Le Palais
Histoire du Palais
Le Palais est une commune de Morbihan, en Bretagne, qui compte 2 552 habitants. Le nom de la commune ne vient pas de l’existence d’un palais. Les plus anciennes formes du nom du fort et du bourg sont Paloë , Palloë villa, le château de Balaë (carte du ), orthographié aussi Pelé (plan 1640), Pallay (sans article) en 1579. Le nom a été rhabillé en français au début du sous la forme actuelle Palais puis (au ) Le Palais avec un article.
Comme Vindillis, le nom Palais est probablement antique, c’est-à-dire gaulois, et signifierait « fort de la grande île ». Si comme Guerveur sa formation est postérieure aux migrations bretonnes, selon Alain Le Buhé, professeur de breton vannetais (le breton parlé anciennement sur l’île), s’appuyant sur l’ouvrage de Léon Nédellec Toponymie de Belle-Ile paru en décembre 1984 et celui de Pierre Gallen Anthologie des expressions Belliloises, il pourrait venir de Pah le ou Pac’h le: le « champ au veau » ou le « clos du veau ». Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de La Montagne, puis à nouveau Palais (sans article) en 1793 et Le Palais en 1801.
Selon des prescriptions universitaires récentes, le nom de la commune devrait être retranscrit en breton Porzh-Lae. Les différentes parties de ce qui fait aujourd’hui le bourg de Palais sont apparues avec des noms différents: il y avait le quartier de la Haute Boulogne près du château et celui de la Basse Boulogne près du port. Les ports portaient les noms communs du Havre et de la Rade (avant port), tandis que la dune qui les séparait s’appelait les Cabancs.
Le château primitif des moines dont il reste quelques voûtes de caves portait le nom breton de Roz-er-Yér, devenu Roserières.
, la donne en 1004 aux bénédictins de l’abbaye de Redon qui s’installent sur l’île sous la conduite de Catvallon. Son fils la rend en 1029 à Alain Canhiart qui remplace les moines de Redon par ceux de l’Abbaye Sainte-Croix de Quimperlé. L’île était ravagées par des pirates anglais, le 20 octobre 1313, le roi Philippe le Bel écrit à Édouard II d’Angleterre, pour se plaindre de leur pillage et de l’enlèvement de plusieurs religieux et habitants. Les attaques de pirates s’étant renouvelés, le roi Henri II prescrivit en 1558 aux religieux de Quimperlé de construire un fort à Palais, et d’y employer les pierres de granit de la démolition du château d’Auray. On voit encore au village de Roserière, une voûte et une partie de la façade de leur construction., Le Palais a conservé les armes de France et de Navarre. En 1549, la volonté de conquête anglaise pour en faire une base avancée menaçant les côtes de France, conduit Charles IX à confier en 1572 la construction d’un fort pour protéger l’accès au port de Palais à Albert de Gondi, en le faisant comte puis marquis de Belle-Île.Le Comte de Montgomery, à la tête d’une escadre anglaise, se présenta en 1573 devant l’île, et s’empara du Palais, du fort et de tout le territoire, qu’il évacue au bout de trois semaines à l’annonce de l’arrivée d’une escadre royale. La famille de Gondi règne pendant, en favorisant le développement de la ville et de sa prospérité. Au, Nicolas Fouquet devient marquis de Belle-Île, avec l’obligation d’entreprendre de gros travaux pour terminer le fort au lieu-dit Haut-Boulogne. Après sa condamnation pour malversations, la seigneurie est conservée par sa femme Marie-Madeleine de Castille qui habitera le château Fouquet dont il ne reste un pavillon en ruine, mais la place militaire est reprise par le roi qui la met sous l’autorité du gouverneur de Bretagne, et c’est Vauban qui réédifie une citadelle à la fin de ce. Le port est devenu royal, la ville de Palais en a conservé le pavillon aux armes de France et de Navarre. Un établissement hospitalier est fondé en 1659 à l’initiative de Marie-Madeleine de Castille| avec l’aide de saint Vincent de Paul auquel elle demande d’envoyer des filles de la Charité « pour le soulagement des malades et l’instruction des enfants pauvres » et dont il ne subsiste aujourd’hui que le plan d’ensemble, une aile construite en 1767 et le portail d’entrée. La citadelle est assiégée et prise une seconde fois par les Anglais en 1761, la jetée détruite sera reconstruite en 1768. Dans la seconde moitié du, plus de acadiennes persécutées par les Anglais s’installent au Palais.
L’Abri du marin ferma en 1965 et fut démoli par la suite en raison de l’aménagement des quais. des Bellilois reconnaissants 1939-1945. Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands s’installent sur l’île et réquisitionnent le château de Bordonéo qui est représenté sur un service de table en faïence de Quimper commandées pour la table du commandant dont il reste quelques exemplaires. Contrairement au premier gouverneur anglais de l’occupation de 1761, les commandants allemands se sont montrés très respectueux des personnes et des biens des Bellislois.Ils construisent en janvier 1944 un abri infirmerie composé d’une salle d’examen, d’un bloc opératoire et de deux chambrées; édifice restauré entre 2012 et 2015. Le bombardement total des villes de Palais, Quiberon, Auray et Vannes avait été prévu par les Américains dans son projet d’un second débarquement à Quiberon. En janvier 2015, le maire de Sauzon propose de centraliser les quatre communes en une commune unique. La communauté de communes élabore un document de présentation en avril. Le projet de création d’une commune nouvelle pour Belle-île est inscrit à l’ordre du jour du conseil communautaire du 29 juin, sur 23 se prononcent en faveur du projet.
Patrimoine religieux
Le port de Palais est constitué de quatre bassins, l’avant-port, l’arrière-port d’échouage, le bassin à flot et le bassin de la saline. Après le chenal de l’Yser, on trouve l’arrière-port, quai Vauban, quai Jacques Le Blanc). Ensemble de maisons anciennes, écluse avec passerelle. Ensuite, quai Roussel, après le pont Orgo, on trouve le bassin de la Saline. On trouve sur la commune plusieurs édifices religieux
La citadelle Vauban, classée Monument historique, qui entoure la ville sur l’autre rive du port, est traversée par trois portes: la porte Vauban suivie de la porte de Bangor, et la porte de Port-Hallan. L’enceinte urbaine est aménagée en promenade: le réduit A est un musée de la nature (faune et flore), le bois du Génie est utilisé pour les fêtes, les concerts et par le club de pétanque. L’enceinte fortifiée fait l’objet d’un classement au titre de la loi du 2 mai 1930, pour la partie plantée, faisant promenade municipale, entre l’enceinte de Vauban et les fortifications, depuis les portes Bangor et Vauban jusqu’au port et à la porte Locmaria, dite aussi Ramonette.