Le Faouët

Histoire du Faouët

Le Faouët est une commune de Morbihan, en Bretagne, qui compte 2 808 habitants. Le nom de la commune en breton est. Cette forme Ar Faoued est présente sur le logo de la ville, créé en 2017. Les plus anciennes graphies connues du nom de la ville sont Fauet vers 1330, sous la forme latine Fagetum en 1368 et 1405 et Le Fauoet.

L’étymologie du lieu (qui se retrouve dans celle du Puy du Fou, de Torfou, Faux, Faye ou dans l’anthroponyme du marquis de La Fayette), provient du breton faou, lui-même issu du latin fagus (hêtre), et conduit à interpréter le toponyme comme la « hêtraie », cette essence étant en effet très abondante dans la commune. Le breton Faoued est à comparer au gallois ffawydd, de même sens.

Plusieurs trouvailles attestent une présence humaine à l’âge du bronze sur le territoire de la commune. Ainsi une hache de combat en cuivre arsenié d’un poids de datant de l’extrême fin du troisième millénaire avant notre ère (transition Néolithique/Âge du Bronze) a été découverte en 1882 au village de Kersoufflet et un petit dépôt de 14 haches à douille, sorte de monnaie avant l’heure, a été découvert en 1909 au village de Keranval et Rosenlaër. La hache de combat est aujourd’hui en exposition au Musée d’Archéologie nationale. Cette hache avait plus une fonction ostentatoire que pratique. Elle dénote de la maîtrise technique des premiers artisans du métal. Selon Arthur de la Borderie, citant le cartulaire de Landévennec, vers le, un moine ou ermite disciple de saint Guénolé « nommé Ratian ou Ratian, à la fois barde et prêtre (.) semble avoir évangélisé toute la région comprise de Langolen au Faouët, et notamment les paroisses de Tourch, de Corai et de Scaër; il habitait, sur le territoire de cette dernière, un petit monastère appelé de son nom Lan-Ratian [Larragen de nos jours], et avait pour compagnon, au moins pour voisin, le pieux Tanvoud, émule de ses vertus et de ses travaux ». La châtellenie du Faouët était située tout le long de la partie ouest de la vicomté de Gourin. Cette châtellenie était bornée au nord par la châtellenie de Carhaix et la baronnie de Rostrenen; à l’est elle joignait les territoires de Rohan et de Guémené; au sud ceux de la Rochemoisan (près d’Hennebont) et Quimperlé.

Une de ses dépendances, la seigneurie de Kerjan, englobait les paroisses de Paule et Glomel, ainsi que la trève de Trégornan. Le Faouët était le siège d’une seigneurie, l’agglomération devant probablement son existence à un château fort détruit lors de la guerre de Succession de Bretagne. Les premiers seigneurs du Faouët, dont nous ignorons le nom, furent sans doute des cadets des vicomtes de Gourin. L’un d’entre eux, Geoffroy du Faouët, participa aux croisades au temps de Saint Louis; sa veuve vivait encore en 1273: c’est d’elle qu’il est question dans la « ballade de l’épouse du croisé »). Plusieurs familles se succédèrent par la suite à la tête de celle-ci: les Bouteville, originaires de Normandie, du (par exemple Yves de Bouteville est baron du Faouët en 1547), puis à la suite d’une alliance, les Goulaine du, puis les Du Fresnay et en 1740 les Argouges de Rannes; enfin à la veille de la Révolution, les Montreuil. La seigneurie fut érigée en baronnie en 1495 par la duchesse Anne de Bretagne. La famille de Bouteville a laissé le souvenir d’une famille de grands bâtisseurs. Ils occupèrent des charges importantes de chambellan du duc François II et du roi de France.

