Le Landreau
Histoire du Landreau
Le Landreau est une commune de Loire-Atlantique, en Pays de la Loire, qui compte 3 160 habitants. En « français ancien », un « landreau » désignait un terrain vague, une lande. On voit généralement dans le toponyme « le Landreau » un terme gallo-romain dérivé de « landier » (terrain à lande) dont l’origine celtique est « landa » (espace découvert, lande). Le nom en breton a été formé en conservant la base « lann » et y ajoutant la forme bretonne du suffixe « -erell », pour donner Lannerell.
Toutefois, il n’est fait nulle mention, au Landreau, de cette forme bretonne. La commune possède aussi un nom en gallo, la langue d’oïl de la Haute-Bretagne, zone linguistique à laquelle le territoire du Landreau appartient: Le Landraud (écriture ELG).
L’histoire du Landreau est commune à celle du Loroux-Bottereau jusqu’en 1863, année de la scission. Au Moyen Âge, du, règne un certain climat d’insécurité, ce qui entraîne la construction de fortifications dans les campagnes. À partir du, c’est le retour progressif de la tranquillité. Le vignoble commence à s’étendre avec le développement des surfaces cultivées, cépages rouges originaires de la Bourgogne et du Bordelais. Le voit l’introduction du cépage du Muscadet (« Melon ») et le Gros-Plant (« Folle Blanche »). Lors de la Révolution française, la population du Loroux-Bottereau se range majoritairement dans le camp des Vendéens royalistes et catholiques. Certains Lorousains, surnommés les Gars du Loroux, font partie de l’armée de Charette en 1793. En février et, la neuvième colonne de Cordellier ravage le pays, faisant quelque mille morts et ne laissant que peu de bâtiments intacts.
Plaques et croix posées à l’initiative de nombreuses familles, au cours des, perpétuent le souvenir de cette période, notamment à Bas-Briacé, près du château de Briacé, marqué par le martyre d’André Ripoche. Le 15 janvier 1846, le roi signe une ordonnance pour que le bourg devienne une paroisse succursale du Loroux-Bottereau. L’église, placée sous le vocable de l’Immaculée Conception, est édifiée entre 1845 et 1848, alors que le bourg n’obtient son statut de paroisse, par ordonnance épiscopale, que le 6 janvier 1847. C’est une construction typique du: la façade est en tuffeau et elle comporte des éléments néo-classiques; le style est hétéroclite; l’abbé Briand en est son premier curé. En 1863, sous, le Loroux-Bottereau se démembre d’une partie de son territoire et perd environ un tiers de sa population, pour la création de la commune du Landreau. Le 1 novembre 1863, ancien membre du Conseil Municipal du Loroux-Bottereau, délégué par le Préfet, procède aux élections municipales. Cette réunion se tient à la maison de Racapé, propriété de, à défaut de Maison commune. Par ampliation d’un arrêté préfectoral, en date du 22 octobre 1863, est nommé, membre élu du conseil municipal, maire de la commune.
Le premier Landréen, selon le registre d’État civil du Loroux-Bottereau, naît dans la famille Oger, au village de la Charpenterie, le 11 novembre 1863; mort-né, il est aussi le premier décès enregistré. Lors de la crue de la Loire, la levée de la Divatte cède et la Loire envahit le marais de Goulaine, provoquant l’inondation du village de Bas-Briacé, situé à en amont du marais, submergé par plus d’ d’eau par endroits; les habitants, les animaux et les biens sont évacués. Le 30 septembre 1913, Marcel Redureau, garçon de ferme de quinze ans, tue sept personnes de la famille Mabit (son employeur viticulteur), au village de Bas-Briacé; il est condamné à vingt années de détention en mars 1914, et décède de tuberculose deux ans plus tard. André Gide publie, en 1930, une série de documents relatifs à L’Affaire Redureau. Le samedi 5 septembre 2015, le Landreau reçoit l’arrivée de la première étape du tour cycliste de Loire-Atlantique 2015 qui se termine par six boucles d’un circuit de sur le territoire de la commune. La mairie mandate une commission patrimoine à laquelle participent des habitants du Landreau, encadrés par des élus, pour célébrer les de la commune, en 2013. À cette occasion un nouveau logo est créé, par Émile Lanoë (jeune landréenne), devenant le visuel des événements de 2013. Cette commission, chargée de collecter archives et documents en tous genres (photos, cartes postales, actes.), outils et habits, organise des expositions, dans trois salles communales, les 13 avril- 2013- et 14 avril 2013.
