes de la guerre franco-prusse, le premier dépeint la première bataille du Bourget et le second la deuxième bataille du Bourget.

Informations Clés

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Population

14.832 habitants

Région

Île-de-France

Département

Seine-Saint-Denis
(93)

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