Leurs armes « d’argent à cinq fusées de gueules en fasce » figurent toujours sur les vitraux des chapelles Sainte-Barbe et Saint-Fiacre. Elles y sont soit entières soit mi-parti avec celles des Quimerch, des Coëtquenan et des du Chastel, les familles avec qui ils étaient alliés. Elles servent aujourd’hui de blason à la ville du Faouët. Les Goulaine participèrent activement aux guerres de la Ligue. Bien qu’ils aient soutenu Mercœur dans ses visées séparatistes, ils réussirent à obtenir le pardon du roi en raison de leur droiture. Claude II de Goulaine, le dernier des Goulaine, démembra le domaine de la baronnie et vendit séparément les différentes parties. René Du Fresnay de Coetcodu, dont la famille était originaire de Langoëlan, lui acheta en 1644 le château du Faouët et de nombreuses terres. Les seigneurs du Faouët percevaient de nombreux droits et taxes dont un droit de passage sur les différents ponts permettant d’accéder à la ville: le pont Dynam à l’ouest, le pont de la Coutume au sud et le pont Tanguy à l’est.

Le château fort des Boutteville au Faouët, que le chroniqueur médiéval Jean Froissart qualifie de « petit fort », fut assiégé en 1342 par les troupes du roi d’Angleterre Édouard III pendant la guerre de Succession de Bretagne. Une garnison anglaise s’y installa mais le château fut successivement repris par les partisans de Charles de Blois et de Jean de Montfort. À la fin de la guerre, le château était ruiné et les seigneurs du Faouët firent de leur manoir à Le Saint leur résidence principale. Ils ne se réinstalleront dans la petite ville qu’au milieu. Les seigneurs du Faouët étaient également seigneur de Barrégan, du nom d’une terre leur appartenant où se dressait autrefois un château-fort dominant la vallée de l’Ellé dont les restes encore impressionnants sont toujours visibles. Cette forteresse constituait peut-être le premier château du Faouët. L’auditoire de la juridiction seigneurial du faouët et la prison étaient situés sur l’actuelle place des halles. L’auditoire était adossé à la chapelle de la congrégation, aujourd’hui détruite.

Il servira après la Révolution pendant un temps de mairie. Les Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem possédaient au Faouët une commanderie. Il reste, après la révolution, qu’une chapelle Saint-Jean classée aux monuments historiques. Le manoir ou château de Diarnelez était situé à au nord-ouest du bourg du Faouët, sur un plateau dominant la vallée du ruisseau du moulin du Duc. La seigneurie de Diarnelez appartenait à la fin du à un dénommé Daniel Adam. Ensuite la seigneurie passa à la famille Le Rousseau de Lanvaux, par le mariage d’Alix Adam, fille de Daniel, avec un dénommé Alain Le Rousseau. Elle appartiendra à la famille Le Rousseau jusqu’en 1717 et la disparition de Guillaume Colomban Le Rousseau, dernier représentant mâle de cette famille, ces derniers se succédant de père en fils. Le domaine passera par la suite à la famille de Maupeou, par le mariage d’une petite-fille de Guillaume Colomban Le Rousseau avec René Théophile de Maupeou, oncle du chancelier de Louis XV.

Le seigneur de Diarnelez avait droit de haute, moyenne et basse justice, et l’auditoire de la juridiction se trouvait à Restangoaquen, sur la paroisse de Langonnet. Les Le Rousseau portaient: d’argent à 3 fasces de gueule. Ces armes figurent à côté de celles des barons du Faouët sur les vitraux de la chapelle Saint-Fiacre. Le manoir de Diarnelez se présentait au début du, avant sa destruction, comme un ensemble composé d’un corps de logis principal datant probablement du règne de Louis XIII bien que portant la date 1702 sur un fronton et d’une aile en équerre à l’ouest plus ancienne. L’aile comportait une belle galerie de sept arcades en arc brisé datant du et se terminait par une tour massive avec un toit en poivrière, la tour étant peut-être le reste d’un ancien château fort. Les quatre fenêtres de l’aile étaient surmontées de lucarnes avec gâbles à crochets. La chapelle et le colombier avaient déjà disparu à cette époque. Par la suite la tour sera décapitée et en 1973, l’aile sera démontée et transférée dans le Finistère.