Pour ces expositions, les Cartophiles Nantais réalisent un diaporama des cartes postales anciennes et récentes, représentant la commune et la viticulture de la région. Les habitants qui ont confié des photos personnelles à la Commission peuvent les voir sur divers panneaux à thèmes, retraçant la vie landréenne depuis le début de la photographie. L’exposition est prolongée jusqu’au 21, dans la salle de réunion de la mairie, concentrant le travail de recherches des membres de la commission en un même lieu. Le dimanche, la pour découverte du patrimoine architectural de la commune se fait lors d’une randonnée pédestre. Le thème de la deuxième exposition faite dans la salle des Nouëlles porte sur les outils des métiers anciens locaux (viticulture, saboterie, tonnelage…) accompagnée d’un défilé de véhicules à chevaux. Les viticulteurs et la municipalité élaborent une cuvée spéciale basée sur une sélection de Muscadet 2012; l’étiquette célèbre l’événement (logo du cent-cinquantenaire): 2533 bouteilles sont produites par l’Association des Vignerons et présentées au public lors de la deuxième étape de l’anniversaire, les 13 et 14 juillet. Associée pour ce deuxième volet, la commune du Loroux-Bottereau co-anime la journée de la Fête nationale (bal, restauration, feu d’artifice, prêt de matériel ancien…) et une randonnée de découverte, organisée entre le vignoble et les marais de Goulaine. Une troisième manifestation a lieu les 12 et 13 octobre 2013, en collaboration avec l’association des généalogistes de Vertou.
Une exposition et un défilé de véhicules anciens, ainsi que des réalisations d’artistes landréens ponctuent les différents sites. Une cérémonie de scellement des (objets divers sélectionnés par les enfants), sorte de grenier dans lequel des boites sont stockées jusqu’à leur ouverture, prévue pour les de la commune. La demeure de Racapé est ouverte afin de pouvoir visiter la salle qui servit au premier conseil, au centre de laquelle est exposé le tout premier registre municipal. Une randonnée est organisée pour continuer la découverte du territoire communal. La journée du samedi se clôture par un grand banquet et celle du dimanche par un discours du maire, la remise de prix du concours photographique et une remise de médailles, ainsi qu’un vin d’honneur.
Patrimoine religieux
La commune du Landreau ne recense aucun monument historique. La commune ne compte qu’un seul lieu de culte actif, l’église de l’Immaculée-Conception, construite de 1845 à 1848. La chapelle de Beauchêne est la chapelle privée du château et la chapelle de la Basse-Poëze, qui datait du, a été détruite puis remplacée par une simple croix de bois en 1996. Le petit patrimoine religieux est représenté par seize croix, aux lieux-dits: lʼArmaisse, Bas-Briacé (deux croix: l’une, dite Croix André Ripoche, élevée par le père de Montfort, vers 1710; l’autre, fabriquée en 1994, pour le bicentenaire de la mort de Ripoche, à de la première), la Basse-Poëze (1996, In Mem. chapelle du ), la Blissière, la Bretonnière, la Brunetterie, le Clos-des-Barres, la Croix-de-Bouteilles, la Haute-Monnerie, la Petite-Giraudière, le Pré-Rouge (In Mem.
fusillés de 1944), la Robine, la Renouère, les Rongères et en haut de la rue Saint-Vincent; une statue du Sacré-Cœur est érigée à la Grange; deux statues de la Vierge, à la Rinière, élevée par Marie Aubert en 1878, et aux Cossardières, datant du cinquantenaire de la paroisse, en 1897; une statue de saint Joseph, à la Gauterie, datant de 1894, portant l’inscription « Allez à Joseph. Saint Joseph, protégez notre pays. Le patrimoine civil est constitué de quelques châteaux et manoirs. Le port du Millau, marais de Goulaine; au temps de la batellerie, ainsi que de nombreux autres du marais, très actif jusqu’à l’envasement découlant de l’abandon du trafic local, à la suite de la construction de la levée de la Divatte (1847). Les deux carrières d’extraction des pierres qui servirent à la construction des maisons du bourg, après la scission du Loroux-Bottereau, sont aménagées en jardin public (le Clos-des-Barres), et en salle des fêtes/complexe sportif et parking (les Nouëlles), ainsi que l’étang éponyme, creusé en 1984, en contrebas de la mairie, à l’instigation du club de pêche Allô Pêche.
Trois circuits de randonnée sont aménagés sur le territoire communal: les Ombrages (, ), les Coteaux au Marais (, ) et les Piliers (, ). Entre parenthèses et en italique, l’orthographe que l’on peut voir sur de vieilles cartes, comme la Cassini ou les anciens cadastres (1809).