Le Pellerin
Histoire du Pellerin
Le Pellerin est une commune de Loire-Atlantique, en Pays de la Loire, qui compte 5 358 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Sancta Maria de Peregrino en 1030, Peregrini, Peregrinum vers 1065, Pontage, Pontello, Pontellum, Pelerino, Pèlerin, Le Pellerin. Le Pellerin avec deux « l » vient d’une erreur orthographique répétée au cours des temps et de ce fait est entrée dans la normalité.
Le nom du Pellerin vient du latin peregrinum au sens de « lieu de passage », sens commun aux langues romanes (peregrin) du fait que le village faisait partie des points de passage traditionnels des pèlerins qui descendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle au Moyen Âge, ou L’Pèlrâin ou L’Pèlrin selon l’écriture MOGA.
Au, le site aurait été englobé dans l’enclave Viking de Basse-Loire. Au est attestée l’existence d’un prieuré au Pellerin; le site primitif, qui correspondrait à peu près au quai L’Herminier, ne comportait alors que quelques foyers de pêcheurs sédentaires. Au,Quiriac, évêque de Nantes, donne ensuite l’église du Pellerin aux moines de l’Abbaye de Marmoutier située en Touraine; c’est l’époque des défrichements et de la mise en valeur de l’« arrière-pays », les fermes se multiplient.
Durant tout le Moyen Âge et l’époque moderne, Le Pellerin est un port de pêche qui développe en parallèle une activité de construction navale. C’est également un lieu de franchissement de la Loire emprunté notamment par les pèlerins de Compostelle. De 1720 à 1775 est aménagé le canal de Buzay, dont la dernière section traverse la commune avant de se jeter dans l’estuaire de la Loire.
Pendant la Révolution française, la commune est renommée « Port-Brutus ». Elle est le lieu de violents affrontements entre troupes républicaines et royalistes.
Patrimoine religieux
Les quais, nommés successivement d’ouest en est « Coteaux », « l’Herminier » et « Provost », étalent leurs maisons sur près d’un kilomètre. Certaines d’entre elles datent du; quelques villas du subsistent, telles « Villa Maria » ou « La roche aux follets », conservant parfois un style Art nouveau. À l’est, deux bâtisses abritaient autrefois « l’Encre d’or » et le « Lion d’or », restaurants-brasseries qui accueillaient les Nantais venus se promener le dimanche, activité touristique qui atteint son essor dans les années 1930-1950.
Devant, sur la Loire, un môle à double cale en pierre de taille a été construit à la veille de la Première Guerre mondiale. Il a longtemps servi aux bateliers et aux pêcheurs de Loire.