Dans un acte daté du 6, Jean de Bouteville, à la demande de Jean de Toulbodou, fait donation d’une parcelle de terre au lieu-dit Roc’h ar Marc’h bran (nom signifiant montagne du corbeau mâle en français) pour l’édification d’une chapelle en l’honneur de sainte Barbe. En effet une légende rapporte que Jean de Toulboudou, seigneur de Guidfoss en Plouray, fut surpris par un violent orage dans les environs de Roc’h ar Marc’h bran alors qu’il était parti à la chasse. Craignant pour sa vie, d’énormes rochers frappés par la foudre étant sur le point de le broyer, il invoqua alors sainte Barbe et lui promit de lui bâtir une chapelle à cet endroit même s’il en réchappait. Ayant eu la vie sauve, ce sera chose faite. L’existence des halles est attestée dès 1542. Celles-ci sont mentionnées dans un aveu du seigneur du Faouët où il est dit qu’elles lui appartenaient de temps immémorial. Il s’y tenait marché tous les mercredis, ainsi que neuf foires annuelles, puis quatorze à partir. Elles constituaient un revenu substantiel pour le seigneur du lieu qui percevait diverses taxes.

La plus rentable était celle dite de la « grande verge » prélevée sur les papiers ( par an), venaient ensuite la « place des estaulx » (22 livres/an), la « place de cuyr » (8 livres/an), la « place de laine » (8 livres/an) et la « coutume des mareschaulx » (20 sous/an). L’édifice sera racheté par la municipalité en 1815 à la famille d’Argouges de Ranes alors que celui-ci est à moitié en ruine et fera l’objet par la suite de nombreux travaux de restauration. Une chambre d’horloge sera installée sur le faîtage, remplacée ensuite par un clocher. En 1595, La Fontenelle dut abandonner le bourg; il s’empara du château de Cremenec, situé non loin de là à Priziac. Cette commune est citée pour avoir participé à la « Révolte des Bonnets rouges » ou « Révolte du papier timbré » survenue en 1675. Cette petite ville devient célèbre par les activités de Marion du Faouët, chef d’une bande de brigands. L’agglomération du Faouët dépasse alors le millier d’habitants comme ses voisines de Gourin et Guémené. La place des Halles est entourée de constructions à piliers permettant d’en faire le tour sans être mouillée ce qui fait dire au marquis De Robien en 1756 que les devants des maisons soutenus par des piliers entourant la place forment un porche agréable à la vue.

La dernière maison à piliers de l’agglomération, située rue du Château, sera détruite dans les années 1950. Le cadavre d’un jeune paysan de Langonnet, Louis Le Ravallec, est retrouvé le 26 avril 1732 près du moulin de Barrégan douze jours après le dimanche 13 avril au cours duquel il avait fait ses Pâques à Langonnet. À force de persuasion, ses amis l’avaient convaincu de se rendre à la messe du Lundi de Pâques de la chapelle de Saint-Fiacre. Les juges concluent dans un premier temps à une noyade dans la rivière Ellé. Mais très vite une rumeur contredit cette version des faits. Il aurait en fait été assassiné près du lieu-dit Penfel où des bruits suspects auraient été entendus dans la nuit, battu à mort par ses compagnons de route puis traîné jusqu’à la rivière. Le mobile du meurtre serait une jeune fille Trouboul du village de Kerly dont le paysan se serait amouraché. Les parents, inconsolables, entament alors une longue procédure judiciaire, avec pas moins de 90 liasses conservées et la déposition de quarante témoins.

La justice à l’époque conclura après quatre années d’enquête sur un non-lieu. Mais la tradition populaire retiendra la thèse du meurtre et ce drame sera à l’origine d’une longue complainte (gwerz en breton) intitulée Pardon Sant Fiakr. Une version de cette gwerz sera retranscrite au par Théodore Hersart de la Villemarqué qui l’intégrera dans son recueil de chansons populaires intitulé le Barzaz-Breiz et Donatien Laurent a prouvé la véracité de cette histoire. Un film (Qui a tué Louis Le Ravallec?) a été tourné à partir de cette histoire. Le Faouët devient chef-lieu d’un district de 1790 à 1795; il y est donc créé un tribunal de district. Jean René Maurice Le Souef de Montalembert, né en 1757 à Lanvénégen, y est élu comme juge. En septembre 1794, il est mis provisoirement en arrestation par le comité de surveillance du Faouët et est très vite libéré. Un bureau de poste est créé en 1791.

