Le Gâvre
Histoire du Gâvre
Le Gâvre est une commune de Loire-Atlantique, en Pays de la Loire, qui compte 1 861 habitants. Attestée sous les formes Gaurium en 1144 et 1147, Gavrium Silva au, Gaure en 1288 et 1296, Le Gaure en 1630, Le Gaure en 1630. La signification généralement admise du nom est pays des chèvres ou des chevreuils, du fait de sa similitude du breton gavr (chèvre, chevreuil).
Cependant, des défendent l’idée d’un nom d’origine gauloise: Vobero devenu Vavra / Vaivre en provençal et Voëvre en langue d’oïl (v / w se sont transformés en g). D’après Ernest Nègre (Toponymie générale de la France), au, il existait des références à la forêt du Gâvre sous le nom de « Gavrium silva ».
De l’époque néolithique, il reste un alignement mégalithique, l’Alignement du Pilier, situé en forêt, près de l’allée du Breuil de la Herse, qui correspondrait au marquage d’une zone frontière. À l’époque gallo-romaine, Blain étant un centre secondaire (un vicus) de la cité des Namnètes. le site de Curin sur la voie romaine Angers-Blain-Rieux-Vannes fut pourvu de thermes. D’autre part, la voie romaine Nantes-Blain-Rennes traversait l’actuel territoire communal entre l’Emion et le Haut Luc, d’où elle gagnait Conquereuil par Grand Pont Veix (pons vetus, vieux pont) sur le Don.
Le long de cette voie, dont une partie forme l’actuelle Grande Rue, furent par la suite construites les maisons des notables, gallo-romains d’abord, puis fonctionnaires ducaux et royaux. Dans l’ensemble, on ignore presque tout de l’habitat sur le futur territoire du Gâvre avant le, époque où des moines de l’abbaye de Blanche Couronne créèrent une léproserie dans la forêt. Cette léproserie est à l’origine du village de La Madeleine qui en a conservé la chapelle Sainte-Madeleine. En 1225, le bourg du Gâvre fut établi par le baillistre Pierre de Dreux, dit Pierre Mauclerc.
Cette fondation répondait à trois impératifs; assurer une meilleure exploitation sylvestre; contrôler la route stratégique reliant Rennes à Nantes; surveiller la châtellenie de Blain, dont le seigneur était un puissant vassal du duché de Bretagne. Un château fort fut érigé, mais il n’y eut pas de prieuré. Les privilèges furent accordés aux bourgeois du Gâvre directement par le duc de Bretagne. Sur le plan religieux, le Gâvre faisait partie de la paroisse de Plessé, situation qui durera jusqu’en 1730.
Patrimoine religieux
C’est l’église paroissiale du Gâvre, issue de la chapelle ducale construite par Pierre de Dreux en 1226, dont il ne reste aujourd’hui qu’une partie de chœur. Elle a en effet subi des transformations notables. Au milieu du, le connétable Arthur de Richemont en agrandit la nef et la fait surmonter d’une voûte.
Le côté droit du bâtiment est ajouté en 1814. En 1911, la façade est remaniée avec la construction d’un clocher latéral. La charpente est terminée par des engoulents polychromes représentants des monstres à gueule ouverte.