15 Faouëtais sont morts dans les ambulances ou les hôpitaux militaires pendant la guerre de Crimée de 1854 à 1855. Une épidémie de variole fit 80 malades (dont 60 moururent) au Faouët entre 1865 et 1870. Un faouëtais s’illustra tout particulièrement pendant les guerres du premier empire: Claude-René Bellanger. Né au Faouët le 27 août 1768, chapelier de profession, il commença sa carrière militaire en tant que simple volontaire dans la garde nationale de la municipalité du Faouët le 16 août 1791. Il participa pendant la période révolutionnaire avec le bataillon du Morbihan à la désastreuse expédition à l’île de Saint-Domingue. Promu chef de bataillon, il se distingua pendant le premier empire par sa bravoure lors du siège de Dantzig. À la tête d’une centaine de soldats, le 4 septembre 1813, il force l’ennemi qui s’était emparé du poste de Schidlitz à abandonner sa conquête du moment puis résiste à deux assauts successifs. Ces faits d’arme lui vaudront le commandement de la place de Vannes et la croix de chevalier de la Légion d’honneur.

Il quitte définitivement l’armée le 22 décembre 1814. Il sera nommé maire du Faouët en 1830 pour ses idées libérales et le restera pendant six ans. Il fait l’acquisition à l’âge de d’une parcelle de terre sur le placître de la colline Sainte Barbe, près du campanile qui abrite les cloches de la chapelle et s’y fait construire un tombeau. Ce sera là sa dernière demeure après son décès survenu le 8 avril 1845. De 1860 à 1920, Le Faouët devint l’un des principaux centres artistiques de la Bretagne intérieure, attirant de nombreux peintres et photographes français et étrangers. Leur venue fut facilitée par l’arrivée du chemin de fer à Quimperlé en 1865, ville distante de, puis au Faouët même en 1906 grâce à la ligne de chemin de fer à voie métrique allant de Lorient à Gourin via Plouay (laquelle a fermé en 1947). Les artistes sont hébergés principalement dans les deux hôtels, Le Lion d’Or et La Croix d’Or, donnant sur la place des Halles, se dotent d’un étage supplémentaire de chambres dotées du confort moderne et s’équipent d’ateliers pour artistes et de chambres noires pour photographes. Leurs sujets de prédilection sont les scènes de marchés et de vie quotidienne, donnant l’image d’une Bretagne immuable ancrée dans le passé, ainsi que les monuments, principalement les Halles du et les chapelles du Faouët et de la région, ainsi que les paysages avoisinants.

Le pharmacien François Bégasse, amateur d’art, est considéré comme le mécène des artistes fréquentant la commune à la Belle Époque. Les premiers peintres à s’être intéressés au Faouët fut François Hippolyte Lalaisse qui s’intéressa au costume faouëtais, et Léon Gaucherel. Parmi ces peintres, l’Anglais Guy Wilthew (1876-1920), qui loge à l’hôtel de la Croix d’Or, épouse l’une des filles du peintre Louis-Marie Le Leuxhe (1847-1896) et séjourne régulièrement au Faouët jusqu’à son décès. Le fils de ce dernier, Alphonse Le Leuxhe (1880-1914), débuta aussi une carrière d’artiste-peintre, prématurément interrompue par son décès pendant la Première Guerre mondiale. D’autres peintres britanniques fréquentent alors Le Faouët comme les Anglais (1866-1942) Charles William Bartlett; le Belge Oscar Chauvaux (1874-1965), naturalisé français, séjourna aussi à plusieurs reprises au Faouët au début du avant de devenir en 1934 conservateur du Musée de Locronan. Trois peintres y installent un atelier à demeure: les Français Germain David-Nillet, qui vint au Faouët pour la première fois en 1902, et Arthur Midy, ainsi que le Suisse Marius Borgeaud, qui ne passe que quelques années au Faouët entre 1920 et 1922, séjournant principalement à Rochefort-en-Terre. De nombreux autres peintres viennent plus brièvement comme Fernand Legout-Gérard, Émile Compard, Auguste Leroux, Henri Barnoin, Charles Rivière, Henry d’Estienne, Émile Schmidt-Vehrlin, Robert Yan, Étienne Buffet, Jean-Bertrand Pégot-Ogier, Henry Déziré, Albert-Léopold Pierson, Lucien-Victor Delpy, Alfred Swieykowski, etc. ou encore Jeanne-Marie Barbey (1876-1960), également photographe.

Élisabeth Sonrel (1874-1953) séjourne également, réalisant plusieurs œuvres au Faouët, peignant notamment Femme et enfants sur la place des Halles du Faouët (vers 1910, Musée du Faouët); Ernest Guérin a peint Jeune fille du Faouët devant la chapelle Saint-Fiacre, Bretagne. Tous ces peintres ont laissé de nombreux témoignages de la vie au Faouët à cette époque Entre 1888 et 1890 près de personnes originaires de la région d’Elliant, Scaër, Coray, Roudouallec et Le Faouët émigrèrent en Argentine ( français en tout émigrèrent vers l’Argentine pendant ces années). En application de la loi sur les congrégations du 7 juillet 1904, l’école congréganiste tenue par les Frères des écoles chrétiennes dût fermer à partir du 1 octobre 1904. La gare du Faouët est inaugurée le 7 au nord de la commune. C’est une ligne à voie métrique qui va de Lorient à Gourin, exploitée par la Compagnie des chemins de fer du Morbihan (CM). Ce service sera en place jusqu’en 1947. Le tracé de la ligne est toujours visible, repris par la voie cyclable V7.

Un morceau de rail serait encore en place au lieu-dit le Petit Coat-Loret. La gare a été détruite récemment pour laisser place au centre des pompiers. François Bordier, qui a passé une grande partie de sa jeunesse au Saint, a écrit ses quelques lignes au sujet de la ville du Faouët dans ses souvenirs d’enfance d’avant guerre. Joseph Le Leuxhe (1874-1927), beau-frère du peintre Guy Wilthew, a réalisé environ un millier de clichés photographiques, principalement des portraits de personnes lors de cérémonies, mais aussi de groupes, y compris de soldats en convalescence à l’hôpital temporaire du couvent des Ursulines pendant la Première Guerre mondiale, mais il a aussi photographié le bourg du Faouët et son marché animé. Le nombre de tués sur les champs de bataille ou des suites de leurs blessures reçues au cours des combats, lors de la Première Guerre mondiale, s’élève à 165 pour la seule commune du Faouët et 922 pour l’ensemble du canton. Un chiffre élevé qui s’explique par une population très jeune et constituée majoritairement de paysans faiblement instruits versés de préférence dans les régiments d’infanterie de l’Armée de terre. L’un d’entre eux, Corentin-Jean Carré, engagé volontaire à au 410e régiment d’infanterie, ayant devancé l’appel en mentant sur son âge, est considéré comme le plus jeune poilu de France. Il mourut après avoir été abattu lors d’un combat aérien au-dessus de Verdun le 18.

Des jeunes paysans, notamment de la région du Faouët, émigrent pendant la décennie 1920 en direction du Périgord et du sud-ouest de la France, par exemple dans la région de Nérac. Ils furent encadrés par l’abbé Lanchès, originaire de Châteauneuf-du-Faou, qui devint aumônier des Bretons du Périgord. Des « fêtes bardiques » sont organisées au Faouët par le Gorsedd le dimanche 23, rencontrant selon le journal Ouest-Éclair un grand succès populaire. Deux familles juives, venues de région parisienne, trouvent refuge au Faouët après la rafle du vélodrome d’hiver en juillet 1942. Elles échappent aux recherches et regagnent Paris à la fin de l’année 1944. Le Faouët est occupé dès 1940 par les Allemands. Une cour martiale allemande siégea momentanément en juin 1944 à l’école Sainte-Barbe (actuellement collège Sainte-Barbe) et fut un lieu d’internement et un centre de torture. Plusieurs dizaines de résistants y furent condamnés à mort en quelques jours seulement.

Vingt-huit d’entre eux furent fusillés à Lanvénégen: le 24, dix-sept résistants, dont six Belges de Blankenberge, sont fusillés à Rosquéo. Deux des morts n’ont pu être identifiés. L’un des Belges, Jean de Coninck, n’est que blessé: il s’enfuit sous les tirs. Il sera soigné et caché par des habitants et survivra. Le même jour, dix résistants de Spézet et un de Saint-Goazec sont fusillés à Rozangat. Un autre fusillé, inconnu, est retrouvé dans une tombe sommaire au Pont-Neuf, toujours en Lanvénégen. Seize résistants furent fusillés le 6 juillet 1944 à Landordu. Entre 1946 et 1965 138 personnes originaires du Faouët émigrèrent principalement vers l’Amérique du Nord, soit 4,2 % de la population communale en 1954.

Jean-Claude Lincy, originaire du Faouët, qui émigra aux États-Unis, a possédé un restaurant célèbre (« Au Tunnel ») à New York jusqu’en 2005.La plupart de ses employés venaient de la région de Gourin, Le Saint et Roudouallec. Le père Caurio, un prêtre originaire du Faouët, fut emprisonné au Brésil en 1982 parce qu’il luttait contre la dictature militaire alors au pouvoir.

Patrimoine religieux

Située à flanc de colline, elle domine la vallée de l’Ellé. Elle est accessible, soit à pied en remontant l’Ellé, soit depuis le bourg (distance assez longue). En dessous, au pied d’un escalier monumental à balustres, se trouve la chapelle; seule une cloche pour les pèlerins se trouve en haut. La chapelle est dépourvue de nef en raison de l’exiguïté du terrain sur lequel elle est construite. Les insignes de la noblesse abondent dans le décor sculpté et peint.

On peut y voir notamment les armes pleines des Boutteville, des Toulboudou et des Talhouët; et les écus parti Boutteville-Du Chastel, parti Boutteville-Quimerch, parti Bouteville-Coëtquenan. Elle est classée aux monuments historiques. Dans le voisinage immédiat de la chapelle Elle a été reconstruite à partir de 1450 sur l’ordre des seigneurs de Boutteville. Son exceptionnel jubé de bois polychrome (datant de 1480) valut à son auteur, Olivier Le Loergan, d’être anobli par le duc de Bretagne.

Adam et Ève, dont les nudités sont masquées par une feuille de vigne, et qui sont placés de chaque côté d’un pommier, sont représentés sur la façade du jubé. Une autre sculpture représente un ivrogne, un renard sortant de sa bouche (par allusion à l’expression « Quand un ivrogne rend gorge, on dit qu’il écorche le renard ». Elle possède également des vitraux de qualité. Elle est classée aux monuments historiques. Elle date du; elle est victime d’un incendie en 1917 qui en détruisit totalement la toiture, mais elle fut restaurée dix ans plus tard.

Elle se singularise par son clocher aux formes originales. Elle abrite en outre deux très vieilles pierres tombales ornées des gisants de Peronelle de Bouteville et Bertrand de Trogoff, seigneurs locaux. Construite fin du et début, bas reliefs sculptés sur des sablières représentant divers scènes: sarabande de pécheurs conduite par un diable, martyre de saint Sébastien, scène du roman de Renart. Elle est classée aux monuments historiques.

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Population

2.808 habitants

Région

Bretagne

Département

Morbihan
(56)

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